Dé­fis, aven­ture et ami­tié

Scouts de la Mon­té­ré­gie

L'Etoile - - ACTUALITÉ - MA­RIE-MAXIME COUSINEAU Di­manche, les jeunes scouts se sont li­vrés avec bon­heur à la pêche blanche et ont eu la chance de ren­con­trer un vé­ri­table Inuit ve­nu les en­tre­te­nir de son mode de vie.

Du plein air, de nom­breuses sorties, des camps d’hiver et d’été aux­quels s’ajoutent même des voyages, le tout or­ga­ni­sé par les jeunes et pour les jeunes. Voi­là en quoi consistent les ac­ti­vi­tés des scouts.

Cette fin de se­maine, des scouts de L’Île-Per­rot se sont ras­sem­blés au Centre de pêche Ro­nald Lau­zon et Fils du bou­le­vard Per­rot afin de pra­ti­quer la pêche blanche. Pour l’oc­ca­sion, ils pou­vaient in­vi­ter un ami. Le but de l’ac­ti­vi­té? At­ti­rer des gens dans le mou­ve­ment scout.

Sur le thème « As­té­rix et Obé­lix chez les Inuits », les jeunes scouts ont eu la chance de ren­con­trer un vé­ri­table Inuit ve­nu du Grand Nord ca­na­dien afin de leur par­ler de sa culture. Ac­com­pa­gné de sa fa­mille, ce der­nier avait même ap­por­té de la viande de ca­ri­bou, du bé­lu­ga et de la truite arc­tique, des mets ty­piques des ha­bi­tants du Grand Nord.

« Le but de ce mou­ve­ment édu­ca­tif est, entre autres, de faire dé­cou­vrir d’autres cultures et de faire prendre conscience de l’en­vi­ron­ne­ment. Mais c’est un mou­ve­ment sur­tout cen­tré sur des as­pects per­son­nels des jeunes et qui passe par le dé­ve­lop­pe­ment phy­sique, af­fec­tif, so­cial et plus en­core », a sou­li­gné Mi­chel Drouin, ani­ma­teur des scouts de L’Île-Per­rot.

Se­lon lui, l’es­sor de la technologie et l’offre de loi­sirs gran­dis­sante of­ferte par les mu­ni­ci­pa­li­tés ont pro­vo­qué la baisse des ins­crip- tions au mou­ve­ment au cours de la der­nière dé­cen­nie. Néan­moins, il garde es­poir que les en­fants et les ado­les­cents dé­si­rant pro­fi­ter du grand air conti­nue­ront à s’ins­crire.

« Les jeunes n’ont pas les mêmes pas­se­temps au­jourd’hui avec tous les jeux vi­déo dis­po­nibles. En même temps, de plus en plus d’or­ga­nismes offrent des ac­ti­vi­tés di­ver­si­fiées, et nous de­vons nous sé­pa­rer la por­tion des jeunes qui s’adonnent à des ac­ti­vi­tés ex­té­rieures », a in­di­qué l’ani­ma­teur.

Pro­mou­voir le plein air

Les scouts se réunissent une ou deux heures par se­maine pour pro­fi­ter du grand air. Le mou­ve­ment se di­vise en quatre ca­té­go­ries prin­ci­pales : les cas­tors (7 et 8 ans), les lou­ve­taux (9 à 11 ans), les éclai­reurs (11 à 14 ans) et, en­fin, les pion­niers (14 à 17 ans). Par la suite, les scouts peuvent de­ve­nir ani­ma­teurs et s’oc­cu­per des plus jeunes. Aux ac­ti­vi­tés adap­tées à cha­cune des ca­té­go­ries s’ajoutent des sorties et des camps qui en­seignent aux jeunes à survivre et à s’orien­ter en fo­rêt, de même que des ran­don­nées en mon­tagne, du ca­not, des sports d’équipe et des jeux de rôles. Les plus vieux peuvent même faire des voyages in­ou­bliables. C’est le cas de Ga­briel, 17 ans, pion­nier et aide-ani­ma­teur des cas­tors. Avec son groupe, il a vi­si­té le fjord du Saguenay et a

- Vé­ro­nique Le­roux-Forget, scout et ani­ma­trice ran­don­né sur les sen­tiers des ma­jes­tueuses mon­tagnes de Char­le­voix jus­qu’au som­met de l’Acro­pole des Dra­veurs, à 1048 mètres d’al­ti­tude.

D’autres voyages sont or­ga­ni­sés au mont Trem­blant, en Gaspésie et même dans les Ro­cheuses ca­na­diennes. Afin de fi­nan­cer de telles es­ca­pades, les pa­rents doivent dé­bour­ser la moi­tié du coût, l’autre moi­tié étant ab­sor­bée par des ac­ti­vi­tés de fi­nan­ce­ment et des col­lectes de fonds or­ga­ni­sées par les scouts, telles des col­lectes de bou­teilles et la vente de ca­len­driers.

Un mou­ve­ment qui change des vies

Les ado­les­cents in­ter­ro­gés sont una­nimes : être scout a chan­gé leur vie et, en­semble, ils forment une grande fa­mille.

Pour Vé­ro­nique Le­roux-Forget, scout de­puis huit ans et main­te­nant ani­ma­trice des éclai­reurs, faire par­tie de ce groupe l’a ai­dée à s’ex­té­rio­ri­ser. « J’étais très gê­née au­pa­ra­vant, et le mou­ve­ment m’a ai­dée à m’épa­nouir. J’ai aus­si ren­con­tré des per­sonnes qui sont de­ve­nues très im­por­tantes pour moi », a-t-elle ex­pli­qué.

Tous ces mo­ments pri­vi­lé­giés par­ta­gés entre amis per­mettent aux jeunes de vivre de nou­velles ex­pé­riences, de re­le­ver des dé­fis et de vivre des aven­tures. Dans la ré­gion, Vau­dreuil-Do­rion, L’Île-Per­rot, Notre-Da­mede-l’Île-Per­rot, Co­teau-du-Lac et SaintZo­tique pos­sèdent leur mou­ve­ment scout.

Les jeunes ama­teurs de na­ture qui aiment dé­pen­ser de l’éner­gie et qui sou­haitent se joindre au mou­ve­ment scout peuvent com­po­ser le 450 656-3313 ou faire par­ve­nir un cour­riel au ins­crip­tions@scouts­de­la mon­te­re­gie.ca.

PHOTOMARIE-MAXIME COUSINEAU

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