Ro­cky et les autres

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (C.C.J.)

Con­trai­re­ment à Ro­cky Bal­boa qui ob­tient une chance pour le titre mon­dial par ha­sard à 30 ans, la ma­jo­ri­té des boxeurs pro­fes­sion­nels mettent des an­nées à bâ­tir leur car­rière. Ils sont sou­mis à un long che­mi­ne­ment dont fait par­tie le cham­pion­nat des Gants do­rés.

L’image du jeune désemparé qui se met à la boxe pour sur­vivre est bien an­crée, même si ce cas de fi­gure n’est pas le plus cou­rant. En fait, la ma­jo­ri­té des boxeurs qui com­battent dans les rangs pro­fes­sion­nels ont com­men­cé à un jeune âge, sou­vent à l’ado­les­cence, en consi­dé­rant le pu­gi­lat comme sport.

Se­lon sa vo­lon­té et ses ap­ti­tudes, le pra­ti­quant peut en­tre­prendre sa car­rière ama­teur dès l’âge de 11 ans. Il af­fron­te­ra des ad­ver­saires dans la même ca­té­go­rie d’âge et de poids.

Ce­pen­dant, au cours de l’an­née, les pu­gi­listes peuvent prendre part à des tour­nois, dont fait par­tie ce­lui des Gants do­rés. En ef­fet, chaque an­née, la Fé­dé­ra­tion qué­bé­coise de boxe olym­pique man­date des en­traî­neurs pour or­ga­ni­ser et te­nir les Gants de bronze, les Gants d’ar­gent et les Gants do­rés. Dans le pre­mier cas, les boxeurs ne sont pas te­nus d’avoir une ex­pé­rience mi­ni­male, dans le deuxième, seuls ceux ayant ef­fec­tué un mi­ni­mum de cinq sor­ties sont éli­gibles alors qu’un plan­cher de 10 as­sauts est re­quis pour s’ins­crire au cham­pion­nat des Gants do­rés.

Ce der­nier ren­dez-vous re­pré­sente donc, au ni­veau pro­vin­cial, le plus haut ni­veau de com­pé­ti­tion pour les boxeurs ama­teurs. Le pu­gi­liste ta­len­tueux pour­rait, par la suite, se battre pour le cham­pion­nat ca­na­dien, ce­lui du Com­mon­wealth ou en­core les Jeux olym­piques. Par consé­quent, le cham­pion­nat qui se­ra pré­sen­té en juin à Vau­dreuil-Do­rion s’ins­crit dans le par­cours clas­sique des boxeurs qui, éven­tuel­le­ment, évo­lue­ront au ni­veau pro­fes­sion­nel. Tou­te­fois, un boxeur qui gagne le cham­pion­nat dans sa ca­té­go­rie n’est pas as­su­ré de suc­cès sur la scène pro­fes­sion­nelle, alors que ce­lui dont le par­cours est sobre chez les ama­teurs pour­rait se ré­vé­ler un for­mi­dable com­bat­tant chez les pros.

Cette si­tua­tion par­ti­cu­lière ré­sulte des dif­fé­rences de rè­gle­ments en boxe ama­teur et pro­fes­sion­nelle. La fa­çon de comp­ter les points, la taille des gants, le port des casques et le pe­tit nombre de rounds chez les ama­teurs ont ten­dance à fa­vo­ri­ser les boxeurs ra­pides et tech­niques. Ain­si, les com­bat­tants moins mo­biles avec une meilleure force de frappe ont moins la pos­si­bi­li­té de pro­fi­ter de leurs atouts. La si­tua­tion s’équi­libre chez les pro­fes­sion­nels.

Ne man­quez pas la cou­ver­ture ex­clu­sive et en di­rect des com­bats pour les Gants do­rés les 7, 8, 9 juin pro­chain au www.vau­dreuil-sou­langes.tv.

PHOTOTHÈQUE

Ro­cky Bal­boa.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.