Un sport pas comme les autres

En route vers les Gants do­rés

L'Etoile - - NOUVELLES RÉGIONALES - (C.C.J.)

Lors du lan­ce­ment of­fi­ciel des Gants do­rés, ven­dre­di der­nier, l’or­ga­ni­sa­teur, Ray­nald La­vigne, a sou­li­gné à quel point la boxe, comme tous les sports de com­bat, est dif­fé­rente des autres dis­ci­plines spor­tives.

«

Vous n’en­ten­drez per­sonne dire qu’il joue à la boxe. On joue au vol­ley­ball, on joue au hockey, mais on ne joue pas à la boxe », a pré­ci­sé ce­lui qui a re­çu de la Fé­dé­ra­tion qué­bé­coise de boxe olym­pique le man­dat d’or­ga­ni­ser et de te­nir la 75e édi­tion des Gants do­rés.

La dis­tinc­tion ré­side pro­ba­ble­ment dans la na­ture même du sport. Comme dans la ma­jo­ri­té des sports, un boxeur se­ra sa­cré vain­queur s’il marque plus de points que son ad­ver­saire. La boxe n’est, en ce sens, pas trop loin de sports plus tra­di­tion­nels. Ce­la dit, con­trai­re­ment au hockey ou au vol­ley-ball, en boxe, le fait de mar­quer des points si­gni­fie es­sen­tiel­le­ment que l’on in­flige de la dou­leur à l’an­ta­go­niste.

Par ailleurs, dans des sports comme le ten­nis ou le soc­cer, le concept de kno­ckout, de mise hors d’état de com­battre, n’existe pas, et c’est ce qui rend la boxe si cap­ti­vante. Lors­qu’il reste trois mi­nutes à jouer à un match de hockey et que l’équipe lo­cale est me­née par cinq buts, la fin de la joute est scel­lée et la dé­faite est iné­luc­table. Dans un com­bat pu­gi­lis­tique, la va­peur peut être ren­ver­sée à la toute der­nière se­conde.

Un exemple re­la­ti­ve­ment ré­cent illustre cette par­ti­cu­la­ri­té. En 2007, le boxeur qué­bé­cois d’ori­gine tu­ni­sienne Wa­lid Smi­chet était op­po­sé à Matt O’Brien pour la ceinture ca­na­dienne des poids moyens (160 livres). Smi­chet, un com­bat­tant puis- sant, mais peu mo­bile, se fai­sait lar­ge­ment do­mi­ner par son op­po­sant qui avait une tech­nique plus ef­fi­cace. Alors que le com­bat et le titre sem­blaient échap­per au Qué­bé­cois, il en­voya au ta­pis le boxeur ori­gi­naire de la Co­lom­bie-Bri­tan­nique dans les der­nières se­condes du der­nier round. O’Brien de­meu­ra au sol pen­dant les 10 se­condes ré­gle­men­taires du compte de l’ar­bitre. Pour le spec­ta­teur, ce dé­compte fi­nal fut des plus longs, et il dut l’être en­core plus pour ce­lui qui fut sa­cré cham­pion quelques ins­tants plus tard.

Même si la boxe ama­teur est moins axée vers ce type de dé­noue­ment dra­ma­tique, la si­tua­tion d’un com­bat peut chan­ger en un clin d’oeil. Des jeunes d’ici et d’ailleurs ten­te­ront les 7, 8 et 9 juin pro­chain, d’évi­ter ou de pas­ser le fa­meux K.O. à leurs ad­ver­saires.

Pour vous pro­cu­rer des billets, com­mu­ni­quez avec Ray­nald La­vigne au 514 809-6767. Ne man­quez pas la cou­ver­ture en di­rect du tour­noi des Gants do­rés au www.vau­dreuil-sou­langes.tv.

GRA­CIEU­SE­TÉ WWW.BOXREC.COM

Wa­lid Smi­chet a pro­fi­té des beau­tés de la boxe pour s’em­pa­rer du titre ca­na­dien des poids moyens.

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