Bru­tale et fa­mi­liale

En route vers les Gants do­rés

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (C.C.J.)

La chro­nique de la se­maine der­nière por­tait sur le ca­rac­tère sou­vent bru­tal de la boxe. Ce­pen­dant, se­lon la fa­çon dont il est pra­ti­qué, ce sport peut être consi­dé­ré comme une so­lu­tion pour la simple mise en forme.

En ef­fet, des clubs de boxe lo­caux pro­posent une pra­tique ré­créa­tive de la boxe. Cette so­lu­tion de re­change s’op­pose à la boxe com­pé­ti­tive qui mè­ne­ra le par­ti­ci­pant à af­fron­ter d’autres boxeurs. En fait, la boxe ré­créa­tive se concentre sur l’en­traî­ne­ment du boxeur : sau­ter à la corde, frap­per un sac de sable ou en­core sou­le­ver des poids et hal­tères. Il est donc pos­sible de dé­ve­lop­per sa force mus­cu­laire, son en­du­rance, ses ca­pa­ci­tés car­dio-vas­cu­laires, ain­si que sa co­or­di­na­tion dans un cadre in­té­res­sant.

De plus, avec l’ap­pui d’un en­traî­neur cer­ti­fié par la Fé­dé­ra­tion qué­bé­coise de boxe olym­pique ou un boxeur ex­pé­ri­men­té, la per­sonne qui pra­tique la boxe ré­créa­tive ver­ra ses ap­ti­tudes pour le sport se dé­ve­lop­per en même temps que ses ap­ti­tudes phy­siques. La boxe, sport en grande par­tie so­li­taire, per­met de suivre son propre rythme. Nous sommes bien loin du pe­tit gym­nase cras­seux des films dans les­quels une cin­quan­taine d’hommes vivent dans la pro­mis­cui­té et se lancent des in­jures.

Ques­tion de dé­bou­lon­ner un autre mythe, rap­pe­lons que ce sport n’est pas ré­ser­vé à une élite. En ef­fet, de nom­breuses per­sonnes pour­raient croire qu’elles sont trop ché­tives, trop pe­tites, pas as­sez ath­lé­tiques ou en­core tout sim­ple­ment qu’elles ne sont pas faites pour la boxe. Ce­pen­dant, puis­qu’une pra­tique dans l’op­tique d’une (re)mise en forme ou d’une perte de poids n’im­plique pas de com­bats, le ga­ba­rit du pra­ti­quant n’a pas une grande im­por­tance.

Avec la re­cru­des­cence de la boxe au Qué­bec et les suc­cès des com­bat­tants lo­caux comme Éric Lu­cas, Lu­cian Bute et Jean Pas­cal, les gym­nases de la ré­gion sont rem­plis de fa­milles qui pra­tiquent la boxe comme une ac­ti­vi­té fa­mi­liale. Un peu comme le soc­cer peut l’être, la boxe est aus­si un sport peu coû­teux puis­qu’un par­ti­ci­pant, en plus de son abon­ne­ment, n’a be­soin que d’une paire de chaus­sures de sport. Le reste du ma­té­riel est four­ni sur place par les ges­tion­naires des gym­nases.

En­fin, le fait de pra­ti­quer la boxe peut ou­vrir les yeux et les ho­ri­zons sur ce sport sou­vent mé­con­nu et mal com­pris. Ce­la peut per­mettre, aus­si, de mieux com­prendre les boxeurs qui mon­te­ront sur le ring lors de la 75e édi­tion des Gants do­rés, à l’aré­na de Vau­dreuil les 7, 8 et 9 juin.

Ne man­quez pas la cou­ver­ture en di­rect pro­po­sée par les Heb­dos du Su­roît au www.vau­dreuil-sou­langes.tv.

PHOTOTHÈQUE

La boxe n’est pas le sport dur que l’on ima­gine sou­vent et elle peut être pra­ti­quée de fa­çon ré­créa­tive.

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