Des en­grais pour la pe­louse

L'Etoile - - IMMO INFO - Source : CAA-Ha­bi­ta­tion

Il existe deux types d’en­grais : na­tu­rels (or­ga­niques) et chi­miques (syn­thé­tiques).

Les en­grais na­tu­rels

Ils se com­posent de ma­tières d’ori­gine or­ga­nique (poudre d’os, fa­rine de cre­vettes, émul­sions de pois­son, etc.) ou mi­né­rale (sul­fate de ma­gné­sium et de po­tas­sium, mica, etc.) sans trans­for­ma­tion chi­mique. « Pour li­bé­rer leurs élé­ments nu­tri­tifs, la plu­part des en­grais na­tu­rels doivent être dé­gra­dés par les or­ga­nismes vi­vants du sol, in­dique JeanPierre Pa­rent, pré­po­sé aux ren­sei­gne­ments hor­ti­coles du Jar­din bo­ta­nique de Mon­tréal. De plus, la ma­jo­ri­té des en­grais na­tu­rels ont une ac­tion lente, mais pro­lon­gée. Ces pro­prié­tés li­mitent les risques de les­si­vage et de brû­lure des ra­cines. Ils sont moins no­cifs pour l’en­vi­ron­ne­ment que les en­grais chi­miques. »

Les en­grais chi­miques

Ils ren­ferment des sub­stances trans­for­mées chi­mi­que­ment. « Leur fa­bri­ca­tion né­ces­site l’uti­li­sa­tion de res­sources fos­siles non re­nou­ve­lables, dont le gaz na­tu­rel, sou­ligne Jean-Pierre Pa­rent. Con­trai­re­ment aux en­grais na­tu­rels, ils se dis­solvent ra­pi­de­ment. Ré­sul­tat : le sur­plus d’élé­ments nu­tri­tifs que le sol ne peut ab­sor­ber peut s’in­fil­trer dans la nappe phréa­tique ou, ba­layé par la pluie, dans les cours d’eau, ce qui en­traîne une pol­lu­tion en­vi­ron­ne­men­tale, no­tam­ment des sources d’eau po­table. Les risques de brû­lure des ra­cines sont plus éle­vés qu’avec les en­grais na­tu­rels. Aus­si, leur em­ploi ex­clu­sif et ré­pé­té peut cau­ser des pro­blèmes de sa­li­ni­té du sol. Ils peuvent même être no­cifs pour les mi­croor­ga­nismes bé­né­fiques du sol. C’est pour­quoi on re­com­mande l’usage d’en­grais 100 % na­tu­rels. Tou­te­fois, pour les gens qui tiennent à em­ployer mal­gré tout des en­grais chi­miques, on sug­gère les for­mules en­ro­bées (de soufre, par exemple) qui se dis­solvent plus len­te­ment. »

Ce­la dit, sa­chez qu’une concen­tra­tion trop éle­vée d’en­grais (na­tu­rels, mais sur­tout chi­miques en rai­son de leur forte concen­tra­tion en azote) dans le sol risque de « brû­ler » votre pe­louse. Par ailleurs, une crois­sance trop ra­pide rend les vé­gé­taux par­ti­cu­liè­re­ment sen­sibles aux in­sectes et aux ma­la­dies.

Bref, fer­ti­li­sez en fonc­tion des be­soins par­ti­cu­liers de votre pe­louse, se­lon les re­com­man­da­tions du fa­bri­cant. Une as­tuce : pra­ti­quez l’her­bi­cy­clage. Cette mé­thode consiste à lais­ser les ré­si­dus de tonte au sol. En se dé­com­po­sant, ils li­bèrent les élé­ments nu­tri­tifs qu’ils contiennent, ce qui per­met de ré­duire les be­soins en fer­ti­li­sant d’au moins 30 %!

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