Pin­court perd son ap­pel

Com­plexe spor­tif Pin­court

L'Etoile - - ACTUALITÉ - CH­RIS­TO­PHER C. JACQUES

La Ville de Pin­court a ap­pris, par ses pro­cu­reurs, que la Cour d’ap­pel du Qué­bec a ren­du ju­ge­ment, à la suite des ap­pels lo­gés par le Groupe Co­ge­rex, par la Banque Na­tio­nale du Ca­na­da ain­si que par la Ville de Pin­court dans l’af­faire du Com­plexe Spor­tif et Cultu­rel Ré­gio­nal de l’Île Per­rot.

L’ar­rêt ren­du par le Juge Louis Ro­chette, au­quel ont sous­crit les juges Fran­çois Pelletier et Jacques A. Lé­ger, main­tient les condam­na­tions émises dans les pré­cé­dents ju­ge­ments de la Cour su­pé­rieure, pour cha­cune des par­ties vi­sées, in­cluant la Ville de Pin­court. Dans l’une de ces dé­ci­sions, la Cour d’ap­pel main­tient les paie­ments exi­gés par la com­pa­gnie Co­ge­rex, et lui oc­troie une somme sup­plé­men­taire de 150 000 $ en sus des in­té­rêts.

Les pro­cu­reurs de la Ville sont ac­tuel­le­ment man­da­tés afin d’ana­ly­ser ces dé­ci­sions et en éta­blir les re­tom­bées. Cette ana­lyse est faite en consi­dé­rant le ra­chat des ac­tifs de la Ville, dont les sommes se­ront col­lo­quées par le tri­bu­nal aux dif­fé­rentes par­ties, in­cluant la Ville de Pin­court. Cette der­nière de­meure un créan­cier pri­vi­lé­gié quant aux taxes mu­ni­ci­pales et aux coûts de sau­ve­garde. Ces faits avaient été éta­blis par la Cour su­pé­rieure, et ces der­niers n’ont pas été contes­tés en Cour d’ap­pel.

Consi­dé­rant la pé­riode élec­to­rale, le pro­chain conseil mu­ni­ci­pal se­ra sai­si des ana­lyses des pro­cu­reurs et des re­com­man­da­tions qui en dé­coulent. On peut lire les ju­ge­ments sur le site Internet de la Ville sous l’on­glet « Com­plexe spor­tif ».

Il est à no­ter que la condam­na­tion de la Ville dans ces dos­siers est com­plè­te­ment dis­tincte de la réa­li­sa­tion et de la fi­na­li­sa­tion du com­plexe spor­tif par le Groupe Thi­bault, Rhéaume et As­so­ciés. No­tons qu’au mo­ment de confir­mer l’en­tente qui liait Pin­court au groupe d’in­ves­tis­seurs, le maire sor­tant Yvan Car­di­nal ex­pli­quait que la Ville avait ac­quis le com­plexe spor­tif afin de pou­voir le gé­rer comme elle l’en­ten­dait. Le ju­ge­ment de la Cour d’ap­pel, quant à lui, confirme ce­lui de la Cour su­pé­rieure, et at­teste que la Ville de­vra dé­bour­ser 1 283 051,74 $ à ses créan­ciers.

La Ville de Pin­court sou­ligne aus­si ne pas vou­loir com­men­ter le dos­sier avant que ses pro­cu­reurs ne l’ana­lysent.

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