Une jour­née sym­bo­lique

L'Etoile - - ACTUALITÉ - MA­RIE-MAXIME COU­SI­NEAU

Aus­si connu comme le jour de l’Ar­mis­tice, le jour du Sou­ve­nir com­mé­more chaque an­née le sa­cri­fice des sol­dats morts au ser­vice du pays.

Cé­lé­bré le 11 no­vembre, le jour du Sou­ve­nir rap­pelle l’Ar­mis­tice de 1918, si­gné le 11 no­vembre de la même an­née à 5 h 15, mar­quant la fin des com­bats de la Pre­mière Guerre mon­diale. Ain­si, à la on­zième heure du on­zième jour du on­zième mois prit fin cette grande guerre. Au­jourd’hui, à cette date et à cette heure pré­cises, la tra­di­tion veut que l’on ob­serve deux mi­nutes de si­lence.

Le pre­mier jour du Sou­ve­nir a donc été cé­lé­bré en 1919 dans tous les pays du Com­mon­wealth. Il était alors ap­pe­lé jour de l’Ar­mis­tice. Puis, de 1923 jus­qu’à 1931, le jour de l’Ar­mis­tice a été sou­li­gné le lun­di de la semaine du 11 no­vembre. On cé­lé­brait l’Ac­tion de grâce le même jour. Ce­pen­dant, en 1931, un pro­jet de loi pro­po­sé par le dé­pu­té Al­lan Neill fut adop­té afin que le jour de l’Ar­mis­tice soit tou­jours cé­lé­bré le 11 no­vembre. À cette oc­ca­sion, le mot « Ar­mis­tice » fut rem­pla­cé par « Sou­ve­nir ». Cette an­née-là, l’Ac­tion de grâce fut cé­lé­brée le 12 oc­tobre.

Quant au co­que­li­cot, il re­pré­sen­tait dé­jà un sym­bole de la mort et du re­nou­veau avant la Pre­mière Guerre mon­diale. Ses graines pou­vant res­ter dor­mantes dans le sol des an­nées du­rant, cette fleur pousse en abon­dance quand la terre est re­tour­née. Ain­si, quand les tirs d’ar­tille­rie ont se­coué la terre en 1914, les champs de Flandres et du nord de la France se sont cou­verts de co­que­li­cots rouges. En 1915, ins­pi­ré par cette vue, le lieu­te­nant­co­lo­nel John McC­rae écrit son cé­lèbre poème Au champ d’hon­neur. Ra­pi­de­ment, le co­que­li­cot est de­ve­nu le sym­bole des sol­dats morts au com­bat.

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