Quinze ans et une pas­sion pour Yvon Mar­coux

Sa car­rière sou­li­gnée

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (C.C.J.)

Le 30 no­vembre mar­quait le quin­zième an­ni­ver­saire de la vie po­li­tique d’Yvon Mar­coux à titre de dé­pu­té de Vau­dreuil. Après que sa par­ti­ci­pa­tion à la po­li­tique qué­bé­coise ait été sou­li­gnée par l’As­sem­blée na­tio­nale, ses col­la­bo­ra­teurs de la cir­cons­crip­tion lui ont ren­du hom­mage.

C’est ému et sous le coup de la sur­prise qu’Yvon Mar­coux, élu une pre­mière fois le 30 no­vembre 1998, a vu sa car­rière sou­li­gnée lun­di der­nier par des par­ti­sans, des in­ter­ve­nants ain­si que des élus de la ré­gion.

Être tou­jours en place en po­li­tique après 15 ans n’est pas don­né à tous alors que la vaste ma­jo­ri­té des 125 dé­pu­tés de l’As­sem­blée na­tio­nale ont ser­vi moins long­temps que le dé­pu­té de Vau­dreuil. Humble, Yvon Mar­coux ex­plique sa lon­gé­vi­té par son en­tou­rage. « J’ai tou­jours pu comp­ter sur une équipe et des col­la­bo­ra­teurs dé­voués. Tous en­semble, nous ten­tons d’amé­lio­rer le bien-être des ci­toyens de notre ma­gni­fique ré­gion », re­late l’an­cien mi­nistre de la Jus­tice et des Trans­ports. Il ne cache ce­pen­dant pas qu’une grande dose de pas­sion est né­ces­saire afin de ser­vir la po­pu­la­tion tout au long de nom­breux man­dats. « Le mé­tier que je fais, si je peux m’ex­pri­mer ain­si, est le ré­sul­tat d’un en­ga­ge­ment et d’une pas­sion. Lorsque je re­garde der­rière, je trouve que les 15 der­nières an­nées ont pas­sé très vite. Ça s’ex­plique par ma pas­sion pour la ré­gion, je crois », af­fir­met-il.

Faire une dif­fé­rence

Au cours des quatre man­dats pré­cé­dents et du cin­quième qu’il exé­cute ac­tuel­le­ment, Yvon Mar­coux dé­clare ne pas avoir connu de grandes dé­cep­tions, même s’il avoue que des pro­jets qu’il ju­geait im­por­tants ne se sont pas concré­ti­sés ou ont été re­tar­dés.

« La ré­gion a connu beau­coup de chan­ge­ments de­puis 1998, mais mon rôle à titre de dé­pu­té de Vau­dreuil a tou­jours été le même, pour­suit le dé­pu­té. Je tire ma lé­gi­ti­mi­té des ci­toyens. Je dois tra­vailler avec eux pour dé­ve­lop­per leur bien-être et la cir­cons­crip­tion. Avec les in­ter­ve­nants du mi­lieu, je crois qu’il est pos­sible de faire une dif­fé­rence. »

Un man­dat à la fois

In­ter­ro­ger Yvon Mar­coux sur la pos­si­bi­li­té de le voir sol­li­ci­ter un nou­veau man­dat n’a rien d’ori­gi­nal. Il sou­tient qu’il ne se pro­jette pas dans l’ave­nir, trop d’im­pré­vus pou­vant sur­ve­nir. Il pré­fère ef­fec­tuer un man­dat à la fois.

Pour lui, de nom­breux dé­fis res­tent dans la cir­cons­crip­tion de Vau­dreuil : la re­vi­ta­li­sa­tion de l’au­to­route 20, la construc­tion d’un hô­pi­tal dans Vau­dreuilSou­langes et la mise en place d’un pôle lo­gis­tique. « Nous vi­vons dans une ré­gion pleine de ri­chesses, mais nous de­vons conti­nuer à tra­vailler à son amé­lio­ra­tion avec du dé­ve­lop­pe­ment, des pro­jets et des in­fra­struc­tures », sou­ligne ce­lui qui ne peut s’em­pê­cher de fé­li­ci­ter les gens avec qui il tra­vaille, élus, in­ter­ve­nants et col­la­bo­ra­teurs. « Seul, on ne peut rien faire. En­tou­ré de gens avec le goût de ser­vir les ci­toyens, c’est une autre his­toire », conclut Yvon Mar­coux.

PHOTO GUILLAUME DE CHAN­TAL

Yvon Mar­coux a été congra­tu­lé lors d’une ren­contre sur­prise lun­di der­nier.

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