Un pont en l’hon­neur de Ma­de­leine Pa­rent

Au­to­route 30

L'Etoile - - ÉDUCATION - JES­SI­CA LEBLANC

La Com­mis­sion de to­po­ny­mie du Qué­bec a dé­ci­dé d’ar­rê­ter son choix sur le nom de Ma­de­leine Pa­rent pour bap­ti­ser le pont de l’au­to­route 30 qui sur­plombe le ca­nal de Beau­har­nois. Cette dé­ci­sion ré­jouit l’Al­liance du per­son­nel pro­fes­sion­nel et tech­nique de la san­té et des ser­vices so­ciaux (APTS).

Une pé­ti­tion ci­toyenne, lan­cée no­tam­ment par la res­pon­sable à la mo­bi­li­sa­tion pour l’APTS, Ma­rie-Claude Vincent, avait été sou­mise à la Com­mis­sion de to­po­ny­mie du Qué­bec afin que le­dit pont porte le nom de la re­gret­tée syn­di­ca­liste Ma­de­leine Pa­rent. Au grand plai­sir de cette or­ga­ni­sa­tion syn­di­cale qui re­groupe 30 000 pro­fes­sion­nels et tech­ni­ciens de la san­té et des ser­vices so­ciaux, la Com­mis­sion a fi­na­le­ment pen­ché en fa­veur de cette pro­po­si­tion.

« Ma­de­leine Pa­rent mé­rite plei­ne­ment cet hon­neur », sou­tient la pré­si­dente de l’APTS, Ca­role Dubé. « Femme de prin­cipes et de convic­tions, elle de­meure au­jourd’hui un exemple non seule­ment pour toutes les syn­di­ca­listes, mais éga­le­ment pour toutes les femmes qui ont à coeur la jus­tice so­ciale. Son com­bat in­fa­ti­gable pour que les tra­vailleuses puissent ob­te­nir un sa­laire égal à ce­lui des hommes pour le même tra­vail est sans au­cun doute un legs qui lais­se­ra une trace in­dé­lé­bile dans l’his­toire. »

Le fait que le pont se trouve dans la ré­gion de Val­ley­field n’est pas ano­din. No­tons que Ma­de­leine Pa­rent y a fait ses pre­mières armes comme syn­di­ca­liste en par­ti­ci­pant ac­ti­ve­ment à la syn­di­ca­li­sa­tion des ou­vriers et des ou­vrières de la Do­mi­nion Tex­tile, ins­tal­lée dans la ré­gion.

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