Les ou­tils de dé­nei­ge­ment

L'Etoile - - NOUVELLES - Source : CAA-Ha­bi­ta­tion

Il est très pro­bable que vous vous fé­li­ci­tiez plus sou­vent de dis­po­ser d’ou­tils fa­ci­li­tant la cor­vée de dé­nei­ge­ment le lun­di : la fré­quence des chutes de neige ex­cé­dant 10 cm y est deux fois plus éle­vée que pour tout autre jour de la semaine, ob­serve En­vi­ron­ne­ment Ca­na­da.

La sta­tis­tique est amu­sante, mais le tra­vail l’est beau­coup moins après une telle bor­dée. En dé­pla­çant une pel­le­tée moyenne de neige toutes les cinq se­condes, c’est une charge de 1000 kg que vous au­rez sou­le­vée après seule­ment 17 mi­nutes. Mieux vaut bien s’équi­per!

Met­tez la main sur une bonne pelle

Votre pelle à neige doit être lé­gère, do­tée d’un manche as­sez long pour vous évi­ter de tra­vailler trop pen­ché, d’une lame pas trop grosse et d’une poi­gnée en plas­tique ou en bois plu­tôt qu’en mé­tal, un ma­té­riau conduc­teur de froid. L’As­so­cia­tion ca­na­dienne de phy­sio­thé­ra­pie pré­cise que la pelle idéale pèse en­vi­ron 1,5 kg, soit un peu plus de 3 lb, et que la lon­gueur de son manche est ap­pro­priée si votre dos est in­cli­né à 10 de­grés ou moins lors­qu’elle est dé­po­sée au sol et que vous la te­nez à deux mains.

Une pelle au manche re­cour­bé, sou­vent dite er­go­no­mique, ré­dui­ra en­core plus l’in­cli­nai­son du dos et contri­bue­ra à di­mi­nuer l’ef­fort car­diaque. Une pel­le­traî­neau per­met­tra de pous­ser la neige plu­tôt que de la sou­le­ver, une tech­nique pré­fé­rable. Ce gros ins­tru­ment est es­sen­tiel à qui­conque ne pos­sé­dant pas de souf­fleuse à neige, mais de­vant en­tre­te­nir une en­trée d’au­to. En­fin, la pelle électrique pour­rait s’avé­rer un en­gin sa­lu­taire pour les per­sonnes au souffle court. Conçue pour le tra­vail lé­ger, elle fa­ci­li­te­ra le dé­blayage d’une al­lée pié­ton­nière, d’un es­ca­lier ou d’un bal­con re­cou­vert d’un mince ta­pis de neige pou­dreuse.

Pel­le­ter sans s’érein­ter

Le pel­le­tage de la neige ré­clame au­tant d’éner­gie qu’une course à pied à 15 km/h, se­lon l’ACP. Pra­ti­quée du­rant une quin­zaine de mi­nutes à ca­dence rai­son­nable, cette ac­ti­vi­té peut être bé­né­fique pour un coeur en bonne san­té.

Elle peut ce­pen­dant se ré­vé­ler très dom­ma­geable pour le dos. Les ac­teurs du pire scé­na­rio : une im­por­tante ac­cu­mu­la­tion de neige mouillée, une grande sur­face, un tra­vail de dé­nei­ge­ment sans ré­pit, une grosse pelle au manche trop court, des charges ex­ces­sives pel­le­tée après pel­le­tée et la pro­jec­tion de la neige par-des­sus l’épaule ou de cô­té.

Une souf­fleuse sur me­sure

Si vous vous at­ta­quez à une grande su­per­fi­cie ou à une grosse épais­seur de neige au sol, re­cou­rez plu­tôt à une souf­fleuse à es­sence. Le choix d’un tel ap­pa­reil est dé­ter­mi­né par sa ca­pa­ci­té, celle-ci étant éta­blie en fonc­tion de la puis­sance de son mo­teur, pou­vant s’éta­blir de 3 à 13 HP.

Les plus pe­tites sont équi­pées d’un mo­teur à deux temps consom­mant un mé­lange d’huile et d’es­sence et dé­ployant de 3 à 5 HP. Leur mé­ca­nisme à une phase com­porte une ta­rière à lames cour­bées qui sont en contact avec le sol. Leur ro­ta­tion fait avan­cer la souf­fleuse tout en ava­lant et en pro­je­tant la neige. Dé­pour­vues de trans­mis­sion, elles ne font pas marche ar­rière. Elles conviennent aux pe­tites al­lées re­cou­vertes de moins de 6 po (15 cm) de neige.

Les souf­fleuses à deux phases sont net­te­ment plus puis­santes. Elles sont do­tées d’un mo­teur à quatre temps pou­vant at­teindre jus­qu’à 13 HP et per­met­tant de dé­blayer un cou­loir de neige d’une lar­geur al­lant jus­qu’à 36 pouces. C’est un ro­tor qui ache­mine dans la gou­lotte la neige col­lec­tée par les lames de la ta­rière.

À no­ter : une souf­fleuse à lames den­tées et dont la trac­tion est as­su­rée par des che­nilles plu­tôt que des roues par­vien­dra mieux à pé­né­trer dans la neige tas­sée ou ver­gla­cée.

Is­sues dé­nei­gées, ac­cès dé­gla­cés

Par me­sure de sé­cu­ri­té, il est de pre­mière im­por­tance de gar­der bien dé­ga­gées en tout temps les voies d’is­sue de la mai­son, no­tam­ment les portes ex­té­rieures et les fe­nêtres des chambres du sous-sol, de même que les bal­cons.

Une fois le dé­nei­ge­ment ter­mi­né, il fau­dra par­fois rendre les sur­faces an­ti­dé­ra­pantes. Règle gé­né­rale, l’épan­dage de sable ou de gra­vier (ré­cu­pé­rables pour réuti­li­sa­tion) suf­fit. Si, par sur­croît, il faut dé­gla­cer, mieux vaut alors uti­li­ser un fon­dant comme le chlo­rure de ma­gné­sium, de cal­cium ou de po­tas­sium, beau­coup moins no­cifs pour l’en­vi­ron­ne­ment et plus ef­fi­caces que le sel à glace.

Ap­pli­qués confor­mé­ment aux consignes du ma­nu­fac­tu­rier, ces pro­duits sont peu sus­cep­tibles d’abî­mer le bé­ton de plus de deux ans en bonne condi­tion et les vé­gé­taux. Ces fon­dants sont com­mer­cia­li­sés sous dif­fé­rentes ap­pel­la­tions ré­fé­rant sou­vent à leur ca­rac­tère « éco­lo­gique ».

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