Risques in­hé­rents aux comp­teurs in­tel­li­gents

L'Etoile - - C’EST MON OPINION | - Na­tha­lie Du­bois, Les Co­teaux

Le 20 no­vembre der­nier à Sa­la­ber­ryde-Val­ley­field, j’ai as­sis­té à une réunion d’in­for­ma­tion or­ga­ni­sée par le groupe éco­lo­gique Cri­vert. Ce que j’ai ap­pris m’in­quiète énor­mé­ment. Je me sens res­pon­sable d’en in­for­mer mes conci­toyens.

Con­trai­re­ment à ce qu’af­firme Hy­droQué­bec, les nou­veaux comp­teurs sont au coeur de nom­breux en­jeux tou­chant la san­té, la hausse des coûts d’élec­tri­ci­té, la cy­ber­vul­né­ra­bi­li­té et la vie pri­vée.

La puis­sance des crêtes d’émis­sions des comp­teurs in­tel­li­gents dé­passe de beau­coup celle du cel­lu­laire et du four à mi­cro-ondes. Ces comp­teurs émettent plus de 1000 fois par jour des ondes pou­vant cau­ser in­som­nies, mi­graines, acou­phènes, pal­pi­ta­tions car­diaques, fa­tigue gé­né­rale, nau­sées, an­xié­té, perte d’au­di­tion, étour­dis­se­ments, etc. Cer­taines études parlent même de cancer et de modification de l’ADN!

Des pro­blèmes de san­té sont rap­por­tés dans chaque mu­ni­ci­pa­li­té où ces comp­teurs ont été ins­tal­lés. En Ca­li­for­nie, c’est si grave que, dans cer­tains com­tés, ils se­ront tous re­ti­rés! Ici au Qué­bec, Hy­dro-Ma­gog a dé­ci­dé de ne pas ins­tal­ler ces comp­teurs.

Les ré­si­dents, sur­tout les femmes en­ceintes et les en­fants, vi­vant à proxi­mi­té de rou­teurs ou de grappes d’an­tennes col­lec­tives se re­trouvent in­évi­ta­ble­ment plus à risque. La ra­dia­tion est consi­dé­rée comme un conta­mi­nant dont la pré­sence est sus­cep­tible de por­ter at­teinte à la vie, à la san­té, à la sé­cu­ri­té, au bien-être et au confort de l’hu­main.

À la suite de l’im­plan­ta­tion des comp­teurs dits in­tel­li­gents, les usa­gers ont re­mar­qué une hausse de leur fac­ture de 20 à 50 %. En plus, la ta­ri­fi­ca­tion dif­fé­ren­ciée dans le temps, suite lo­gique pour Hy­dro-Qué­bec, por­te­ra un énorme pré­ju­dice aux fa­milles en gon­flant da­van­tage leurs fac­tures!

Aus­si in­com­pré­hen­sible : le pro­jet ne de­vien­drait pro­fi­table qu’à par­tir de 2026, sauf que la du­rée de vie des nou­veaux comp­teurs n’est que de 12 à 15 ans. Il fau­dra alors tout re­com­men­cer! Et que dire des 800 em­plois per­dus!

En outre, les si­gnaux sans fil des comp­teurs peuvent être in­ter­cep­tés par des in­di­vi­dus pi­ra­tant ces com­mu­ni­ca­tions. L’in­for­ma­tion pour­rait être uti­li­sée pour sur­veiller le com­por­te­ment des ré­si­dents et leur pré­sence sur les lieux et ain­si fa­ci­li­ter les ac­ti­vi­tés cri­mi­nelles. Et ce­la est sans comp­ter que les comp­teurs ont la ca­pa­ci­té de dis­tin­guer et d’iden­ti­fier pré­ci­sé­ment les ap­pa­reils élec­triques ac­tifs et d’en en­re­gis­trer leurs uti­li­sa­tions, ce qui porte at­teinte à la vie pri­vée.

De­puis 2004, sans in­for­mer adé­qua­te­ment la po­pu­la­tion des risques, Hy­droQué­bec a ins­tal­lé plu­sieurs mil­liers de comp­teurs émet­teurs. Avec la pre­mière phase en cours, plus de 880 000 sont dé­jà ac­tifs au Qué­bec.

Chaque ci­toyen doit savoir qu’il peut conser­ver son compteur mé­ca­nique afin d’évi­ter les coûts ex­ces­sifs d’un compteur non com­mu­ni­cant. In­for­mez-vous au www.re­fu­sons.ca. Ap­pli­quons le prin­cipe de pré­cau­tion.

Hy­dro-Qué­bec nous cache la vé­ri­té et re­fuse de se plier aux nom­breuses de­mandes des ci­toyens. De­vant tous ces faits, de­man­dons-nous à qui pro­fi­te­ra l’im­plan­ta­tion de ces comp­teurs. Où est le gain pour nous, consom­ma­teurs?

De­vons-nous lais­ser la ma­ni­pu­la­tion prendre le contrôle? Re­fu­sons les comp­teurs, c’est notre droit.

Pour en ap­prendre sur ou en­core dé­fendre vos LesCo­teaux@re­fu­sons.ca. le su­jet droits :

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