Ces­ser de fu­mer, bou­ger plus, man­ger mieux

Des ré­so­lu­tions pour évi­ter le cancer

L'Etoile - - SANTÉ - MA­RIE-MAXIME COU­SI­NEAU

LÉ­cra­ser la ci­ga­rette

Cette an­née, la So­cié­té ca­na­dienne du cancer (SCC) veut sou­te­nir la po­pu­la­tion dans ses ré­so­lu­tions du nou­vel an, car il est prou­vé que des modes de vie sains peuvent ré­duire le risque de cancer au­quel nous sommes tous ex­po­sés.

a ma­jo­ri­té des Qué­bé­cois sont pré­oc­cu­pés par cette ma­la­die et veulent en savoir plus sur les fac­teurs de risque pour l’évi­ter à tout prix. Si, dans un ré­cent son­dage de la SCC, 67 % des ré­pon­dants ont clai­re­ment iden­ti­fié le ta­bac comme un fac­teur de risque, nom­breux sont ceux qui ne font pas en­core le lien entre cer­taines ha­bi­tudes de vie et le risque d’avoir un cancer. Éton­nam­ment, seule­ment 7 % des Qué­bé­cois son­dés croient que l’in­ac­ti­vi­té phy­sique et le sur­poids ont un lien avec la ma­la­die.

En cette pé­riode pro­pice aux bonnes ré­so­lu­tions, la SCC sou­haite en­cou­ra­ger les Qué­bé­cois à adop­ter de saines ha­bi­tudes de vie. Elle re­com­mande à tous de man­ger mieux, car à peine un Qué­bé­cois son­dé sur quatre consomme suf­fi­sam­ment de fruits et de lé­gumes par jour.

De nom­breux Qué­bé­cois ont l’in­ten­tion de ne plus fu­mer en 2014. « Ces­ser de fu­mer est de loin la meilleure ré­so­lu­tion à prendre, car le ta­bac ar­rive en tête de toutes les causes de cancer, pré­cise Jacinthe Ho­ving­ton, di­rec­trice de la pré­ven­tion et de la pro­mo­tion de la san­té, SCC – Di­vi­sion du Qué­bec. La dé­pen­dance au ta­bac est dif­fi­cile à sur­mon­ter. À peine 5 % des fu­meurs réus­sissent à long terme à écra­ser pour de bon sans au­cune forme d’aide, alors que le taux de suc­cès est au moins deux fois plus éle­vé chez les fu­meurs qui font ap­pel à un ser­vice d’ac­com­pa­gne­ment. »

Le Qué­bec comp­tant plus de 1,5 mil­lion de fu­meurs, dont 32 % sont des jeunes, la SCC choi­sit d’of­frir di­vers ser­vices en ces­sa­tion ta­ba­gique pour tous les types de fu­meurs.

D’abord, les per­sonnes dé­si­reuses de ces­ser de fu­mer peuvent avoir re­cours à la ligne j’Ar­rête, en com­po­sant le 1 866 JARRETE (527-7383). Ce ser­vice té­lé­pho­nique a été uti­li­sé par plus de 100 000 per­sonnes de­puis 2002, soit pour ces­ser de fu­mer, se pré­pa­rer à le faire, ai­der un proche ou se ren­sei­gner. Les fu­meurs y re­çoivent une écoute et des conseils adap­tés à leur si­tua­tion et à leurs be­soins, de ma­nière confi­den­tielle et gra­tuite. Le ser­vice est ac­ces­sible du lun­di au ven­dre­di de 8 h à 21 h. Pour plus de ren­sei­gne­ments, on vi­site le www.jarrete.qc.ca.

Par ailleurs, le SMAT uti­lise le té­lé­phone cel­lu­laire afin de joindre les jeunes de 18 à 35 ans. Pen­dant 24 se­maines, les fu­meurs ins­crits re­çoivent un mi­ni­mum de 70 mes­sages textes com­pre­nant sur­tout des trucs, mais aus­si des ren­sei­gne­ments et des en­cou­ra­ge­ments pour les sou­te­nir dans leur dé­marche de ces­sa­tion. L’an der­nier, près de 1000 Qué­bé­cois ont uti­li­sé les ser­vices du SMAT et 25 % d’entre eux étaient tou­jours non-fu­meurs après trois mois, un pour­cen­tage consi­dé­ré comme ex­cep­tion­nel en ma­tière de ces­sa­tion ta­ba­gique, sur­tout au­près des jeunes adultes. Ceux qui le sou­haitent peuvent s’ins­crire sans frais au SMAT.ca.

Du sport et une saine ali­men­ta­tion

Se­lon le son­dage de la SCC, près de 70 % des Qué­bé­cois ne font pas le mi­ni­mum re­quis de 150 mi­nutes par semaine d’ac­ti­vi­té phy­sique. Quelque 52 % ont tou­te­fois rap­por­té qu’ils se­raient prêts à en faire plus s’ils ap­pre­naient que ce­la contri­bue à ré­duire leur risque de dé­ve­lop­per un cancer.

Il est prou­vé que les per­sonnes qui font ré­gu­liè­re­ment de l’exer­cice à une nten­si­té mo­dé­rée ou vi­gou­reuse ré­duisent de 40 à 50 % leur risque de dé­ve­lop­per un cancer, com­pa­ra­ti­ve­ment à des per­sonnes sé­den­taires. De plus, ces ef­fets sont plus mar­qués sur les can­cers les plus fré­quents, soit le cancer co­lo­rec­tal et le cancer du sein.

La SCC in­vite donc tous les Qué­bé­cois à bou­ger au moins 30 mi­nutes par jour. À cet égard, elle pro­pose aux écoles pri­maires le Trot­ti­bus qui per­met aux en­fants et à des bé­né­voles ac­com­pa­gna­teurs de mar­cher le ma­tin jus­qu’à l’école. Un moyen simple et ef­fi­cace d’être plus ac­tif au quo­ti­dien et une fa­çon d’ins­tau­rer de saines ha­bi­tudes de vie à un jeune âge.

Par ailleurs, les per­sonnes souf­frant d’em­bon­point ou d’obé­si­té (presque deux adultes sur trois et près d’un en­fant sur trois) courent un risque plus éle­vé de contrac­ter des can­cers du sein, du cô­lon, de l’oe­so­phage, de la vé­si­cule bi­liaire, du rein, de l’uté­rus, du pan­créas et du foie. Aus­si la SCC re­com­mande-t-elle de faire de l’ac­ti­vi­té phy­sique. Il est d’ailleurs prou­vé que l’exer­cice est un moyen très ef­fi­cace pour ré­duire le poids cor­po­rel.

En­fin, une saine ali­men­ta­tion com­pre­nant beau­coup de lé­gumes et de fruits, beau­coup de fibres, ain­si que peu de gras et de sel, aide à main­te­nir un poids san­té et à di­mi­nuer le risque de dé­ve­lop­per cer­tains can­cers, comme les can­cers du cô­lon, de l’es­to­mac et de l’oe­so­phage. Au contraire, une ali­men­ta­tion riche en viande rouge ou en viande trans­for­mée et en char­cu­te­ries ac­croît le risque de cancer co­lo­rec­tal.

Pour ob­te­nir de plus amples ren­sei­gne­ments sur la So­cié­té ca­na­dienne du cancer, on vi­site le cancer.ca ou on com­pose le 1 888 939-3333.

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