Re­con­fi­gu­ra­tion rou­tière

Vau­dreuil-Do­rion

L'Etoile - - ACTUALITÉ - CH­RIS­TO­PHER C. JACQUES

Des au­to­mo­bi­listes vau­dreuillois de­vront mo­di­fier leurs ha­bi­tudes en ma­tière de cir­cu­la­tion au­to­mo­bile. En ef­fet, la Ville a an­non­cé des chan­ge­ments quant aux rè­gle­ments rou­tiers dans la rue De Ton­nan­cour.

En ef­fet, la Ville sou­haite ré­duire la cir­cu­la­tion dans cette rue, qui s’est trans­for­mée, par la force des choses, en bou­le­vard. Se­lon des études com­man­dées par l’ad­mi­nis­tra­tion mu­ni­ci­pale, 200 pas­sages en moyenne étaient en­re­gis­trés quo­ti­dien­ne­ment dans la rue De Ton­nan­cour en 2010, contre près de 2000 à l’été der­nier.

Pres­sé d’agir par des ci­toyens pré­oc­cu­pés par des ques­tions de sé­cu­ri­té aux abords de l’ar­tère, le conseil mu­ni­ci­pal a an­non­cé la mise en place d’un pro­jet pi­lote à comp­ter du 3 fé­vrier. Ain­si, la cir­cu­la­tion dans la rue De Ton­nan­cour de­meu­ra pos­sible pour ses ré­si­dents, alors que les autres ne pour­ront plus l’em­prun­ter pour ga­gner l’avenue Ma­rier ou en­core la rue Va­lois.

« La rue De Ton­nan­cour n’était pas pré­vue pour ce type de cir­cu­la­tion lourde : c’est une rue ré­si­den­tielle », af­firme France La­voie, di­rec­trice aux com­mu­ni­ca­tions à la Ville de Vau­dreuil-Do­rion.

« Ce n’est pas une dé­ci­sion que nous avons prise du jour au len­de­main, in­dique pour sa part Fran­çois Sé­guin, conseiller mu­ni­ci­pal du sec­teur. Elle se base sur des ana­lyses et des études me­nées sur plu­sieurs an­nées. Les gens nous ré­cla­maient ce chan­ge­ment. Cer­tains au­to­mo­bi­listes qui n’ha­bitent pas le sec­teur uti­li­saient la rue De Ton­nan­cour comme un rac­cour­ci pour se rendre au Wal-Mart. Cette rue n’est pas cen­sée être un bou­le­vard. »

Pas un em­bê­te­ment

Pour les membres du conseil mu­ni­ci­pal, il était hors de ques­tion de blo­quer par­tiel­le­ment l’ac­cès à la rue De Ton­nan­cour aux au­to­mo­bi­listes en pro­ve­nance des rues Bee­tho­ven et Bi­zet sans leur of­frir une so­lu­tion de re­change.

« Nous ne dé­si­rons pas sus­ci­ter la co­lère des ci­toyens tou­chés par cette dé­ci­sion. C’est pour­quoi nous avons at­ten­du que la rue André-Chartrand soit ouverte de l’avenue Ma­rier à la rue Va­lois avant d’al­ler de l’avant avec notre pro­jet pi­lote », ex­plique Fran­çois Sé­guin.

Il rap­pelle, d’ailleurs, la na­ture pos­si­ble­ment tem­po­raire du chan­ge­ment : « C’est un pro­jet pi­lote. S’il ne fonc­tionne pas, la rue pour­rait re­prendre sa confi­gu­ra­tion ini­tiale en 30 mi­nutes. »

PHOTOTHÈQUE

Les pas­sages quo­ti­diens sont pas­sés de 200 en 2010 à près de 2000 en 2013 sur la rue De Ton­nan­cour.

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