La SPCA s’éta­blit à Vau­dreuil-Do­rion

Un nou­veau re­fuge ani­ma­lier

L'Etoile - - ACTUALITÉ - VA­LÉ­RIE ST-ONGE

La ré­gion de l’Ouest-de-l’Île a main­te­nant sa SPCA! Le re­fuge pour ani­maux a ouvert ses portes of­fi­ciel­le­ment la fin de semaine der­nière.

C’est par pure pas­sion pour les ani­maux que Pierre Bour­bon­nais, pro­prié­taire de la SPCA Ouest-de-l’Île, s’est lan­cé dans une grande aven­ture : ou­vrir un re­fuge et centre d’adop­tion ani­ma­lier. Ses par­te­naires, Ré­mi Bra­zeau et Tra­cy-Lynn Bas­sen­den, se sont lan­cés à pieds joints dans le pro­jet.

La SPCA Ouest-de-l’Île est en ac­ti­vi­té par­tielle de­puis l’été der­nier. Elle a per­mis, jus­qu’à pré­sent, l’adop­tion d’une cen­taine de chats et de chiens et a main­te­nant un lo­cal à Vau­dreuil-Do­rion, au 3658, bou­le­vard de la Ci­té-des-Jeunes.

Mettre sur pied une SPCA exige d’im­por­tants in­ves­tis­se­ments. « Nous n’avons ac­cès à au­cune sub­ven­tion. Toutes les SPCA sont in­dé­pen­dantes les unes des autres, il n’y a pas de mai­son-mère, sou­ligne Pierre Bour­bon­nais. C’est donc l’équi­valent de dé­mar­rer une pe­tite en­tre­prise. Mes as­so­ciés et moi avons dû fi­nan­cer le pro­jet en en­tier pour qu’il voie le jour. »

Bien que très fonc­tion­nelles, les ins­tal­la­tions de la SPCA Ouest-de-l’Île s’achè­ve­ront avec le temps, se­lon les dons et l’en­ga­ge­ment de la com­mu­nau­té. Les frais d’en­trée et d’adop­tion des ani­maux sont les seuls re­ve­nus de l’or­ga­nisme.

La SPCA prend en charge tous les ani­maux, sans ex­cep­tion, des in­con­tour­nables chats et chiens aux mouf­fettes, ra­tons-la­veurs et écu­reuils! Si un ra­ton-la­veur entre dans une mai­son, l’or­ga­nisme ré­cu­pé­re­ra l’ani­mal pour le li­bé­rer dans le bois. La SPCA peut tout au­tant ad­mi­nis­trer des soins à une pe­tite bête heur­tée par un vé­hi­cule, si ses chances de sur­vie sont bonnes. « On s’as­sure que toutes les dé­ci­sions que l’on prend contri­buent au bien-être de l’ani­mal », pré­cise le pro­prié­taire.

La SPCA mise prin­ci­pa­le­ment sur l’adop­tion des ani­maux. Le centre or­ga­nise d’ailleurs des jour­nées d’adop­tion dans les centres com­mer­ciaux de la ré­gion. Au­tre­ment, le per­son­nel prend en photo tous les ani­maux qui entrent au re­fuge afin de les pu­blier sur Fa­ce­book.

Des ef­forts sont d’abord dé­ployés pour re­trou­ver les pro­prié­taires, s’il s’agit d’un ani­mal er­rant. Lors­qu’il est consi­dé­ré comme non ré­cla­mé, l’ani­mal est sté­ri­li­sé en vue d’être adop­té.

Des gens de coeur

La SPCA Ouest-de-l’Île a grand be­soin de bé­né­voles. De nom­breux postes sont à pour­voir : ré­cep­tion, dé­par­te­ment de l’adop­tion, res­pon­sable de col­lectes de fonds, mais aus­si su­per­vi­seur des cages et pro­me­neur de chiens. Comme il s’agit de postes bé­né­voles, le nombre d’heures al­louées est à la conve­nance de cha­cun. Tout ce que la di­rec­tion exige est la fia­bi­li­té de son per­son­nel et l’amour des ani­maux.

Les trois par­te­naires de la SPCA Ouestde-l’Île ont une pas­sion in­con­tes­table pour ce do­maine. Ils sont tous fa­mille d’ac­cueil de­puis plu­sieurs an­nées. En plus d’avoir été di­rec­teur gé­né­ral de la SPCA de Sa­la­ber­ryde-Val­ley­field, Pierre Bour­bon­nais s’est ren­du jus­qu’au Ja­pon pour la sau­ve­garde des dau­phins dans leur mi­lieu na­tu­rel. Il veut faire la dif­fé­rence, et c’est sa fa­çon d’y ar­ri­ver!

De­puis plu­sieurs mois, ses as­so­ciés et lui tra­vaillent sans re­lâche, sept jours par semaine, pour le bien-être des ani­maux. « Même si les jour­nées sont par­fois longues et dif­fi­ciles, le simple fait de voir les sou­rires d’une fa­mille qui vient adop­ter un ani­mal nous comble. Le fait de savoir que l’ani­mal se­ra bien ac­cueilli nous fait ou­blier tout le reste! » conclut Pierre Bour­bon­nais.

PHOTO DA­NIEL CUILLERIER

Pierre Bour­bon­nais, Ré­mi Bra­zeau et Tra­cy-Lynn Bas­sen­den se sont as­so­ciés afin de mettre sur pied la SPCA Ouest-de-l’Île.

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