Les ré­flexions de ma­dame Eli­sa­beth

Semaine des en­sei­gnants

L'Etoile - - ÉDUCATION -

du tra­vail. « Je crois que cer­tains jeunes pro­fes­seurs réa­lisent qu’ils n’étaient pas là pour les bonnes rai­sons, qu’ils avaient mal es­ti­mé l’am­pleur de la tâche! Être pro­fes­seur, c’est en­sei­gner et cor­ri­ger, oui, mais c’est aus­si les pé­riodes de sur­veillance, les réunions d’équipe-école, de ni­veau et de co­mi­tés spé­ciaux, les rap­ports men­suels, la planification, l’achat de ma­té­riel et les séances de ré­cu­pé­ra­tion. C’est aus­si l’en­ca­dre­ment émo­tion­nel des en­fants. Notre im­pact au­près d’eux est très large », fait re­mar­quer Eli­sa­beth.

L’im­por­tance de dire mer­ci

Les en­sei­gnants manquent-ils de re­con­nais­sance? « Par­fois. Je crois que cer­taines per­sonnes cri­tiquent ra­pi­de­ment les en­sei­gnants. Mais ce n’est pas la ma­jo­ri­té. D’autres prennent le temps de nous re­mer­cier, et ça fait plai­sir à en­tendre », confie la jeune en­sei­gnante.

Pour re­va­lo­ri­ser le mé­tier d’en­sei­gnant, Eli­sa­beth croit que c’est la vi­sion de l’édu­ca­tion elle-même qui doit chan­ger. « Pour l’ave­nir, nous de­vons nous as­su­rer de faire de l’édu­ca­tion une prio­ri­té. Il faut tra­vailler de concert pour amé­lio­rer la col­la­bo­ra­tion entre l’école, l’en­fant, la fa­mille et son mi­lieu », dit-elle.

La Semaine des en­sei­gnants, qui pro­meut l’ex­pres­sion de la re­con­nais­sance en­vers ces hommes et ces femmes, est un pre­mier pas dans cette di­rec­tion. « Oui, ça fait du bien d’avoir une semaine qui nous est consa­crée. Il faut le dire, les tapes dans le dos font du bien. Mais il ne faut pas ou­blier que les pro­fes­seurs tra­vaillent éga­le­ment avec toute l’équipe de l’école. Sans elle, on n’y ar­ri­ve­rait pas », conclut Eli­sa­beth.

À vous de pro­fi­ter de la Semaine des en­sei­gnants pour dire un mer­ci aux en­sei­gnants au­tour de vous.

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