La CSTL de­meure so­li­daire

Dé­fec­tions à la Fé­dé­ra­tion des com­mis­sions sco­laires

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (C.C.J.)

LLes com­mis­sions sco­laires des Grandes-Sei­gneu­ries, Ma­rie-Vic­to­rin et Mar­gue­ri­teBour­geoys ont fait sa­voir qu’elles comptent quit­ter la Fé­dé­ra­tion des com­mis­sions sco­laires. À la Com­mis­sion sco­laire des Trois-Lacs (CSTL), on en ap­pelle à la so­li­da­ri­té.

a Fé­dé­ra­tion, or­ga­nisme fon­dé par les com­mis­sions sco­laires en 1947, pro­meut l’édu­ca­tion et dé­fend les in­té­rêts de ses membres. C’est éga­le­ment une mise en com­mun des res­sources prin­ci­pa­le­ment fi­nan­cières des dif­fé­rentes com­mis­sions sco­laires.

Ce sont des rai­sons pé­cu­niaires qui ont dé­ci­dé les trois com­mis­sions men­tion­nées de se re­ti­rer de la Fé­dé­ra­tion. Une in­dem­ni­té de dé­part à la pré­si­dente de l’or­ga­nisme compte par­mi ces fac­teurs.

Sa­tis­faite sur toute la ligne

Pour la pré­si­dente de la CSTL, Diane Sche­tagne, la somme des ser­vices oc­troyés par la Fé­dé­ra­tion vaut lar­ge­ment la somme de fi­nan­ce­ment qu’elle lui four­nit an­nuel­le­ment.

« La Fé­dé­ra­tion des com­mis­sions sco­laires a été for­mée par et pour les com­mis­sions sco­laires. Il y a cer­tai­ne­ment un coût, mais il nous ap­pa­raît clair que si nous de­vions payer pour chaque ser­vice in­di­vi­duel­le­ment, le prix se­rait trop lourd pour une pe­tite com­mis­sion comme la nôtre », sou­ligne l’ad­mi­nis­tra­trice.

« Nous sommes vrai­ment sa­tis­faits de tout ce que nous offre la Fé­dé­ra­tion, pour­suit-elle. En met­tant en com­mun nos res­sources, la CSTL, par exemple, peut comp­ter sur les con­seils et l’ap­pui d’un avo­cat man­da­té par la Fé­dé­ra­tion. Le coût de l’em­bauche d’un avo­cat dé­pas­se­rait à lui seul le mon­tant que nous ver­sons an­nuel­le­ment à l’or­ga­nisme. Et ce n’est qu’un seul des ser­vices of­ferts. »

Elle cite en exemple de ser­vice pro­po­sé la re­pré­sen­ta­tion au gou­ver­ne­ment, la pré­pa­ra­tion de mé­moire et la pré­sence en tout temps d’un mé­de­cin af­fi­lié à la Fé­dé­ra­tion qui offre ses con­seils aux com­mis­sions sco­laires dans le be­soin.

Rap­pe­lons, par ailleurs, que la CSTL dé­bourse an­nuel­le­ment 70 000 $ pour son af­fi­lia­tion à la Fé­dé­ra­tion des com­mis­sions sco­laires. Ce mon­tant re­pré­sente en­vi­ron 1 % du bud­get an­nuel de l’or­ga­nisme.

Bud­get à re­voir

Ce sont trois im­por­tantes com­mis­sions sco­laires qui ont an­non­cé leur dé­fec­tion à comp­ter du 1er avril. « Ça af­fec­te­ra in­dé­nia­ble­ment le bud­get to­tal de la Fé­dé­ra­tion. Chaque com­mis­sion sco­laire verse une quote-part liée à son nombre d’élèves. Ce sont donc trois larges quotes-parts dont de­vra se pri­ver la Fé­dé­ra­tion », com­mente la pré­si­dente.

Tou­jours se­lon elle, la taille des dis­si­dents peut ex­pli­quer leur ca­pa­ci­té et leur vo­lon­té de quit­ter l’or­ga­nisme fé­dé­ra­tif. « Ces com­mis­sions ont peut-être les fonds né­ces­saires pour se pas­ser des ser­vices of­ferts par la Fé­dé­ra­tion, mais ce n’est pas notre cas. Nous sommes très sa­tis­faits », conclut Diane Sche­tagne.

PHO­TO DA­NIEL CUILLERIER

La CSTL est sa­tis­faite de son af­fi­lia­tion à la Fé­dé­ra­tion des com­mis­sions sco­laires.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.