Des dé­pu­tés peu con­vain­cus

Ré­ac­tions com­munes au bud­get Mar­ceau

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (C.C.J.)

Les dé­pu­tés régionaux li­bé­raux Lu­cie Char­le­bois et Yvon Mar­coux sont in­quiets. Se­lon eux, le bud­get pro­vin­cial dé­po­sé la se­maine der­nière ne ré­pond pas aux at­tentes de la po­pu­la­tion. Ils dé­plorent en outre son in­ci­dence sur les fi­nances des contri­buables.

C’est un travail à moi­tié fait! » lance Lu­cie Char­le­bois, dé­pu­té de Sou­langes de­puis 2003. Elle se dé­sole de voir que la mise à jour éco­no­mique pro­po­sée par le gou­ver­ne­ment jeu­di der­nier ne dé­taille pas les dé­penses an­ti­ci­pées. « Tout ce que nous y trou­vons, ce sont les re­ve­nus pré­vus. Nous sa­vons ce­pen­dant que le gou­ver­ne­ment en place a beau­coup de mal à at­teindre ses pré­vi­sions. »

Son opi­nion est par­ta­gée par le dé­pu­té de Vau­dreuil, Yvon Mar­coux. Ce der­nier sou­ligne que le vé­ri­fi­ca­teur gé­né­ral du Qué­bec, dans son rap­port de mer­cre­di der­nier, sou­lève des in­ter­ro­ga­tions sur les chiffres avan­cés dans le bud­get Mar­ceau de 2012. « Le vé­ri­fi­ca­teur gé­né­ral parle tou­jours avec beau­coup de nuances. On peut com­prendre qu’il an­ti­cipe des cou­pures dans les pro­chaines an­nées », af­firme l’an­cien mi­nistre de la Jus­tice et des Tran­sports.

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« Pour­quoi le gou­ver­ne­ment ne don­net-il pas l’heure juste aux Qué­bé­cois? s’in­ter­roge Lu­cie Char­le­bois. Le bud­get in­quiète au­tant les contri­buables que les agences de no­ta­tion. Les fi­nances du Qué­bec sont sous la loupe des grandes agences de cré­dit, et les pré­vi­sions du mi­nistre Ni­co­las Mar­ceau ne sont rien pour ré­gler cette si­tua­tion. »

Tou­jours dans la même poche

Se­lon Lu­cie Char­le­bois, ce bud­get ne pro­pose rien de très sti­mu­lant. Elle craint même ses consé­quences sur la classe moyenne. « Le gou­ver­ne­ment puise son ar­gent de la poche de la classe moyenne. Ces gens-là n’ont pas le temps de des­cendre dans les rues pour ma­ni­fes­ter. Ils doivent tra­vailler et s’oc­cu­per de leur fa­mille », sou­ligne la dé­pu­tée.

Elle fait ré­fé­rence à des aug­men­ta­tions de ta­rif an­non­cées par le mi­nistre Mar­ceau. « Les frais de ser­vice de garde pas­se­ront de 7 $ à 8 $ quo­ti­dien­ne­ment dès sep­tembre, alors que le coût de l’élec­tri­ci­té aug­men­te­ra de 5,8 %, ajoute Lu­cie Char­le­bois. Pour une fa­mille avec deux en­fants, ça re­pré­sente 1000 $ de plus par an­née. Tout ça s’ajoute aux hausses des taxes sco­laires et fon­cières. »

Rap­pe­lons tou­te­fois que le Par­ti li­bé­ral du Qué­bec (PLQ), dans le cadre des élec­tions de 2012, avait an­non­cé son in­ten­tion d’in­dexer le ta­rif des ser­vices de garde. Le prix quo­ti­dien se­rait pas­sé à 7,73 $ en 2013, pour être par la suite sou­mis à l’in­fla­tion. Le PLQ s’était mon­tré dis­po­sé à dé­ge­ler les ta­rifs de l’hy­dro-élec­tri­ci­té pour les faire aug­men­ter de 15,5 % de 2014 à 2018.

En at­tente d’une so­lu­tion

Dans l’op­po­si­tion of­fi­cielle de­puis 2012, les dé­pu­tés lo­caux au­raient ai­mé voir dans le bud­get des me­sures pour sti­mu­ler l’éco­no­mie et ins­tau­rer un cli­mat de confiance pour les en­tre­pre­neurs. « Le Plan Nord était un pro­jet ras­sem­bleur, mais le gou­ver­ne­ment Ma­rois n’a pas cru bon de le main­te­nir », sou­tient Yvon Mar­coux.

De plus, les dé­pu­tés re­grettent que la mise au point éco­no­mique ne pré­voie au­cun in­ves­tis­se­ment pour la construc­tion de l’hô­pi­tal ré­gio­nal de Vau­dreuilSou­langes et la créa­tion d’un pôle lo­gis­tique na­tio­nal dans la ré­gion. « Le Par­ti qué­bé­cois ne re­lève pas le test de la cré­di­bi­li­té », conclut Yvon Mar­coux.

PHO­TO­THÈQUE

Se­lon Lu­cie Char­le­bois et Yvon Mar­coux, le gou­ver­ne­ment n’a pas su dé­mon­trer qu’il est un bon ges­tion­naire des fi­nances pu­bliques.

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