Yvon Mar­coux quitte la vie po­li­tique

Pas de sixième man­dat pour le dé­pu­té de Vau­dreuil

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Je vais tou­jours gar­der les ré­si­dents de la cir­cons­crip­tion dans mon coeur », confie en confé­rence de presse Yvon Mar­coux, étran­glé par l’émo­tion. « C’est un deuil. »

Sa dé­ci­sion est le fruit d’une longue ré­flexion à la­quelle le chef du Par­ti li­bé­ral du Qué­bec (PLQ), Phi­lippe Couillard, a été confron­té jeu­di der­nier. « Je ne crois pas que je pour­rais com­plé­ter un plein man­dat de quatre ans de fa­çon adé­quate. Être dé­pu­té ne se fait pas à temps par­tiel. À l’aube de mes 73 ans, je res­sens main­te­nant le be­soin de pas­ser plus de temps avec mon épouse, mes en­fants et mes pe­tit­sen­fants », ex­plique ce­lui qui conti­nue­ra d’oc­cu­per ses fonc­tions jus­qu’à la jour­née du scru­tin des pro­chaines élec­tions.

«

Suc­cé­der à un pre­mier mi­nistre

Yvon Mar­coux est élu pour la pre­mière

Fi­gure in­con­tour­nable de­puis près de 16 ans dans la ré­gion, le dé­pu­té de Vau­dreuil, Yvon Mar­coux, ne sol­li­ci­te­ra pas à nou­veau la confiance des élec­teurs.

fois dans la cir­cons­crip­tion de Vau­dreuil le 30 no­vembre 1998, ob­te­nant 51,9 % des voix. Il suc­cède ain­si à l’an­cien pre­mier mi­nistre li­bé­ral Da­niel John­son, pour se re­trou­ver dans l’op­po­si­tion of­fi­cielle.

En 2003, il est élu une deuxième fois, au sein tou­te­fois du par­ti ma­jo­ri­taire à l’As­sem­blée na­tio­nale. Pres­sen­ti pour ob­te­nir un por­te­feuille dans un sec­teur fi­nan­cier, ce sont fi­na­le­ment les trans­ports que le chef du PLQ à l’époque, Jean Cha­rest, dé­cide de lui confier. Il de­vient alors chef de file dans le dos­sier du par­achè­ve­ment de l’au­to­route 30. Il di­sait : « J’ai tou­jours sou­te­nu que l’au­to­route 30 consti­tue un le­vier es­sen­tiel au dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique non seule­ment pour notre ré­gion, mais aus­si de la grande ré­gion de Mon­tréal. »

En 2005, lors d’un re­ma­nie­ment mi­nis­té­riel ma­jeur où 70 % des mi­nistres perdent leur poste, Yvon Mar­coux conserve la confiance de Jean Cha­rest. Il se voit nom­mé mi­nistre de la Jus­tice. Avo­cat de for­ma­tion, le dé­pu­té de Vau­dreuil semble tout dé­si­gné pour cette fonc­tion.

Il est ré­élu en 2007, en 2008 puis en 2012, tou­jours avec une forte ma­jo­ri­té.

Au terme de ses 16 ans comme dé­pu­té, Yvon Mar­coux rap­pelle quelques-uns des projets qu’il a réa­li­sés en col­la­bo­ra­tion avec di­vers in­ter­ve­nants : le nou­veau poste de la Sû­re­té du Qué­bec, l’au­to­route 30, l’élar­gis­se­ment du pont Ga­li­peault, le Centre Mul­ti­sports, la re­mise en état de la mai­son Fé­lix-Le­clerc et la construc­tion du centre am­bu­la­toire du CSSS de Vau­dreuilSou­langes.

Re­con­nais­sance et suc­ces­sion

Yvon Mar­coux sou­ligne que sa lon­gé­vi­té en po­li­tique s’ex­plique par les gens qui l’en­tourent. « J’ai été choyé dans Vau­dreuil de pou­voir comp­ter sur des in­ter­ve­nants, des col­la­bo­ra­teurs et des bé­né­voles gé­né­reux et en­ga­gés. J’ai la meilleure équipe », dé­clare-t-il sans am­bages.

Re­con­nais­sant, il tient à sou­li­gner le tra­vail de sa col­lègue du PLQ dans Sou­langes, Lu­cie Char­le­bois. Se­lon lui, leur com­pli­ci­té est une force pour la progression des dif­fé­rents dos­siers ré­gio­naux. Il se dit en outre re­con­nais­sant en­vers ses chefs, Jean Cha­rest et Phi­lippe Couillard, pour leur confiance au cours de toutes ces an­nées.

L’identité du pro­chain can­di­dat du par­ti dans la cir­cons­crip­tion de­meure in­con­nue. Tou­te­fois, le co­mi­té exé­cu­tif du PLQ de Vau­dreuil se réuni­ra pro­chai­ne­ment pour prendre une dé­ci­sion quant à la suc­ces­sion d’Yvon Mar­coux.

« J’ap­puie­rai le nou­veau can­di­dat sans ré­serve et je se­rai à son en­tière dis­po­si­tion pour ré­pondre à ses ques­tions. D’ici la jour­née des pro­chaines élec­tions, je de­meure dé­pu­té

de Vau­dreuil », pré­cise l’élu. À son avis, son dé­part n’im­plique pas une dé­faite du PLQ dans Vau­dreuil lors du pro­chain scru­tin. « Nous ob­tien­drons l’ap­pui de la po­pu­la­tion. Le PLQ est le mieux pla­cé pour le pro­grès et l’ave­nir du Qué­bec », conclut Yvon Mar­coux.

PHO­TO­THÈQUE

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PHO­TO­THÈQUE

Alors que de nom­breux mi­nistres perdent leur poste, Yvon Mar­coux est nom­mé mi­nistre de la Jus­tice.

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