Avant d’en­tre­prendre des ré­no­va­tions

Con­seils pra­tiques

L'Etoile - - SORTIES WEEK-END -

L’ar­ri­vée du prin­temps, sans le moindre doute, in­ci­te­ra plu­sieurs ci­toyens à en­ta­mer des ré­no­va­tions. Tou­te­fois, afin de pré­ve­nir de fâ­cheuses sur­prises, l’Of­fice de la pro­tec­tion du consom­ma­teur (OPC) met en garde la po­pu­la­tion.

Que ces tra­vaux soient né­ces­saires ou qu’ils visent sim­ple­ment à em­bel­lir la mai­son, la vigilance est es­sen­tielle en tout temps. Mais comment mettre les chances de son cô­té quand vient le temps de re­faire la toi­ture, de chan­ger les ar­moires ou de rem­pla­cer les fe­nêtres? L’OPC in­vite d’abord les gens à bien choi­sir leur en­tre­pre­neur.

En ef­fet, avant de confier ces tra­vaux à un en­tre­pre­neur, l’or­ga­nisme re­com­mande de prendre des ré­fé­rences au­près de col­lègues, de pa­rents ou d’amis. L’en­tre­pre­neur re­te­nu doit non seule­ment pos­sé­der un per­mis de la Ré­gie du bâ­ti­ment, mais éga­le­ment avoir en main son per­mis de com­mer­çant iti­né­rant de l’OPC.

Pour ob­te­nir ces ren­sei­gne­ments, les Vau­dreuil-Sou­lan­geois peuvent consul­ter, sur le site In­ter­net de l’OPC, l’ou­til « Ren­sei­gnez-vous sur un com­mer­çant ». Il se­ra alors no­tam­ment pos­sible de sa­voir si l’en­tre­pre­neur a dé­jà fait l’ob­jet de plaintes.

Sou­li­gnons de plus que la Ré­gie du bâ­ti­ment rend ac­ces­sible en ligne le « Re­gistre des dé­ten­teurs de per­mis », un autre ou­til très utile. Ces vé­ri­fi­ca­tions faites, une éva­lua­tion écrite des tra­vaux à ef­fec­tuer et des coûts ai­de­ra le ci­toyen à com­pa­rer les offres et à prendre une dé­ci­sion éclai­rée.

Contrat dé­taillé, consom­ma­teur pro­té­gé

Évi­dem­ment, il faut s’as­su­rer d’avoir un contrat écrit, conforme aux pro­messes ver­bales de l’en­tre­pre­neur (dates de dé­but et de fin des tra­vaux, ma­té­riaux uti­li­sés, coûts, etc.). La pru­dence est de mise à l’égard de ce­lui qui re­fu­se­ra de consi­gner ses dires dans un contrat.

Avant d’ou­vrir son por­te­feuille

S’il n’est pas consi­dé­ré comme un com­mer­çant iti­né­rant, la loi per­met à l’en­tre­pre­neur de de­man­der à son client un acompte avant le dé­but des tra­vaux. Il est tou­te­fois pré­fé­rable d’évi­ter d’en don­ner un, ou en­core de né­go­cier un pe­tit ver­se­ment.

En ef­fet, même si cette si­tua­tion est plu­tôt ex­cep­tion­nelle, des consom­ma­teurs ont dé­jà vu leur acompte dis­pa­raître dans les poches d’un en­tre­pre­neur. Ce der­nier n’a ja­mais ef­fec­tué les tra­vaux pla­ni­fiés.

En ce qui concerne le paie­ment des tra­vaux, l’OPC sug­gère de payer en plu­sieurs fois, se­lon leur avan­ce­ment, et de faire un der­nier paie­ment quand ils sont ter­mi­nés. Il est d’ailleurs sou­hai­table de consi­gner ces ren­sei­gne­ments au contrat afin d’évi­ter tout mal­en­ten­du.

Mal­gré toutes ces pré­cau­tions, nul ne peut pré­tendre être à l’abri des pro­blèmes. L’OPC peut mal­gré tout ai­der les gens à connaître leurs re­cours et à faire va­loir leurs droits. Ces der­niers sont éga­le­ment in­vi­tés à consul­ter le site In­ter­net de l’OPC au www.opc.gouv.qc.ca.

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