L’as­su­rance ha­bi­ta­tion, c’est es­sen­tiel!

L'Etoile - - IMMO INFO - (R.C.)

Contrac­ter une as­su­rance ha­bi­ta­tion, c’est vous as­su­rer de dor­mir l’es­prit tran­quille. Mais en­core faut-il que la vôtre convienne par­fai­te­ment à vos be­soins. Chaque type de ré­si­dence a ses par­ti­cu­la­ri­tés.

Si vous êtes pro­prié­taire d’une mai­son, vous de­vrez as­su­rer non seule­ment vos biens et meubles, mais aus­si le bâ­ti­ment. Par contre, si vous pos­sé­dez un appartement, vous de­vrez contrac­ter une pre­mière as­su­rance pour pro­té­ger vos biens et meubles, mais éga­le­ment une deuxième as­su­rance, celle-là avec tous les co­pro­prié­taires, pour cou­vrir les élé­ments fai­sant par­tie du bâ­ti­ment. En­fin, si vous êtes lo­ca­taire, vous de­vrez sous­crire une as­su­rance des lo­ca­taires pour as­su­rer vos biens et meubles seule­ment. Dans tous les cas, on de­vrait in­clure une as­su­rance res­pon­sa­bi­li­té ci­vile contre les dom­mages cau­sés à au­trui et qui pourraient en­traî­ner des pour­suites ju­di­ciaires.

Les types de contrat

Gé­né­ra­le­ment, les as­su­reurs pro­posent trois for­mules d’as­su­rance ha­bi­ta­tion. La for­mule de base couvre le bâ­ti­ment ain­si que les biens et meubles contre un ombre li­mi­té de risques pré­ci­sés dans le contrat. La for­mule éten­due as­sure, pour sa part, les biens et meubles contre un nombre li­mi­té de risques pré­ci­sés dans le contrat, de même que le bâ­ti­ment contre tous les risques non ex­clus sur la po­lice. En­fin, la for­mule tous risques couvre à la fois le bâ­ti­ment et les biens et meubles contre tous les risques non ex­clus. Cette der­nière for­mule vous couvre donc plus lar­ge­ment, puisque tous les dom­mages qui ne sont pas pré­vus et ins­crits au contrat sont cou­verts par dé­faut, alors que dans le cas du risque spé­ci­fié, c’est le contraire.

L’éten­due de la pro­tec­tion peut va­rier à l’in­té­rieur de ces ca­té­go­ries gé­né­rales d’une com­pa­gnie d’as­su­rances à une autre. Vous au­rez à choi­sir entre la va­leur à neuf et la va­leur dé­pré­ciée sur le bâ­ti­ment et sur les biens et meubles. La va­leur à neuf si­gni­fie que ce qui est en­dom­ma­gé, dé­truit ou vo­lé se­ra rem­pla­cé par un bien de même na­ture et de même qua­li­té, sans pé­na­li­té pour sa dé­pré­cia­tion.

Ce­pen­dant, il y a des risques en as­su­rance qui ne sont nor­ma­le­ment pas in­clus, entre autres les trem­ble­ments de terre, les glis­se­ments de ter­rain ou en­core les re­fou­le­ments d’égout. Pour vous pro­té­ger, vous de­vez sous­crire une pro­tec­tion sup­plé­men­taire. De plus, bien que la po­lice d’as­su­rance ha­bi­ta­tion couvre les meubles et les biens sur les lieux et en de­hors des lieux as­su­rés, il y a des ex­cep­tions. Les bi­joux, les col­lec­tions, les ob­jets d’art et les an­ti­qui­tés, entre autres, com­portent gé­né­ra­le­ment une li­mite spé­ci­fique. Si vous pos­sé­dez de tels ef­fets et que leur va­leur ex­cède cette li­mite, vous de­vez en in­for­mer votre as­su­reur et faire ajou­ter un ave­nant à va­leur agréée.

Le mon­tant de la prime

D’abord, vous de­vrez éta­blir la fran­chise, soit la somme que vous de­vrez payer en cas d’in­dem­ni­sa­tion. En plus du type de contrat, vous au­rez à dé­fi­nir la li­mite de cou­ver­ture en cas de si­nistre. Cette cou­ver­ture doit re­pré­sen­ter le coût de re­cons­truc­tion du do­mi­cile et non la va­leur mar­chande de ce der­nier. Il faut éga­le­ment sa­voir que le prix du ter­rain n’est pas in­clus dans la va­leur as­su­rée. Quel que soit le pla­fond de la po­lice, vous ne pou­vez pas de­man­der une in­dem­ni­té su­pé­rieure au dom­mage réel qu’a su­bi le bien as­su­ré. Ce­la dit, chaque com­pa­gnie éta­blit sa propre grille de ta­rifs. Vous avez donc in­té­rêt à faire un choix.

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