L’ins­pec­tion préachat

Ne faites pas confiance au pre­mier ve­nu!

L'Etoile - - IMMO INFO - Source : CAA Qué­bec

C’est connu, l’achat d’une mai­son s’avère le prin­ci­pal in­ves­tis­se­ment que bien des gens réa­li­se­ront dans leur vie. L’ache­teur d’une mai­son exis­tante ne doit donc ja­mais hé­si­ter à lier sa pro­messe d’achat à une condition d’ins­pec­tion.

Fait étonnant, la pro­fes­sion d’ins­pec­teur en bâ­ti­ment n’est liée à au­cune for­ma­tion ré­gle­men­tée. Ce­la si­gni­fie qu’en pra­tique, n’im­porte qui peut se pré­tendre qua­li­fié en la ma­tière. À qui confier le man­dat d’ins­pec­tion dans ce contexte? La fa­çon la plus sûre de s’as­su­rer de la com­pé­tence sou­hai­tée, c’est de choi­sir un ins­pec­teur dé­ten­teur d’une as­su­rance res­pon­sa­bi­li­té et membre en règle d’un ordre pro­fes­sion­nel per­ti­nent.

On trouve au Qué­bec des ar­chi­tectes, des tech­no­logues et des in­gé­nieurs en bâ­ti­ment qui offrent le ser­vice. Il faut sa­voir que les ordres pro­fes­sion­nels visent no­tam­ment à pro­té­ger le pu­blic en contrô­lant l’exer­cice de la pro­fes­sion. On peut vé­ri­fier l’ins­crip­tion d’un ins­pec­teur au­près de l’ordre pro­fes­sion­nel lui-même, et la cou­ver­ture en as­su­rance au­près de la com­pa­gnie concer­née. De plus, il ne faut pas hé­si­ter à de­man­der des ré­fé­rences. Un ins­pec­teur en bâ­ti­ment aguer­ri ne s’y op­po­se­ra nor­ma­le­ment pas.

Il faut pré­voir en­vi­ron 500 $ pour ob­te­nir les ser­vices d’un ins­pec­teur. Le coût de l’ins­pec­tion peut tou­te­fois va­rier en fonc­tion du type de bâ­ti­ment (sa taille, son âge, etc.).

Le man­dat d’ins­pec­tion

L’ins­pec­tion d’un bâ­ti­ment re­quiert un exa­men at­ten­tif de l’état phy­sique de tous ses sys­tèmes et com­po­sants vi­sibles et ac­ces­sibles. L’exer­cice est stric­te­ment de na­ture vi­suelle.

Les ordres qué­bé­cois des ar­chi­tectes, des tech­no­logues pro­fes­sion­nels et des éva­lua­teurs agréés ont conjoin­te­ment éla­bo­ré des normes de pra­tique. Elles dé­ter­minent la te­neur et la por­tée des ins­pec­tions de bâ­ti­ments ré­si­den­tiels réa­li­sées par leurs membres. On y pré­cise tout ce qui doit être pas­sé à la loupe, à l’in­té­rieur comme à l’ex­té­rieur : struc­ture de la pro­prié­té, ter­rain, re­vê­te­ment, portes et fe­nêtres, toi­ture, plom­be­rie, élec­tri­ci­té, chauf­fage, cli­ma­ti­sa­tion, ven­ti­la­tion, etc.

Si l’ins­pec­tion d’un com­po­sant ou d’un sys­tème s’avère im­pos­sible, les normes exigent que le pro­fes­sion­nel en ex­plique la rai­son dans son rap­port. À titre d’exemple, ce peut être le cas lorsque l’élé­ment est ca­ché dans une ca­vi­té du bâ­ti­ment, si­tué der­rière un re­vê­te­ment ou en­core en­foui sous le sol ou la neige.

Rap­port dé­taillé

Au terme de l’exa­men, l’ins­pec­teur re­met un rap­port à l’ache­teur po­ten­tiel. Il s’agit d’un compte-ren­du écrit, com­plet et dé­taillé de ses constats, as­sor­tis de pho­to­gra­phies. Le rap­port doit no­tam­ment com­por­ter des com­men­taires éclai­rants pour l’ache­teur au su­jet des dé­fauts ob­ser­vés, en par­ti­cu­lier ceux qui com­mandent des cor­rec­tifs ur­gents ou ma­jeurs ou en­core une ex­per­tise ap­pro­fon­die. Un for­mu­laire de « Dé­cla­ra­tion du ven­deur » peut aus­si ac­com­pa­gner le rap­port. Ce do­cu­ment per­met à un pro­prié­taire de di­vul­guer de l’in­for­ma­tion sur l’état des prin­ci­paux élé­ments de sa pro­prié­té : les ré­no­va­tions et les ré­pa­ra­tions ef­fec­tuées, les pro­blèmes exis­tants, etc.

Au fi­nal, l’ins­pec­tion préachat me­née par un pro­fes­sion­nel (avec une com­pé­tence re­con­nue et une pra­tique en­ca­drée) pro­cu­re­ra à l’ache­teur po­ten­tiel une opi­nion ob­jec­tive sur la qua­li­té du bâ­ti­ment qui l’in­té­resse.

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