Plus de vé­gé­ta­tion, moins d’inon­da­tions!

L'Etoile - - IMMO INFO - EMI­LY SI­NAVE

Les inon­da­tions font par­tie in­té­grante d’un en­vi­ron­ne­ment sain, mais elles peuvent oc­ca­sion­ner plu­sieurs désa­gré­ments im­por­tants pour les hu­mains.

Les ci­toyens de Saint-Clet peuvent en té­moi­gner! De nom­breux fac­teurs peuvent in­fluen­cer les risques d’inon­da­tion. Par­mi les plus im­por­tants, men­tion­nons la quan­ti­té et le type de pré­ci­pi­ta­tions (fac­teurs im­por­tants dans un contexte de chan­ge­ment cli­ma­tique), la na­ture et l’état du bas­sin ver­sant, les em­bâcles et l’uti­li­sa­tion du ter­ri­toire. le dé­bit des cours d’eau tant lors de crues prin­ta­nières qu’après un orage. Le cou­vert vé­gé­tal contri­bue de ce fait à at­té­nuer les inon­da­tions. En ef­fet, d’après le mi­nis­tère du Dé­ve­lop­pe­ment du­rable, de l’En­vi­ron­ne­ment, de la Faune et des Parcs du Qué­bec, « sans vé­gé­ta­tion, la crue des ri­vières aug­men­te­rait jus­qu’à 40 %, ac­cen­tuant les risques d’inon­da­tion ». De plus, il es­time que, pour chaque aug­men­ta­tion de 5 % de la cou­ver­ture fo­res­tière d’une ville, le vo­lume des eaux de ruis­sel­le­ment di­mi­nue d’en­vi­ron 2 %, ce qui ré­duit les frais né­ces­saires à l’ins­tal­la­tion de tuyaux d’égouts de grand dia­mètre.

L’écou­le­ment des eaux est aus­si plus lent dans les bas­sins qui ren­ferment des zones na­tu­relles de sto­ckage de l’eau, comme les lacs et les mi­lieux hu­mides ou les zones ar­ti­fi­cielles de sto­ckage. Dans ces bas­sins, les crues sont moindres que dans les bas­sins dé­pour­vus de ces types de mi­lieux.

La va­leur ac­tuelle des mi­lieux hu­mides au Qué­bec est es­ti­mée à 262 mil­lions de dol­lars, seule­ment pour le ser­vice d’at­té­nua­tion des crues. Voi­là une bonne rai­son de prendre soin de nos mi­lieux hu­mides!

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