NDIP : la cam­pagne s’en­ve­nime

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (C.C.J.)

La cam­pagne à la mai­rie de Notre-Dame-de-l’Île-Per­rot se corse. L’équipe de la can­di­date Da­nie Des­chênes doit ré­pondre à des al­lé­ga­tions de son an­cien agent of­fi­ciel.

Le can­di­dat à la mai­rie Ri­chard Main­ville a sou­li­gné aux Heb­dos du Su­roît que Jacques Ran­ger, l’agent of­fi­ciel du par­ti fon­dé par Ma­rie-Claude Ni­chols, Op­tion ci­toyens, a dé­ci­dé de rendre sa dé­mis­sion faute d’ap­puyer la can­di­da­ture de Da­nie Des­chênes. Il si­gnale aus­si le dé­part de 17 membres du par­ti pour les mêmes rai­sons.

Jacques Ran­ger confirme les in­for­ma­tions. « Je n’ai pas été consul­té pour le choix de Da­nie Des­chênes comme can­di­date à la mai­rie pour Op­tions ci­toyens. Elle n’était pas mon choix », ex­plique l’an­cien agent of­fi­ciel. Pour lui, Syl­vain Le­mire au­rait été tout dé­si­gné pour re­pré­sen­ter la for­ma­tion po­li­tique lan­cée par l’ac­tuelle dé­pu­tée de Vau­dreuil, Ma­rie-Claude Ni­chols. Or, c’est là que le bât blesse. Ef­fec­ti­ve­ment, rap­pe­lons que le conseiller mu­ni­ci­pal a pré­fé­ré se dis­so­cier d’Op­tion ci­toyens plu­tôt que d’ap­puyer la cam­pagne de Da­nie Des­chênes.

Jacques Ran­ger ren­ché­rit : « Plu­sieurs autres membres ont quit­té la for­ma­tion avec la même im­pres­sion de ne pas avoir été consul­tés. »

« C’est du sa­lis­sage »

La can­di­date a une ver­sion dif­fé­rente que celle pro­po­sée par l’an­cien agent of­fi­ciel sans pour au­tant nier le fait que les ad­mi­nis­tra­teurs du par­ti n’ont pas été consul­tés. « C’est vrai. Nous avons pré­fé­ré prendre le pouls des élus de l’équipe plu­tôt que des ad­mi­nis­tra­teurs. L’équipe de conseillers m’a dé­si­gnée. D’autre part, après la der­nière cam­pagne élec­to­rale, nous avons fait le choix de ne plus tra­vailler avec Jacques Ran­ger comme agent of­fi­ciel puisque nous avons eu des pro­blèmes avec les fi­nances du par­ti », té­moigne Da­nie Des­chênes. Si­gna­lons, au pas­sage, que l’agent of­fi­ciel est ce­lui qui doit rendre compte des fi­nances d’un par­ti ou d’un can­di­dat au di­rec­teur gé­né­ral des élec­tions du Qué­bec (DGEQ); il s’agit donc d’un rouage im­por­tant d’une équipe po­li­tique en temps d’élec­tion.

Le nouvel agent of­fi­ciel d’Op­tion ci­toyens, Guy Amesse, en fonc­tion de­puis un mois, ap­porte plus d’ex­pli­ca­tions : « Il y avait une in­com­pa­ti­bi­li­té entre l’équipe et mon­sieur Ran­ger de­puis la der­nière élec­tion. Les conseillers dé­si­raient que les fi­nances soient te­nues élec­tro­ni­que­ment, mais Jacques Ran­ger les ins­cri­vait ma­nuel­le­ment. Il était donc la seule per­sonne au cou­rant des chiffres trans­mis of­fi­ciel­le­ment. Nous ne pré­su­mons pas que c’était mal fait, mais ces mé­thodes ne conve­naient plus. »

Pour Da­nie Des­chênes, cette sor­tie de membres dé­mis­sion­naires fait par­tie

IL Y AVAIT UNE IN­COM­PA­TI­BI­LI­TÉ ENTRE L’ÉQUIPE ET MON­SIEUR RAN­GER DE­PUIS LA DER­NIÈRE ÉLEC­TION. LES CONSEILLERS DÉ­SI­RAIENT QUE LES FI­NANCES SOIENT TE­NUES ÉLEC­TRO­NI­QUE­MENT, MAIS JACQUES RAN­GER LES INS­CRI­VAIT MA­NUEL­LE­MENT.

– GUY AMESSE, AGENT OF­FI­CIEL D’OP­TION CI­TOYENS

d’une tac­tique de sa­lis­sage lan­cée par Ri­chard Main­ville. « Mon­sieur Main­ville parle plus de moi que des en­jeux et des dos­siers qui touchent les ci­toyens, dé­plore-t-elle. J’ai­me­rais bien l’en­tendre sur ce qu’il pro­pose con­crè­te­ment. »

Vé­ri­fi­ca­tions faites

L’agent of­fi­ciel re­voit à la baisse le nombre des membres du par­ti qui au­raient quit­té à la suite de la désignation de Da­nie Des­chênes. Alors que Ri­chard Main­ville et Jacques Ran­ger en citent 17, l’ad­mi­nis­tra­teur fait plu­tôt état de trois : Jacques Ran­ger, Éric Re­naud et Syl­vain Le­mire, qui a vu sa can­di­da­ture à la mai­rie re­je­tée par Op­tion ci­toyens.

Aus­si, du cô­té du DGEQ, on confirme la dé­mis­sion de Jacques Ran­ger, mais il lui est im­pos­sible de connaître les causes de son dé­part. Un peu comme pour le re­gistre des membres du par­ti, il s’agit d’un su­jet de ré­gie in­terne. En­fin, point tech­nique, les membres d’un par­ti n’ont pas à dé­mis­sion­ner lors­qu’ils sou­haitent quit­ter leurs fonc­tions. Ils n’ont qu’à ne pas re­nou­ve­ler leur af­fi­lia­tion an­nuelle à une for­ma­tion.

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