Fu­sion : Op­tion ci­toyens trans­pa­rente

C’est non

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (C.C.J.)

Une opi­nion par­ta­gée

De­puis l’élec­tion à Notre-Dame-de-l’Île-Per­rot de l’équipe com­plète d’Op­tion ci­toyens en 2009, tous les élus en poste ont main­te­nu leur po­si­tion contre la fu­sion des mu­ni­ci­pa­li­tés de l’île Per­rot. La cam­pagne qui bat son plein garde le cap.

La chef du par­ti Op­tion ci­toyens et can­di­date à la mai­rie Da­nie Des­chênes in­dique que « les élus ont tou­jours sou­te­nu les ac­tions de col­la­bo­ra­tion entre les mu­ni­ci­pa­li­tés de l’île Per­rot. Par exemple, les ci­toyens peuvent, de­puis peu, se rendre dans toutes les bi­blio­thèques de l’île et em­prun­ter des livres, une belle col­la­bo­ra­tion entre les villes. De plus, la créa­tion de la Ré­gie des équi­pe­ments en loi­sirs de l’île Per­rot (RELIP) est en lien di­rect avec le sou­hait des mu­ni­ci­pa­li­tés de tra­vailler en­semble et de pro­po­ser des in­fra­struc­tures spor­tives à tous les ci­toyens. Nous col­la­bo­rons avec grand plai­sir au mieuxêtre des ci­toyens. Il est clair qu’une fu­sion au­rait un im­pact di­rect dans les poches des ci­toyens de Notre-Dame-de-l’ÎlePer­rot, puisque nous avons le taux de taxa­tion le plus bas et que nous au­rions à dé­bour­ser plus pour sou­te­nir les be­soins du reste de l’île. De plus, c’est notre rôle, de conser­ver nos es­paces agri­coles. Je n’ose pas pen­ser à ce qui se pas­se­rait si l’on fu­sion­nait ».

Dans le cadre de la pré­sente cam­pagne élec­to­rale, l’équipe d’Op­tion ci­toyens mise sur plu­sieurs en­jeux, dont le dos­sier de la rue Si­mone-De Beauvoir, le parc des Éper­viers, les ser­vices aux ci­toyens et le res­pect de l’en­vi­ron­ne­ment.

Un autre can­di­dat par­tage un avis si­mi­laire sur la fu­sion. En ef­fet, Marc Char­le­bois, can­di­dat in­dé­pen­dant au poste de conseiller du dis­trict un, se dit fer­me­ment contre la fu­sion de No­treDame-de-l’Île-Per­rot aux trois autres mu­ni­ci­pa­li­tés per­ro­toises. « Ce n’est pas une prio­ri­té pour les gens que je ren­contre dans mon sec­teur », dé­clare l’homme d’af­faires.

Un peu comme les membres d’Op­tion ci­toyens, il craint qu’une telle dé­ci­sion ait des consé­quences né­fastes pour les contri­buables per­rot­da­mois. « Nous avons le taux de taxa­tion fon­cière le plus bas de l’île, rap­pelle Marc Char­le­bois. Il est pos­sible que la ville fu­sion­née se donne un taux com­mun, plus haut que ce­lui que nous connais­sons ac­tuel­le­ment. »

Il af­firme aus­si être contre la fu­sion pour fa­ci­li­ter la conser­va­tion du ca­rac­tère cham­pêtre de la mu­ni­ci­pa­li­té.

En­fin, il se dé­sole de voir l’équipe d’Op­tion ci­toyens se pré­sen­ter comme la seule contre la fu­sion des quatre mu­ni­ci­pa­li­tés. « C’est une af­fir­ma­tion bi­zarre puisque per­sonne ne s’est dit ou­ver­te­ment pour une fu­sion, à ce que je sache », conclut Marc Char­le­bois.

PHO­TO DA­NIEL CUILLERIER

Yvan Car­di­nal (au centre) et Marc Roy (à droite), maires de Pin­court et de L’Île-Per­rot, se sont mon­trés ou­verts à une fu­sion. Le maire de Ter­rasse-Vau­dreuil, Mi­chel Bourdeau (à gauche), fait par­tie des op­po­sants.

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