Des ha­bi­tudes à re­voir

L’ar­ro­sage du po­ta­ger

L'Etoile - - ÉCHOS COMMERCES - (S.L.)

la belle sai­son, le jar­di­nier prend souvent l’ha­bi­tude d’ar­ro­ser en fin de jour­née. Même s’il a fait beau toute la jour­née, ce n’est peut-être pas le mieux à faire. En ef­fet, jus­qu’à la fin du mois de mai, les nuits peuvent être fraîches et l’as­so­cia­tion de l’ar­ro­sage du soir et de la fraî­cheur de la nuit peut en­traî­ner des pro­blèmes de san­té pour vos vé­gé­taux (ma­la­dies fon­giques dues à une stag­na­tion de l’eau sur les feuilles).

Au prin­temps, il est donc conseillé d’ef­fec­tuer l’ar­ro­sage le ma­tin, en évi­tant tou­te­fois de le faire trop tôt. At­ten­dez vers 10 h, que l’at­mo­sphère se ré­chauffe un peu.

En été, c’est plu­tôt l’in­verse. Ar­ro­ser le ma­tin alors qu’une jour­née ca­ni­cu­laire s’an­nonce ne sert à rien, même si vous

L’ar­ro­sage au po­ta­ger n’est pas chose fa­cile, car il doit s’ef­fec­tuer en fonc­tion de dif­fé­rents fac­teurs. Si vous avez l’ha­bi­tude de prendre le pis­to­let à n’im­porte quelle heure et d’as­per­ger vos lé­gumes tel un « jar­di­nier au­to­mate », des chan­ge­ments s’im­posent.

vous le­vez aux au­rores. Les plantes ne re­ce­vront pas le bé­né­fice de l’ar­ro­sage, car l’eau s’éva­po­re­ra ra­pi­de­ment au cours de la ma­ti­née, avant qu’elles ne puissent l’ab­sor­ber. Ir­ri­guer le soir s’avère plus in­di­qué.

La bonne fré­quence et la bonne dose

En­core une ha­bi­tude qui a la vie dure : l’ar­ro­sage jour­na­lier et en pe­tite quan­ti­té. Pour un ar­ro­sage ef­fi­cace du po­ta­ger, il est pré­fé­rable de le faire moins souvent, mais avec un ap­port d’eau plus éle­vé. L’explication tient au fait qu’un ar­ro­sage fré­quent n’oblige pas les ra­cines des plants de lé­gumes à al­ler cher­cher l’eau en pro­fon­deur dans le sol. Con­sé­quence : l’en­ra­ci­ne­ment de sur­face rend les lé­gumes dé­pen­dants du jar­di­nier.

Ar­ro­ser au bon en­droit

On le voit avec les to­mates et les cu­cur­bi­ta­cées, l’ar­ro­sage sur le feuillage peut être très no­cif, car fa­vo­ri­sant les ma­la­dies cryp­to­ga­miques (cham­pi­gnons), comme le mil­diou ou l’oï­dium. De plus, as­per­ger le feuillage avec de l’eau froide après une chaude jour­née d’été pro­voque un choc ther­mique né­faste pour sa san­té.

Le mieux est de pri­vi­lé­gier les ap­ports d’eau sur le sol en pluie fine et à faible pres­sion. En ef­fet, rien ne sert de mettre le jet du pis­to­let-ar­ro­seur en forte pres­sion, ce qui dé­cape le sol et pro­jette des par­ti­cules ter­reuses sur les feuilles.

Si vous n’avez pas la pa­tience d’ap­por­ter de l’eau à la plante, ins­tal­lez un sys­tème goutte à goutte pour les to­mates, au­ber­gines, cour­gettes, me­lons, courges, etc. Pour les lé­gumes ra­cines (ca­rottes, na­vets, pa­nais…), un ré­seau de tuyaux mi­cro­po­reux pour­ra vous faire réa­li­ser de nom­breuses éco­no­mies de temps et d’ar­gent.

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