L’agri­cul­teur sou­cieux de l’état de ses cours d’eau!

La chro­nique de l’eau

L'Etoile - - SPORTS - EMI­LY SINAVE

Plu­sieurs études ont dé­mon­tré que l’élar­gis­se­ment de la bande de pro­tec­tion riveraine amé­liore gran­de­ment la qua­li­té de l’eau des cours d’eau.

Elle capte da­van­tage de sé­di­ments des eaux de ruis­sel­le­ment, for­mant une zone tam­pon entre la culture et le cours d’eau, en plus de sta­bi­li­ser les berges. Les agri­cul­teurs qui res­pectent la po­li­tique de pro­tec­tion des rives, du lit­to­ral et des plaines inon­dables du MDDEFP conser­ve­ront une bande mi­ni­male de vé­gé­ta­tion de trois mètres. Les mu­ni­ci­pa­li­tés ont même le pou­voir de faire res­pec­ter cette po­li­tique, car les exi­gences mi­ni­males de cette der­nière sont gé­né­ra­le­ment in­té­grées dans leur ré­gle­men­ta­tion. D’ailleurs, le Code de ges­tion sur les pes­ti­cides et le Rè­gle­ment sur les ex­ploi­ta­tions agri­coles in­ter­disent res­pec­ti­ve­ment l’ap­pli­ca­tion de pes­ti­cides et l’épan­dage de fer­ti­li­sants mi­né­raux et or­ga­niques à l’in­té­rieur d’une bande riveraine.

Le CO­BA­VER-VS co­or­donne un pro­jet de ba­li­sage de bandes ri­ve­raines en mi­lieu agri­cole qui per­met d’iden­ti­fier les bandes ri­ve­raines à l’aide de pi­quets à neige. Ces pi­quets per­mettent de rendre vi­sible, à la fois pour le pro­duc­teur agri­cole et les ci­toyens, la bande riveraine mi­ni­male à conser­ver lors des tra­vaux au champ.

Les agri­cul­teurs de la ré­gion de Vau­dreuilSou­langes qui veulent par­ti­ci­per au pro­jet sont in­vi­tés à joindre Emi­ly Sinave, char­gée de pro­jets, au 450 451-0755 ou à pro­jet­com@co­ba­ver-vs.org.

D’ailleurs, le pro­gramme Prime-Vert du MAPAQ sub­ven­tionne l’amé­na­ge­ment de bandes ri­ve­raines élar­gies au-de­là des trois mètres ré­gle­men­taires. Une bande riveraine her­ba­cée élar­gie pro­duit un épais ta­pis de vé­gé­taux et de ra­cines, ce qui lui per­met de cap­ter da­van­tage de sé­di­ments et de nu­tri­ments. Quant à elle, la bande riveraine ar­bo­res­cente ou ar­bus­tive re­tient les nu­tri­ments les plus so­lubles, en pro­fon­deur dans le sol, et évite qu’ils at­teignent le cours d’eau ou la nappe phréa­tique.

Comme les berges d’un cours d’eau offrent ra­re­ment de bons ren­de­ments, la ré­colte est peu af­fec­tée. En lais­sant cette li­sière entre le ta­lus et le champ en culture, on ob­tient un plein ren­de­ment dès le pre­mier plant. De plus, les risques de dé­cro­che­ment de ta­lus et d’ac­ci­dent di­mi­nue­ront. Dans les faits, les bé­né­fices à long terme d’avoir une bande riveraine adé­quate avec un bon cou­vert vé­gé­tal sont re­con­nus par de nom­breux pro­duc­teurs agri­coles et ex­perts en en­vi­ron­ne­ment.

PHO­TO­THÈQUE

Pho­to du pro­jet de ba­li­sage de bande riveraine et d’une bande riveraine en

mi­lieu agri­cole.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.