At­ten­tion à la ma­la­die de Lyme

Cette infection peut cau­ser de graves pro­blèmes de san­té

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (VA.S.)

La ma­la­die de Lyme est une infection grave de plus en plus pré­sente au Canada. Elle se contracte lors­qu’une tique à pattes noires in­fec­tée de la bac­té­rie Bor­re­lia burg­dor­fe­ri pique une per­sonne.

Au Qué­bec, les tiques se re­trouvent gé­né­ra­le­ment au sud de la pro­vince; quoi­qu’elles peuvent s’agrip­per aux oi­seaux mi­gra­teurs et ain­si se re­trou­ver loin de leur em­pla­ce­ment ini­tial.

Les tiques se re­trouvent dans la vé­gé­ta­tion : on peut contrac­ter la ma­la­die le Lyme en fai­sant des ac­ti­vi­tés ex­té­rieures comme du golf, de la ran­don­née, du cam­ping et même du jar­di­nage. Si la ma­la­die est dé­tec­tée tôt, elle se traite fa­ci­le­ment.

Bien que les tiques à pattes noires ne soient pas toutes por­teuses de la ma­la­die de Lyme, les po­pu­la­tions de tiques à pattes noires in­fec­tées sont en crois­sance.

Les tiques à pattes noires sont ac­tives presque toute l’an­née, ce­pen­dant, le risque d’être pi­qué est plus éle­vé au prin­temps et pen­dant les mois d’été. Les tiques peuvent être in­fec­tées par plus d’un type de bac­té­ries qui peuvent cau­ser des ma­la­dies chez l’hu­main. En con­sé­quence, se pré­mu­nir contre les pi­qûres de tiques pro­tège contre la ma­la­die de Lyme et d’autres ma­la­dies. Il suf­fit de prendre quelques me­sures pré­ven­tives pour évi­ter d’être pi­qué lors d’ac­ti­vi­tés ex­té­rieures.

L’Agence de la san­té pu­blique du Canada re­com­mande le port de chaus­sures fer­mées, de chan­dails à manches longues et de pan­ta­lon. Pour em­pê­cher les tiques de grim­per sur les jambes, l’Agence conseille d’en­fi­ler les chaus­settes par­des­sus les pan­ta­lons. En por­tant des vê­te­ments de couleurs vives et claires, il est plus fa­cile de re­pé­rer les tiques. L’utilisation d’un in­sec­ti­fuge conte­nant du DEET ou de l’Ica­ri­din per­met de se pré­mu­nir contre les pi­qûres de tiques. Il est peut être ap­pli­qué sur la peau, mais aus­si sur les vê­te­ments. En re­ve­nant d’une ac­ti­vi­té ex­té­rieure, il est conseillé de prendre une douche ou un bain afin d’en­le­ver les ré­si­dus de tiques. Si une tique est dé­tec­tée, il faut l’en­le­ver dé­li­ca­te­ment de la peau avec une pince fine dans les 24 à 36 heures afin de pré­ve­nir l’infection.

Étant don­né que les tiques sont très pe­tites et que leurs pi­qûres sont ha­bi­tuel­le­ment sans dou­leur, les per­sonnes pi­quées peuvent igno­rer qu’elles ont été pi­quées. Il est donc im­por­tant de sur­veiller la pré­sence de tiques et les

symp­tômes de la ma­la­die de Lyme.

Les symp­tômes

Puisque les symp­tômes ini­tiaux dif­fèrent d’une per­sonne à l’autre et que cer­taines n’au­ront au­cun symp­tôme, il est très dif­fi­cile de diag­nos­ti­quer la ma­la­die de Lyme. De plus, d’autres per­sonnes peuvent avoir de lé­gers symp­tômes comme la fièvre ou une érup­tion cu­ta­née peu de temps après avoir été pi­quées, alors que d’autres peuvent avoir des symp­tômes graves, mais des se­maines après la pi­qûre. Ha­bi­tuel­le­ment, le pre­mier symp­tôme est une rou­geur de la peau d’au moins 5 cm qui ap­pa­raît dans le mois sui­vant la pi­qûre. Les symp­tômes de la ma­la­die de Lyme peuvent com­prendre l’une ou plu­sieurs des af­fec­tions sui­vantes à dif­fé­rents de­grés de gra­vi­té : fa­tigue, fièvre ou fris­sons, maux de tête, dou­leur mus­cu­laire et ar­ti­cu­laire, spasmes ou fai­blesse, en­gour­dis­se­ments ou pi­co­te­ments, gan­glions lym­pha­tiques en­flés, érup­tion cu­ta­née, dys­fonc­tion­ne­ment cog­ni­tif et étour­dis­se­ments, troubles du sys­tème ner­veux, ar­thrite et symp­tômes ar­thri­tiques et pal­pi­ta­tions car­diaques.

Les symp­tômes non trai­tés peuvent du­rer des an­nées et com­prendre de l’ar­thrite, des pro­blèmes neu­ro­lo­giques, un en­gour­dis­se­ment et une pa­ra­ly­sie. Bien que ce soit rare, des dé­cès at­tri­buables à la ma­la­die de Lyme ont été si­gna­lés. Plus la ma­la­die est dé­tec­tée ra­pi­de­ment, plus les chances d’avoir un meilleur diag­nos­tic aug­mentent. L’Agence de la san­té pu­blique du Canada conseille aus­si de conser­ver la tique in­fec­tée afin de l’ap­por­ter au mé­de­cin qui pour­ra alors plus fa­ci­le­ment éva­luer la ma­la­die.

PHO­TO­THÈQUE

Les tiques à pattes noires sont por­teuses de la ma­la­die de Lyme. Si une tique est dé­tec­tée, il faut l’en­le­ver dé­li­ca­te­ment de la peau avec une pince fine dans les 24 à 36 heures afin de

pré­ve­nir l’infection.

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