Nou­veaux ren­sei­gne­ments sur la ta­ri­fi­ca­tion

Sta­tion­ne­ment du 3031, bou­le­vard de la Gare

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (C.C.J.)

Des faus­se­tés se­lon le CSSS

Les in­ter­ve­nants dans le dos­sier de la ta­ri­fi­ca­tion dans le sta­tion­ne­ment du nou­veau Centre de san­té et de ser­vices so­ciaux (CSSS) de Vau­dreuil-Sou­langes n’ont pas fi­ni de se faire en­tendre. Le syn­di­cat et l’or­ga­nisme se relancent.

Rap­pe­lons que le CSSS a in­for­mé ses em­ployés ré­cem­ment de la mise en place d’une po­li­tique de ta­ri­fi­ca­tion pour le sta­tion­ne­ment de l’édi­fice du 3031, bou­le­vard de la Gare à Vau­dreuilDo­rion. Les res­pon­sables af­firment de­voir se plier à une di­rec­tive mi­nis­té­rielle émise en 2007 pour le bâ­ti­ment où le CSSS se­ra l’unique lo­ca­taire.

Une source syn­di­cale lo­cale se dit dé­çue de la dé­ci­sion de son em­ployeur. Se­lon elle, le CSSS de Vau­dreuil-Sou­langes n’a pas ex­plo­ré d’autres pistes de so­lu­tion que la ta­ri­fi­ca­tion. « La di­rec­tive a été émise en 2007. Pour­quoi dé­cide-t-on de s’y plier main­te­nant? D’autres CSSS ont fait preuve de créa­ti­vi­té et ils en sont ve­nus à des en­tentes avec les Villes pour as­su­rer un sta­tion­ne­ment gratuit pour tous », argue l’in­ter­ve­nante qui dé­sire conser­ver son ano­ny­mat.

De plus, cette der­nière s’in­digne de voir que la ta­ri­fi­ca­tion s’étend à tous : usa­gers et em­ployés. « La nou­velle po­li­tique force les usa­gers qui ar­rivent en au­to­mo­bile à payer au mi­ni­mum 4 $ même si leur vi­site ne dure que quelques mi­nutes, comme pour un pré­lè­ve­ment. Aus­si, on ne nous a pas par­lé d’une mo­du­la­tion ou d’un ta­rif dif­fé­rent pour les em­ployés. Cer­tains ont be­soin de leur voi­ture dans le cadre de leur travail. C’est in­juste de les fac­tu­rer », conclut l’employée du CSSS.

Contac­tée à ce su­jet, l’agente d’in­for­ma­tion du CSSS de Vau­dreuil-Sou­langes Ma­rianne Mont­pel­lier af­firme que la réa­li­té est tout autre. « Dans le cadre de com­mu­ni­ca­tions in­ternes, les em­ployés ont été in­for­més que la ta­ri­fi­ca­tion se­rait mo­du­lée pour eux. Le CSSS s’est as­su­ré de trou­ver le meilleur coût pos­sible pour les sa­la­riés, les usa­gers et les vi­si­teurs. Une ta­ri­fi­ca­tion spé­ci­fique s’ap­pli­que­ra aux em­ployés, qui paie­ront un peu moins de 1 $ par jour. De plus, pour les em­ployés qui dé­si­rent co­voi­tu­rer, des clauses à cet ef­fet ont été pré­vues dans la po­li­tique afin de per­mettre le par­tage de la ta­ri­fi­ca­tion. Des dé­marches ont été faites avec le Con­seil In­ter­mu­ni­ci­pal de Trans­port La Pres­qu’Île pour s’as­su­rer que le nou­veau site du CLSC se­rait ser­vi par les tran­sports en com­mun », ex­plique la porte-parole. Elle sou­ligne, de plus, que les vi­si­teurs de courte du­rée pour­ront ga­rer leur voi­ture dans une zone de dé­bar­ca­dère, n’ayant pas ain­si à payer le péage de sta­tion­ne­ment.

Sur le dé­lai de confor­mi­té à la di­rec­tive mi­nis­té­rielle, elle ré­itère que le CSSS a at­ten­du le re­grou­pe­ment de ses baux. Plus pré­ci­sé­ment, l’ins­ti­tu­tion loge ses bu­reaux dans des édi­fices où d’autres com­merces ont élu do­mi­cile. Il est donc com­plexe, tou­jours se­lon Ma­rianne Mont­pel­lier, d’y ins­tau­rer une ta­ri­fi­ca­tion en confor­mi­té avec la de­mande du mi­nis­tère. Or, cette contrainte n’exis­te­ra pas pour l’édi­fice du 3031 où seul le CSSS se trou­ve­ra. « Il de­vient pos­sible de se confor­mer à la di­rec­tive mi­nis­té­rielle, même si le CSSS reste lo­ca­taire », com­plète Ma­rianne Mont­pel­lier.

PHO­TO­THÈQUE

La ques­tion des vi­si­teurs qui se ren­dront au centre de ser­vice pour des pré­lè­ve­ments sou­lève l’in­quié­tude du syn­di­cat.

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