Les craintes liées au pro­jet En­bridge refont sur­face

Les mi­li­tants Vau­dreuil-Sou­lan­geois sa­luent leurs ho­mo­logues on­ta­riens

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (S.L.)

Cette se­maine, une di­zaine de ci­toyens et mi­li­tants de la ville d’Eto­bi­coke, en ban­lieue de To­ron­to, ont fait les man­chettes après avoir blo­qué l’ac­cès à deux sites où la com­pa­gnie En­bridge réa­lise des tra­vaux de ré­fec­tion sur son pi­pe­line 9B.

Les ma­ni­fes­tants vou­laient ain­si mettre en lu­mière leurs craintes par rap­port au pro­jet d’in­ver­se­ment du flux de ce pi­pe­line, qui passe éga­le­ment en sol Vau­dreuilSou­lan­geois.

Échos lo­caux

Le groupe Les Ci­toyens au cou­rant, qui mi­lite lo­ca­le­ment contre le pro­jet d’En­bridge, sa­lue l’ini­tia­tive de ces com­parses on­ta­riens. « Je pense que les ci­toyens de To­ron­to qui bloquent les tra­vaux sont pro­ba­ble­ment des ci­toyens in­quiets comme nous, et avec rai­son. Je suis so­li­daire avec eux », a lais­sé sa­voir une re­pré­sen­tante de ce groupe ci­toyen.

Les Ci­toyens au cou­rant se ral­lient à leurs ho­mo­logues on­ta­riens et rap­pellent les risques qu’im­plique le ren­ver­se­ment du flux de ce pi­pe­line. « Nous sommes in­quiets. Le pi­pe­line 9B d’En­bridge a 39 ans. Ri­chard Ku­pre­wicz, ingénieur émé­rite dans son do­maine, a étu­dié les don­nées de ce pi­pe­line. Il es­time qu’il a 90 % de chances de rup­ture dans les cinq an­nées sui­vant l’in­ver­sion », rap­pelle le groupe. Et d’ajou­ter : « Rap­pe­lons qu’En­bridge re­fuse de faire les tests hy­dro­sta­tiques qui per­met­traient d’iden­ti­fier la cor­ro­sion fis­su­rante in­vi­sible lors des ins­pec­tions in­ternes. En­bridge n’a pas conduit de tests hy­dro­sta­tiques sur le pi­pe­line 9B de­puis 17 ans. »

Jus­qu’à ce jour, En­bridge n’a tou­jours pas par­ta­gé les don­nées sur l’in­ter­ven­tion d’ur­gence avec les élus de Vau­dreuilSou­langes.

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