La mu­sique en­va­hit les rue d’Hudson

Fes­ti­val de mu­sique d’Hudson

L'Etoile - - ACTUALITÉ - VA­NES­SA SOU­LIÈRES

C’est la se­maine der­nière que se te­nait la hui­tième édi­tion du Fes­ti­val de mu­sique d’Hudson.

Plu­sieurs mil­liers de per­sonnes tant de la ré­gion de Vau­dreuil-Sou­langes que de Mon­tréal, d’Ot­ta­wa et de Bou­cher­ville se sont dé­pla­cées dans la pe­tite mu­ni­ci­pa­li­té pour l’oc­ca­sion. Plus de 100 ar­tistes ve­nant de par­tout sur la pla­nète sont ve­nues se faire en­tendre sur l’une des nom­breuses scènes du Fes­ti­val qui a com­men­cé le 2 août et qui a pris fin ce sa­me­di.

« Nous avons été chan­ceux cette an­née, car grâce à nos com­man­di­taires, nous avons eu la chance d’avoir de la pu­bli­ci­té sur des au­to­bus et même sur les au­to­routes 30 et 40! » sou­ligne l’une des or­ga­ni­sa­trices de l’évè­ne­ment, Lin­da Crol­lette.

Les fon­da­teurs de l’évè­ne­ment as­pirent d’ailleurs à ce que le Fes­ti­val de mu­sique d’Hudson de­vienne l’un des plus im­por­tants fes­ti­vals de mu­sique dans l’Est du Ca­na­da.

Les fes­ti­va­liers ont eu la chance d’en­tendre toutes sortes de genres mu­si­caux, car le Fes­ti­val en­cou­rage l’in­no­va­tion et la col­la­bo­ra­tion.

Cette ma­nière de fonc­tion­ner per­met aux ar­tistes de prendre des risques, d’ex­pé­ri­men­ter les sons avec leur ins­tru­ment, alors que les fes­ti­va­liers ont l’oc­ca­sion d’en­tendre une mu­sique unique et une ap­proche ar­tis­tique comme nul autre évè­ne­ment ne leur per­met­trait de le faire.

Le Fes­ti­val de mu­sique d’Hudson est unique aus­si par son dé­rou­le­ment : lors de ce ras­sem­ble­ment ar­tis­tique, tous les spec­tacles sont très in­times, et les fes­ti­va­liers peuvent voir les ar­tistes en spec­tacle de ma­nière très per­son­nelle.

Les grands concerts

Au cours de la se­maine du Fes­ti­val, le parc Jack-Lay­ton était l’hôte de deux grands concerts.

Le ven­dre­di 8 août, un ga­la a mis en ve­dette trois groupes : la for­ma­tion hud­so­noise El Proyec­to Co­lec­ti­vo, le groupe Zal Sis­so­kho et Bun­ta­lo, et The Pau­lo Ra­mos. El Proyec­to Co­lec­ti­vo a li­vré aux fes­ti­va­liers des pièces mu­si­cales éner­giques, al­lant des clas­siques du reg­gae à des rythmes la­tins. Quant à la for­ma­tion Zal Sis­so­kho et Bun­ta­lo, sa pres­ta­tion in­cluait éga­le­ment des com­po­si­tions ori­gi­nales et des clas­siques afri­cains.

En­fin, ori­gi­naire du Bré­sil, l’au­teur­com­po­si­teur, chan­teur, gui­ta­riste et per­cus­sion­niste Pau­lo Ra­mos, dont la mu­sique est mar­quée par les rythmes la­tins de son pays na­tal, a pour sa part rem­por­té un prix Ju­no au Ca­na­da en 1997 pour Afri­ca do Bra­zil, dans la ca­té­go­rie Best Glo­bal Al­bum. De­puis, le groupe s’est pro­duit par­tout dans le monde et a en­re­gis­tré plu­sieurs al­bums.

Hom­mage à l’in­va­sion bri­tan­nique

Le Fes­ti­val s’est conclu sa­me­di soir au parc Jack-Lay­ton avec un spec­tacle en l’hon­neur du 50e an­ni­ver­saire de l’in­va­sion bri­tan­nique, à sa­voir l’in­tro­duc­tion mas­sive de groupes mu­si­caux bri­tan­niques sur le sol amé­ri­cain dans les an­nées 60. C’est le groupe The Blu­shing Brides qui a eu l’hon­neur de clô­tu­rer le ga­la. De­puis plus de 30 ans, ce groupe est re­con­nu comme l’une des for­ma­tions li­vrant le meilleur hom­mage aux Rol­ling Stones.

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