La SDC Rue Sainte-Anne se ré­jouit

L'Etoile - - ACTUALITÉ - (S.L.)

Pour la di­rec­trice de la So­cié­té de dé­ve­lop­pe­ment com­mer­cial (SDC) de la rue Sainte-Anne, Jen­ni­fer Pra­gai, l’an­nonce de la ré­ou­ver­ture de la sor­tie 41 consti­tue une bonne nouvelle pour l’ar­tère com­mer­ciale an­na­bel­le­voise. « Nous, les com­mer­çants, nous sommes ré­jouis lors de l’an­nonce par le conseil mu­ni­ci­pal », a-t-elle dit d’em­blée.

Se­lon la femme d’af­faires, la fer­me­ture de cette sor­tie en fé­vrier 2011, ajou­tée aux tra­vaux de ré­fec­tion de la rue Sain­teAnne, ont eu un im­pact réel sur l’acha­lan­dage. « Plu­sieurs com­mer­çants ont ex­pri­mé leur frus­tra­tion dans ce dos­sier. Les ha­bi­tués conti­nuaient de ve­nir nous voir, mais il était plus dif­fi­cile de dé­ve­lop­per une nouvelle clien­tèle en rai­son de ces en­traves à la cir­cu­la­tion », ex­plique-t-elle.

Jen­ni­fer Pra­gai parle au nom de la SDC Sainte-Anne lors­qu’elle af­firme que ce dos­sier est prio­ri­taire. « Il était ef­fec­ti­ve­ment urgent de fa­ci­li­ter l’ac­cès à Sainte- Anne-de-Bel­le­vue pour les au­to­mo­bi­listes. Avec la sai­son es­ti­vale qui tire à sa fin, la ré­ou­ver­ture de la sor­tie 41 aug­men­te­ra l’acha­lan­dage et nous ai­de­ra cet hiver. Les retombées se fe­ront ra­pi­de­ment sen­tir. »

Une vision nuan­cée

L’an­nonce de la construc­tion d’une route tem­po­raire n’a pas ré­joui l’en­semble des com­mer­çants de la rue Sainte-Anne. L’un d’entre eux a te­nu à nuan­cer la vision du re­grou­pe­ment de gens d’af­faires. Pour lui, il semble peu utile d’in­ves­tir plu­sieurs di­zaines de mil­liers de dol­lars dans un projet tem­po­raire, alors que la nouvelle i n f r a s t r uct ure du mi­ni s t è r e des Transports se­ra ache­vée au prin­temps 2015.

« Il faut bien com­prendre que l’ar­gent in­ves­ti dans ce projet, qui sort des poches des contri­buables de Sain­teAnne- de-Bel­le­vue, per­met­tra aux au­to­mo­bi­listes d’éco­no­mi­ser seu­le­ment quelques mi­nutes, lit­té­ra­le­ment. De plus, les au­to­mo­bi­listes qui tran­sitent par ce sec­teur viennent sur­tout des villes de L’Île-Per­rot. Je trouve qu’avec de telles dé­penses, on donne pré­séance aux villes voi­sines », l ai s se en­tendre le com­mer­çant.

Pour lui, la fer­me­ture de la sor­tie 41 n’est qu’un élé­ment d’un contexte plus glo­bal qui a frei­né l’acha­lan­dage à Sain­teAnne-de-Bel­le­vue. « La rue Sainte-Anne a éga­le­ment souf­fert en rai­son des tra­vaux de ré­fec­tion qui ont du­ré deux ans, des tra­vaux du CN qui en­travent le sta­tion­ne­ment, et du manque de créa­ti­vi­té de cer­tains res­tau­ra­teurs pour at­ti­rer et fi­dé­li­ser di­verses clien­tèles. »

« De nos jours, on cherche tou­jours à ga­gner du temps… Mais à quel prix? À mon sens, il s’agit d’un gas­pillage fi­nan­cier », a-t-il conclu.

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