LA FIC­TION FRÔLE LA RÉA­LI­TÉ À JOHN ABBOTT

L'Etoile - - LA UNE -

De­ve­nir po­li­cier, am­bu­lan­cier ou in­fir­mier né­ces­site une grande préparation théo­rique. Mais rien ne vaut la pra­tique pour pré­pa­rer les étu­diants aux nom­breux dé­fis de leur fu­ture car­rière.

La scène était mon­tée de —ÉDU­CA­TION toutes pièces.

Un bruit de col­li­sion, deux vé­hi­cules em­bou­tis, une conduc­trice qui hurle, en plein choc ner­veux. Par terre, un homme gît in­cons­cient, avec une bles­sure trau­ma­tique à la jambe. Il a été éjec­té par le pare-brise de la même voi­ture. À bord du deuxième vé­hi­cule, un homme de­meure dis­cret. Se­rait-il sous l’in­fluence de l’al­cool? Ra­pi­de­ment, les ser­vices d’ur­gence doivent se dé­ployer sur les lieux. Il faut in­ter­ve­nir au­près des bles­sés et dé­ter­mi­ner les cir­cons­tances de l’ac­ci­dent.

Voi­là la scène de si­mu­la­tion à la­quelle de­vaient prendre part les étu­diants des pro­grammes de Tech­nique po­li­cière, de Soins pré­hos­pi­ta­liers d’ur­gence et de Soins in­fir­miers du Cé­gep John Abbott, le 17 octobre.

Une si­mu­la­tion in­ter­dé­par­te­men­tale réa­liste et bien fi­ce­lée, qui pré­pare les étu­diants à ce qui les at­tend sur le ter­rain.

INNOVATION

Pour les étu­diants qui ont pris part à la si­mu­la­tion, il s’agis­sait d’une pre­mière en termes de col­la­bo­ra­tion in­ter­dé­par­te­men­tale. Pour Matts Mo­rin, co­or­don­na­teur de la si­mu­la­tion pour le pro­gramme de Soins pré­hos­pi­ta­liers, il est pri­mor­dial de mi­ser sur cette col­la­bo­ra­tion dans la for­ma­tion des étu­diants.

« La pro­fes­sion de pa­ra­mé­dics évo­lue très ra­pi­de­ment. Comme édu­ca­teur, je cherche tou­jours à in­no­ver dans ma fa­çon de pré­pa­rer les étu­diants pour le ter­rain. Et dans la vraie vie, les dif­fé­rents ser­vices d’ur­gence doivent com­mu­ni­quer et col­la­bo­rer. Je trouve donc im­por­tant de faire des si­mu­la­tions in­ter­dé­par­te­men­tales », ex­plique-t-il. Les étu­diants du Cé­gep John Abbott ont éga­le­ment la chance d’avoir ac­cès à des ou­tils de tra­vail de haute tech­no­lo­gie. En ef­fet, les man­ne­quins hau­te­fi­dé­li­té uti­li­sés dans ce type de si­mu­la­tion pos­sèdent tous les as­pects phy­sio­lo­giques d’un vrai pa­tient. Ils res­pirent, ils saignent et ils ont un pouls. Ils peuvent éga­le­ment par­ler, en étant contrô­lés à dis­tance par un pro­fes­seur.

EX­PÉ­RIENCE EN­RI­CHIS­SANTE

Les étu­diants prennent au sé­rieux ce type de si­mu­la­tion, et ils s’y en­gagent plei­ne­ment.

« Pour nous, c’est vrai­ment une belle ex­pé­rience, car c’est un ajout à nos connais­sances; un plus à notre for­ma­tion. C’est aus­si une fierté de le faire de­vant pu­blic », in­dique Jean-Phi­lippe An­gers, étu­diant de 3e an­née et pré­sident de la Tech­nique po­li­cière.

« C’est très avan­ta­geux pour nous de par­ti­ci­per à de telles si­mu­la­tions. Et au­jourd’hui, c’est un beau dé­fi de de­voir col­la­bo­rer avec les autres corps pro­fes­sion­nels. Dans la vraie vie, ce se­ra dif­fé­rent. Mais la préparation men­tale de­meure la même », ajoute Jas­mine Ca­jo­lais, étu­diante de 3e an­née en Soins pré­hos­pi­ta­liers d’ur­gence. Le pu­blic est in­vi­té à une si­mu­la­tion iden­tique le 22 octobre, à 12 h 30 ou à 14 h 30, dans la fou­lée des portes ou­vertes. Elle au­ra lieu sur le cam­pus, entre les pa­villons Anne-Ma­rie Ed­ward et Ste­wart Hall, en face de Laird Hall. Il est aus­si pos­sible de re­voir la scène en vi­déo, au www.vau­dreuilsou­langes.tv.

PHO­TOS STÉPHANIE LACROIX

Trois étu­diants en Soins Pré­hos­pi­ta­liers d’ur­gence de­vaient prendre en charge le man­ne­quin, am­pu­té d’une par­tie de la jambe. Cet ou­til de tra­vail haute tech­no­lo­gie peut être contro­lé à dis­tance par un pro­fes­seur.

L’équipe de la Tech­nique po­li­cière a pro­cé­dé à l’ar­res­ta­tion du conduc­teur sous l’in­fluence de l’al­cool.

D’autres étu­diants de­vaient s’oc­cu­per d’une ac­trice qui cam­pait le rôle de la femme du bles­sée, Elle souf­frait d’un choc ner­veux.

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