Pierre Sé­guin veut pro­vo­quer le chan­ge­ment

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

L’avo­cat de Vau­dreuilDo­rion, —PO­LI­TIQUE Pierre Sé­guin, n’a pas mâ­ché ses mots et a vi­ve­ment dé­non­cé les ma­nières de faire de l’ac­tuel conseil de ville en dé­voi­lant son in­ten­tion de bri­guer les suf­frages à la mai­rie lors de l’élec­tion mu­ni­ci­pale de no­vembre 2017.

« Je suis in­quiet de la tan­gente que prend le dé­ve­lop­pe­ment de notre ville. Qu’estce qu’il y a de beau que l’on peut mon­trer à des gens en vi­site dans notre ville? Il n’y a pas d’âme dans cette ville. Nous sommes ne train de de­ve­nir une ville fan­tôme. Et ça s’ex­plique parce qu’il n’y a pas d’op­po­si­tion. Le conseil n’est pas at­ten­tif à ses ci­toyens. Il n’y a pas de dé­bats, ni d’échanges d’idées. Quand on ou­blie notre mi­lieu, il n’y a plus d’identité », ex­plique le can­di­dat à la mai­rie, na­tif de la ville et fier de ses ori­gines. « Je suis né ici en 1965 et j’ai pra­ti­que­ment pas­sé toute ma vie ici. Je suis avo­cat de­puis 25 ans et j’ai des man­dats avec Vaudreuil-Do­rion de­puis 22 ans. Mais je suis main­te­nant peu ras­su­ré de voir où ça s’en va », ajoute-t-il.

UNE DÉ­CI­SION RÉ­FLÉ­CHIE

Pierre Sé­guin a pris sa dé­ci­sion en juin der­nier. « J’ai pris un ca­fé et je me suis dit, je ne suis plus ca­pable de me re­te­nir. Je dois faire quelque chose. » Il an­nonce sa dé­ci­sion à sa conjointe qui lui de­mande où il pren­dra le temps de voir aux des­ti­nées de la ville. « Je vais faire ça à plein temps. Je vais mar­quer une pause dans mes ac­ti­vi­tés d’homme d’af­faires une fois que je se­rai élu. Et je gé­re­rai la ville de ma­nière conve­nable », dit ce­lui qui veut lé­guer aux fu­tures gé­né­ra­tions, une ville mar­quée par une pros­pé­ri­té du­rable, un en­vi­ron­ne­ment de choix et une qua­li­té de vie ex­cep­tion­nelle. « Beau­coup de ci­toyens avec qui je dis­cute sont désa­bu­sés par le dé­ve­lop­pe­ment anar­chique de la ville. De plus, la culture ac­tuelle du conseil mu­ni­ci­pal laisse très peu de place à la par­ti­ci­pa­tion ci­toyenne et à l’in­for­ma­tion ac­ces­sible et com­pré­hen­sible sur les ques­tions im­por­tantes », pense ce­lui pour qui il est main­te­nant temps de prendre une nou­velle di­rec­tion. « J’ai un dis­cours né­ga­tif, mais la bonne nou­velle, c’est qu’il y a main­te­nant une al­ter­na­tive.

UNE ÉQUIPE ET UN PRO­GRAMME

Le can­di­dat qui an­nonce ses in­ten­tions plus d’un an d'avance en­tend s’en­tou­rer d’une équipe di­ver­si­fiée pour af­fron­ter les gens en place.

« Nous for­mons pré­sen­te­ment une équipe dont les noms se­ront dé­voi­lés un peu plus tard cet hi­ver. Di­sons fé­vrier ou mars. Puis, nous met­trons en place notre pro­gramme pour faire de Vaudreuil-Do­rion un en­droit où les gens au­ront le goût de se pro­me­ner, de dé­am­bu­ler. Pas de prendre un ca­fé dans un sta­tion­ne­ment de centre d’achat », lance Sé­guin qui voit sa ville na­tale se La­val­li­ser, se­lon sa propre ex­pres­sion. « Nous n’avons plus qu’une identité com­mer­ciale. Ce n’est pas en ac­cueillant des cen­taines de com­merces avec des sa­laires à 11 $ de l’heure que nous créons notre so­cié­té. Ce n’est pas en fai­sant une éplu­chette de blé d’Inde, une fois par an­née sur la rue Du­mont, que nous al­lons rendre les gens fiers de de­meu­rer à Vaudreuil-Do­rion », scande-t-il, co­lo­ré. Il ne voit pas non plus l’uti­li­té du pro­jet Je Suis... « En fait, le but est louable, mais il n’est pas me­su­rable. C’est un pro­gramme né­bu­leux, avec une par­ti­ci­pa­tion né­bu­leuse et qui ne touche que très peu de gens. Ce n’est pas un pro­gramme du­rable qui per­met aux ci­toyens d’avan­cer », plaide Pierre Sé­guin qui en a aus­si contre les ate­liers de Je Suis... « Plus de 600 ate­liers? Qui a pris part à ces ate­liers. Com­ment 600? Est-ce que deux per­sonnes qui ont une conver­sa­tion au té­lé­phone à pro­pos de Je Suis..., ça de­vient un ate­lier? », ques­tionne-t-il de­vant une foule en­thou­siaste.

« J’ai per­son­nel­le­ment de nom­breuses pré­oc­cu­pa­tions et je sais que la ville a be­soin d’un chan­ge­ment. » L’avo­cat a mis fin, en juillet, à ses ac­ti­vi­tés pro­fes­sion­nelles qui

le liaient à la Ville.

UN NOYAU VIL­LA­GEOIS

L’un des buts vi­sés de Pierre Sé­guin est de faire de Vaudreuil-Do­rion un en­droit ac­cueillant. « Les gens veulent s’ap­pro­prier leur ville. Mar­cher sur le bord de l’eau. Sur Saint-Charles, tu ne vois per­sonne mar­cher le sa­me­di ma­tin. C’est im­pos­sible sur Har­wood qui est une au­to­route avec des lu­mières des­sus. Nous n’avons pas de noyau vil­la­geois. Dès que je se­rai élu, il y au­ra un mar­ché pu­blic. Et je met­trai éga­le­ment de la pres­sion sur les au­to­ri­tés res­pon­sables afin de voir Har­wood de­ve­nir une ar­tère ur­baine. Ter­mi­né le temps où on ne dis­cu­tait pas. On va agir dans le bon sens et les gens pour­ront nous ques­tion­ner, nous don­ner leurs opi­nions. Ter­mi­né la mo­nar­chie où il n’y a pas d’op­po­si­tion et où les gens sont élus par ac­cla­ma­tion », ajoute l’ex­cellent plai­deur et fin né­go­cia­teur qui dé­sire di­ri­ger en équipe.

YA­NICK MI­CHAUD

PHO­TO YA­NICK MI­CHAUD

Pour l’avo­ca tP erre Sé­guin, main­te­nant can­di­da tà­la mai­rie de Vaudreuil-Do­rion, la ville s’est dé­ve­lop­pée e nne­te­na nt pas compte des in­té­rêt sd eses ci­toyens. Les nom­breux lo­caux com­mer­ciaux à louer, quand on amène de nou­veaux com­merces, sont un manque fla­grant de vi­sion se­lon lui. « Et le conseil ap­plau­dit », dé­plore-t-il.

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