Tour à boyaux : une ul­time offre re­je­tée par le conseil

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Le dos­sier de la dé­mo­li­tion de la tour à boyaux à Sainte-Anne-de-Bel­le­vue a connu de nom­breux re­bon­dis­se­ments de­puis le mois d’août. Alors que l’équipe de dé­mo­li­tion amorce la pré­pa­ra­tion des tra­vaux cette se­maine, voi­là qu’un autre coup de théâtre sur­vient.

La se­maine der­nière, la —PA­TRI­MOINE

Ville de Sainte-Anne-de-Bel­le­vue re­ce­vait un cour­riel si­gné par Te­rence Shaw, ré­sident de Sen­ne­ville et pré­sident du Ca­na­dian Shield Mi­li­ta­ry and Ve­te­rans Student Ser­vices. Cette or­ga­ni­sa­tion à but non lu­cra­tif a pour mis­sion d’ai­der les vé­té­rans dans leur tran­si­tion entre la vie mi­li­taire et la vie ci­vile.

Dans ce cour­riel, Te­rence Shaw et son or­ga­ni­sa­tion pro­posent à la Ville un don de 10 000 $ pour res­tau­rer la tour à boyaux, ac­ceptent de prendre à leur charge les frais d’en­tre­tien dans le fu­tur, et pro­posent éga­le­ment les ser­vices à moindre coût d’une firme par­te­naire pour pro­cé­der aux études et aux tra­vaux.

Dans le cour­riel, Te­rence Shaw ex­plique que pour le Ca­na­dian Shield Mi­li­ta­ry and Ve­te­rans Student Ser­vices, cette pro­po­si­tion est une fa­çon de re­don­ner à la Ville de Sainte-Anne-de-Bel­le­vue qui fait beau­coup pour ho­no­rer les vé­té­rans. Lui-même an­cien pom­pier vo­lon­taire, il croit aus­si que la tour per­met d’ho­no­rer le ser­vice des pom­piers vo­lon­taires de la ville.

Cette pro­po­si­tion sur­vient tou­te­fois très tard dans le pro­ces­sus. « Je sui­vais le dos­sier via les mé­dias, mais hon­nê­te­ment, je n’au­rais ja­mais cru qu’on en ar­ri­ve­rait là. En terme fi­nan­cier, il n’y a au­cune rai­son de dé­mo­lir la tour. Ce se­rait vrai­ment un dé­sastre », ex­plique-t-il.

RÉ­CEP­TION DE L’OFFRE

Pour les conseillers Francis Ju­neau, Yvan La­belle, Da­niel Boyer et Mi­chel Bou­dreault, qui dé­fendent de­puis le dé­but l’op­tion de la dé­mo­li­tion, cette pro­po­si­tion ne se­ra pas con­si­dé­rée pour di­verses rai­sons. «Il est im­por­tant de sa­voir que le dé­but des tra­vaux est pré­vu pour mer­cre­di ma­tin (23 no­vembre). Nous avons une en­tente of­fi­cielle avec le contrac­teur et la ré­si­lier main­te­nant nous ex­po­se­rait fort pro­ba­ble­ment à des pénalités. De plus, ces tra­vaux, peu im­porte l’op­tion choi­sie, doivent être en­tre­pris avant l’hi­ver puisque dans le cas contraire, la tour re­pré­sen­te­rait un réel dan­ger», ex­pose d’em­blée Mi­chel Bou­dreault, au nom des quatre élus. Ces mêmes élus rap­pellent que la somme de 10 000 $ est loin d’être suf­fi­sante, consi­dé­rant que des coûts sup­plé­men­taires pour­raient s’ajou­ter du­rant les tra­vaux. «Ten­ter d’amas­ser des fonds est très gé­né­reux de la part de l’or­ga­nisme en ques­tion, mais de toute évi­dence, nous voyons qu’il y a très peu d’en­goue­ment pour le pro­jet», ajoutent-ils.

« Au ni­veau lé­gal, il faut suivre un pro­ces­sus et al­ler en ap­pel d’offre. De plus, faire af­faire avec un contrac­teur qui nous est sug­gé­ré par un or­ga­nisme qui vien­drait tout juste de nous faire un don de 10 000$ pour­rait mal pa­raître pu­bli­que­ment. En fait, il faut se de­man­der si tout ce­la se­rait lé­gal», ajoute-il.

«Une dé­ci­sion du conseil a été prise et pour notre part, au­cun nou­veau fait ne peut chan­ger notre dé­ci­sion », concluent les élus.

Au mo­ment de mettre sous presse, la dé­ci­sion d’amor­cer la dé­mo­li­tion de la tour le 23 no­vembre était main­te­nue. Te­rence Shaw pour­suit tout de même ses dé­marches en ten­tant entre autres de mettre la main sur di­vers do­cu­ments tech­niques. —

STÉPHANIE LA­CROIX

PHO­TO STÉPHANIE LA­CROIX

Pour les 4 conseillers qui ont vo­té pour la dé­mo­li­tion de la tour, la pro­po­si­tion de Te­rence Shaw ne peut ren­ver­ser la dé­ci­sion prise dé­mo­cra­ti­que­ment par le Conseil.

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