Le bon temps pour don­ner et se don­ner

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Il est de re­tour ce —ÉDI­TO­RIAL mo­ment de l’an­née où l’on se sent in­ter­pel­lé. Idéa­le­ment, il fau­drait l’être à l’an­née. Ou non, mieux en­core, il fau­drait que la faim dans le monde dis­pa­raisse. Que la pau­vre­té ne soit qu’un in­ter­stice dans les livres d’His­toire. Mais je ne suis ni dé­con­nec­té de la réa­li­té, ni Reine de beau­té, alors je ne peux pen­ser réel­le­ment que ce fléau dis­pa­raî­tra en cla­quant des doigts.

Alors ce que je peux faire, c’est de don­ner. Don­ner ce que je peux pour ai­der ces gens qui nous en­tourent et qui ont des be­soins dif­fé­rents. Don­ner des den­rées, un peu d’ar­gent, des vê­te­ments, du temps, de l’éner­gie.

C’est ce que je fe­rai. Non. C’est ce que nous fe­rons, la se­maine pro­chaine, dans le cadre de la Grande gui­gno­lée des mé­dias 2016. Elle se tient le jeu­di 8 dé­cembre. Toute la jour­née. Et elle se pour­sui­vra même jus­qu’aux Fêtes. Et il y a d’autres gui­gno­lées, et il y a d’autres col­lectes de fonds. Et il n’y a sur­tout pas de chi­cane de ter­ri­toire pen­dant cette pé­riode. On ré­colte pour la cause. On re­cueille pour ceux qui en ont be­soin. Et ils sont nom­breux.

DON­NER DE SOI

Je vous men­tion­nais qu’au cours de cette jour­née je don­ne­rais un peu de moi. Ce se­ra le cas.

Je se­rai au coin des rues de Vau­dreuilSou­langes, en com­pa­gnie de col­lègues, mais aus­si de gens gé­né­reux de plu­sieurs en­tre­prises de la ré­gion qui don­ne­ront quelques heures pour ré­col­ter des sous. Ils fe­ront le pied de grue, beau temps, mau­vais temps, neige ou so­leil, pour ai­der un tant soit peu.

Les sommes ré­col­tées iront à Mois­son Sud-Ouest qui dis­tri­bue­ra den­rées et biens à des fa­milles qui au­tre­ment pas­se­raient un Noël avec seule­ment la faim en ca­deau.

Et ça, ce n’est pas fa­meux.

J’ai­me­rais que nous puis­sions, tous en­semble, réus­sir à leur en of­frir beau­coup plus.

UN DÉ­FI

Ain­si, le 8 dé­cembre, j’in­vite les di­ri­geants d’en­tre­prises de la ré­gion à faire des dons plus im­por­tants.

Je vous lance un dé­fi, gens d’af­faires. Un peu comme l’an­née der­nière. L’idée est ve­nue d’un confrère jour­na­liste de Val­ley­field, Éric Trem­blay, qui s’en­ga­geait à re­le­ver un dé­fi en échange d’un don im­por­tant. J’ai ac­cep­té d’em­blée de suivre le pas et j’ai of­fert à ce­lui qui of­frait 100 $ de trou­ver le père Noël, afin qu’il aille pas­ser une heure dans son en­tre­prise, au pro­fit de ses clients ou de ses em­ployés.

Le vrai père Noël. Avec la barbe et tout. Un gros ventre do­du en prime.

Cette an­née, je ré­ci­dive donc, en ef­fec­tuant la même offre. De trou­ver une plage ho­raire d’une heure afin d’al­ler vous ren­con­trer. Vous et vos proches. D’ici là, pour chaque tranche de 100 $ le 8 dé­cembre, au­près des membres de l’équipe VI­VA de la Grande gui­gno­lée des mé­dias, vous re­ce­vrez une chance de l’em­por­ter au ti­rage qui se fe­ra aux en­vi­rons de 17 h cette même jour­née. L’idée, c’est de don­ner pour amé­lio­rer, le temps de quelques heures, le quo­ti­dien d’un en­fant qui ne mange pas à sa faim tous les jours. Ou qui ne re­çoit pas une étrenne digne de ce nom à Noël. De mettre un peu de cou­leur dans la vie de ces pa­rents qui peinent à joindre les deux bouts.

Je sais que la ré­gion est gé­né­reuse. Cette jour­née-là, soyez gé­né­reux et je suis per­sua­dé que le jouf­flu et rou­geaud per­son­nage se fe­ra un plai­sir de vous ser­rer la pince en re­tour.

YANICK MICHAUD

PHOTOTHÈQUE

L’an­née der­nière, le père Noël, en échange d’un don gé­né­reux, avait été à la ren­contre des clients du res­tau­rant Oli­via, au grand plai­sir de Jo­na­than Au­ger, al­truiste pro­prié­taire de l’en­droit.

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