Vaudreuil-Do­rion : Une rue bar­rée qui ne fait pas le bon­heur de tous

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Le spectre de la rue de Tonnancour a re­fait sur­face peu avant les Fêtes lorsque les ré­seaux so­ciaux ont bour­don­né à l’aube de la sai­son fes­tive.

C’est que de­puis près —CIR­CU­LA­TION de trois ans, en fait, de­puis fé­vrier 2014, la rue de Tonnancour est fer­mée à la hau­teur de la rue Bi­zet ain­si qu’à la hau­teur de la rue Bee­tho­ven.

Seuls cer­tains vé­hi­cules sont au­to­ri­sés à cir­cu­ler sur cette por­tion de la rue, soit la Sû­re­té du Québec, les pom­piers, le dé­nei­ge­ment, les vé­hi­cules mu­ni­ci­paux, les au­to­bus sco­laires et le CIT.

« La Ville a dé­ci­dé de mettre en place ce pro­jet-pi­lote à la suite de plaintes des ré­si­dents de cette rue qui dé­non­çaient l’im­por­tante aug­men­ta­tion de vé­hi­cules dont du ca­mion­nage, men­tionne France La­voie, di­rec­trice du ser­vice des communications de la Ville de Vaudreuil-Do­rion. La rue de Tonnancour a été pré­vue pour une cir­cu­la­tion lo­cale et non pour un flux jour­na­lier qui se com­pare à des ar­tères telles les rues Émile-Bou­chard et Bour­get pré­vues ini­tia­le­ment pour un tel dé­bit. La Ville a donc pro­cé­dé à des ana­lyses de cir­cu­la­tion et force est de consta­ter que la si­tua­tion était de­ve­nue hors de contrôle ». Après vé­ri­fi­ca­tions, elle af­firme qu’au­cune de­mande n’a été for­mu­lée afin que la rue re­de­vienne car­ros­sable dans les deux sens. France La­voie fait éga­le­ment re­mar­quer que la rue An­dré-Char­trand a été pa­vée entre le parc Do­rion Gar­den et la rue Ma­rier en juin 2014 et la rue Ma­rier a été of­fi­ciel­le­ment ou­verte entre la vieille et nou­velle sec­tion en no­vembre 2015 et a été pa­vée en oc­tobre 2016.

L’OPI­NION DES RÉ­SI­DENTS

En li­sant les com­men­taires sur les ré­seaux so­ciaux, il ap­pert que bien des gens vou­draient rou­vrir la rue.

Une dame, Vir­gi­nie Le­gault, ré­si­dente sur la rue a écrit sur Fa­ce­book : « J’ha­bite sur la rue de Tonnancour de­puis presque 5 ans et de­puis en­vi­ron 2 ans, j’ha­bite du cô­té «fer­mé/bar­ré» de la rue. Main­te­nant que la rue An­dré-Char­trand et le do­maine 10-20-30 sont ou­verts, je ne vois pas pour­quoi notre rue de­vrait res­ter fer­mée nous for­çant de faire des dé­tours à tous les jours », se de­mande-t-elle. Et elle ajoute : « Je vois que c’est un dé­bat qui n’est pas fa­cile à ré­gler. Ce que je vais de­man­der à la Ville, c’est de re­con­si­dé­rer de rou­vrir la rue et de ré­éva­luer la si­tua­tion main­te­nant qu’il y a d’autres op­tions pour al­ler de Va­lois à Ma­rier. La ré­si­dente à qui il a été im­pos­sible de par­ler de vive voix af­firme éga­le­ment que des com­men­taires cir­cu­laient à l’ef­fet que les pro­prié­tés étaient de­ve­nues plus dif­fi­ciles à vendre à cause de la bar­rière.

D’autres ci­toyens ont for­mu­lé des com­men­taires sur le su­jet. Éric Se­guin a dé­cla­ré sur le même ré­seau so­cial que : « Ap­pa­re­ment ce sont des ré­si­dents de de Tonnancour jus­te­ment qui ont fait fer­mer la rue... La po­lice se te­nait là un été, cachée au fond de la rue trans­ver­sale et don­nait des contra­ven­tions à pro­fu­sion pour des ar­rêts sup­po­sé­ment mal fait à une in­ter­sec­tion. » Il se de­mande aus­si « Pour­quoi les ci­toyens de­vraient payer pour une rue et des in­fra­struc­tures, mais pas pou­voir l’uti­li­ser. On de­vrait blo­quer aus­si Va­lois et Ma­rier tant qu’à y être. »

Une autre ré­si­dente, Jen­ni­fer Mc Whin­nie, ajoute : « Je reste di­rect sur le coin de Tonnancour et Bi­zet et j’avoue que c’est plate que la rue soit fer­mée mais en même temps je suis contente. Pour avoir vu des voi­tures pas­ser tel­le­ment vite (60km/h .... ) et ce ré­gu­liè­re­ment, on avait peur pour la sé­cu­ri­té des en­fants ». Et elle pré­cise que « c’est parce que Ma­rier et Va­lois sont conçues pour re­ce­voir un plus grand vo­lume de vé­hi­cules mais pas de Tonnancour, c’est une rue de quar­tier. »

Fran­çois Du­bé, quant à lui, af­firme : « J’ha­bite sur Bi­zet et je suis aus­si pour la ré­ou­ver­ture. Il y a des al­ter­na­tives à la fer­me­ture et je suis cer­tain que le dé­bit se­ra moins éle­vé main­te­nant que Ma­rier et An­dré-Char­trand sont dé­blo­quées. Pa­trick Ca­ron, de son cô­té com­mente : « Moi je suis pour une ren­contre afin de bien en dis­cu­ter mais je ne suis pas pour la ré­ou­ver­ture à n’im­porte quel prix. Pour en être sur une place de choix je pour­rais vous faire part de mes com­men­taires sur cette fa­meuse im­passe. »

Fi­na­le­ment, Ca­ro­line Pé­pin avise les ré­si­dents que le co­mi­té for­mé à ce pro­pos se ren­con­tre­ra le 18 jan­vier et le point de la rue de Tonnancour se­ra abor­dé. La pro­cé­dure est donc d’en­voyer une de­mande par cour­riel avant le 13 jan­vier à co­mi­te­cir­cu­la­tion@ville.vau­dreuil­do­rion.qc.ca.

STÉ­PHANE FORTIER

PHO­TO MYRIAM DELISLE

De­puis près de trois ans ,lar ue De Tonnancour à Vaudreuil-Do­rion est bar­rée et des ci­toyens vou­draient la rou­vrir.

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