Des flammèches par temps de grand froid

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Ce n’était peut-être pas —ÉDI­TO­RIAL le mo­ment idéal pour que les pannes élec­triques frappent en sé­rie le sec­teur de Soulanges.

Mais ça n’ar­rive que ra­re­ment en juillet. On s’en rend compte vé­ri­ta­ble­ment que lors­qu’il fait vrai­ment très froid. Qu’il fait noir plus long­temps qu’il ne fait jour. Que le chauf­fage est es­sen­tiel au bien-être de la po­pu­la­tion. Hydro-Québec ne peut évi­dem­ment pré­voir ce qui se passe le long de tous ces mil­liers de ki­lo­mètres de fils, de ces cen­taines de py­lônes, de ces ré­ser­voirs et postes de contrôle.

Mais, au­rait-on pu tra­vailler en amont? Au­rait-on pu ap­prendre de l’épi­sode du ver­glas qui date quand même de près de deux dé­cen­nies? Au­rait-on pu amé­lio­rer le ré­seau plus ra­pi­de­ment?

Moi je pense que oui, mais je pose les ques­tions. Des mil­liers de ci­toyens que vous êtes dans Soulanges, vous po­sez éga­le­ment la ques­tion.

C’EST CHO­QUANT

Ce­pen­dant, ce n’est pas le pire.

Oui, c’est grave de man­quer d’élec­tri­ci­té un di­manche soir, alors que ni la neige, ni le ver­glas, ni le vent ne semblent vou­loir tout dé­fon­cer.

Oui, c’est grave de de­voir re­cou­rir au chauf­fage d’ap­point, aux chan­delles, bougies, fa­naux et poêles à fon­due. Mais ce qu’il y a de plus dé­so­lant, c’est le mo­no­pole d’Hydro.

L’at­ti­tude de je-m’en-fou­tisme, de la so­cié­té d’État.

Vous nous de­vez tout. Nous vous de­vons ce que ça nous tente de vous four­nir. Les trop fré­quentes hausses de coûts que nous font su­bir les bonzes d’Hy­droQué­bec. Presque an­nuelles. Sou­vent dif­fi­ciles à en­cais­ser.

Si ce n’était de ça, on pour­rait se dire que les di­ri­geants ne nous tiennent pas pour ac­quis. Mais il est dif­fi­cile de faire au­tre­ment pour bien vivre au Québec. PAS DE LA FAUTE DES EM­PLOYÉS Et il ne faut pas croire que je, ou que les élus, ou que les ci­toyens, mettent la faute sur les em­ployés d’Hydro. Au contraire. S’il y a quelque chose, nous de­vons les fé­li­ci­ter.

Tra­vailler par temps de grand froid, dans des condi­tions ver­ti­gi­neuses, des en­droits re­cu­lés, ce n’est pas de tout re­pos. J’ima­gine. Parce que je ne le fais pas. Ils le font, et ils le font bien. Bra­vo, mes­dames, mes­sieurs.

Je li­sais sur les ré­seaux so­ciaux, qui se font tou­jours al­ler plus vite que la vi­tesse de la lu­mière quand tout dé­rape, que cer­tains poin­taient les gens sur le ter­rain. Ce n’est pas le cas. Ce n’est pas de leur faute.

Mais c’est le concept au com­plet, et les phrases dé­jà toutes faites du genre : « votre bien-être nous tient à coeur », qui me font fris­son­ner.

Sou­vent, on semble nous prendre pour des mal­lettes. Des va­lises pleines d’ar­gent que l’on peut sim­ple­ment dé­les­ter de leur conte­nu.

C’est ça qui est cho­quant.

SI­NON ÇA VA

Outre cette si­tua­tion, ça va bien. On re­prend un élan pour amor­cer 2017 du bon pied.

Il y a des choses qui me font rire. Un clin d’oeil, des fonc­tion­naires, les spor­tifs de sa­lon qui s’en­nuient.

Des choses qui me rendent plus triste, dont je ne suis pas obli­gé de faire éta­lage ici.

Mais il y a aus­si, et sur­tout des choses qui me mettent de bonne hu­meur. Le re­tour d’es­ti­més col­lègues, le dé­cor qui est re­vam­pé, les sou­rires des gens qui m’en­tourent, les suc­cès de mes loups. Oui, 2017 s’an­nonce belle. Je vous la sou­haite bonne et sur­tout, pleine de san­té et d’élec­tri­ci­té.

— YANICK MICHAUD

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