Saint-Té­les­phore tient sa « bi­blio­thèque » à bout de bras

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

La Mu­ni­ci­pa­li­té de Saint-Té­les­phore main­tient de peine et de mi­sère les ac­ti­vi­tés de sa bi­blio­thèque mu­ni­ci­pale.

« Sans les bé­né­voles, il n’y au­rait même pas

de bi­blio­thèque. »

En fait, de­vrait-on tou­jours —CULTURE l’ap­pe­ler une bi­blio­thèque? Cer­tains ci­toyens la consi­dèrent plus comme un dé­pôt de livres et elle ne fonc­tionne plus de fa­çon for­melle, comme une bi­blio­thèque du ré­seau du CRSBP. Après avoir été fer­mée un an, une ci­toyenne, Mi­che­line Lamarche, ai­dée de quelques bé­né­voles, en ont ré­ac­ti­vé les ac­ti­vi­tés, il y a en­vi­ron trois ans. Elle en avait dé­jà pris les com­mandes en 1999 alors que la bi­blio­thèque fai­sait par­tie du ré­seau. « Il y a une ac­ti­vi­té fré­quente, mais mi­nime compte te­nue de la po­pu­la­tion », in­dique Mi­che­line Lamarche qui es­time à une ving­taine de per­sonnes qui se pré­sentent à la bi­blio­thèque. « Mais la se­maine der­nière, per­sonne n’est ve­nu », dé­plore-t-elle.

Il faut dire que l’on n’y compte que 761 ré­si­dents et, consi­dé­rant qu’un faible pour­cen­tage de la po­pu­la­tion fré­quente la bi­blio­thèque, il est dif­fi­cile de la gar­der en opé­ra­tion. « Heu­reu­se­ment, nous comp­tons sur des bé­né­voles dé­voués qui font la re­cherche de livres, leur clas­se­ment et s’oc­cupent de l’ani­ma­tion. Sans eux, il n’y au­rait même pas de bi­blio­thèque », in­dique le maire de Saint-Té­lés­phore, Yvon Bé­riault. Parce qu’il faut pré­ci­ser que la bi­blio­thèque se veut aus­si un lieu où les en­fants peuvent par­ti­ci­per à dif­fé­rentes ac­ti­vi­tés comme des ate­liers de bri­co­lage et les adultes peuvent se ren­con­trer pour

- YVON BÉ­RIAULT

dis­cu­ter. « Nous fai­sons ain­si d’une pierre deux coups », fait re­mar­quer le maire.

PRO­CÉ­DURE

On y compte entre 200 et 300 livres soit des livres pour en­fants, des bio­gra­phies et des ro­mans, sur­tout. Des livres don­nés par les ré­si­dents, pour la plu­part et peu sont ré­cents. Les prêts durent un mois.

La mu­ni­ci­pa­li­té ne dis­pose pas non plus des bud­gets qu’il fau­drait pour l’opé­rer. « Non seule­ment le ni­veau de fré­quen­ta­tion est bas, mais on n’a pas non plus les moyens d’équi­per la bi­blio­thèque comme on le vou­drait », in­dique Yvon Bé­riault.

« Nous dis­po­sons d’un bud­get pour faire l’achat de livres, mais c’est mi­nime », de dire Mi­che­line Lamarche. La sur­vie de la « bi­blio­thèque », est-elle re­mise en ques­tion? « J’ai peur qu’on ne pour­ra pas conti­nuer comme ce­la bien long­temps. Et il y a le loyer qu’il faut payer. La Mu­ni­ci­pa­li­té, en en dé­frayant les coûts, fait, en quelque sort un don à la Fa­brique », croit la bé­né­vole. L’IN­TER­NET, CE DÉ­MON

Mi­che­line Lamarche croit que l’ac­ces­si­bi­li­té de l’in­ter­net a contri­bué à di­mi­nuer l’in­té­rêt des jeunes pour la fré­quen­ta­tion de la bi­blio­thèque. D’ailleurs, à l’époque où la bi­blio­thèque de Saint-Té­les­phore fai­sait par­tie du ré­seau, elle était connec­tée au ser­vice in­ter­net.

On peut fré­quen­ter la bi­blio­thèque les deuxième et qua­trième mer­cre­dis du mois de 18 h 30 à 19 h 30. La bi­blio­thèque de Saint-Té­les­phore est si­tuée dans l’an­cienne sa­cris­tie de l’église.

Par ailleurs, Saint-Té­les­phore peut s’en­or­gueillir d’être une mu­ni­ci­pa­li­té où des or­ga­nismes comme le Club de l’Âge d’or, par exemple, est très dy­na­mique. « Entre 125 et 150 per­sonnes par­ti­cipent ré­gu­liè­re­ment aux ac­ti­vi­tés de l’or­ga­nisme », nous dit le maire.

— STÉ­PHANE FOR­TIER

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