Une belle re­mon­tée et une as­cen­sion

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Je vous parle du —ÉDI­TO­RIAL

Superbowl, mais c’est pas tant en rai­son de mon amour in­con­di­tion­nel, ni même de mon aver­sion pour l’une des for­ma­tions en pré­sence.

En fait, j’ai­mais bien les deux clubs qui s’af­fron­taient pour le tro­phée du cham­pion de la NFL.

Il y a ceux qui dé­testent les Pats et il y a ceux qui les adorent. Moi, j’aime bien, mais ce n’est pas né­ces­sai­re­ment mon équipe. Je peux tou­te­fois sa­luer et ap­plau­dir leurs ex­ploits.

Et aus­si men­tion­ner que ceux qui pré­tendent que Bra­dy, Be­li­chik et leur troupe sont des tri­cheurs, ils me font bien ri­go­ler.

Dans toutes vos thèses et vos fou­taises, il y a un peu de ja­lou­sie et de frus­tra­tion. C’est comme les « ha­ters »du Ca­na­dien, tou­jours frus­trés du dé­part des Nor­diques. Com­ment je vous di­rais ça? On peut en re­ve­nir.

C’est comme si je pre­nais pour n’im­porte qui au ba­se­ball, sauf ton équipe et que je di­sais qu’ils sont pour­ris et que les Ex­pos n’au­raient ja­mais dû par­tir et que je n’aime plus le ba­se­ball et je suis un éter­nel re­ti­ré au bâ­ton. T’aimes pas les Pa­triots, c’est cor­rect, mais t’es pas obli­gé d’haïr la terre en­tière quand ils ef­fec­tuent une re­mon­tée de 25 points en à peu près un quart et quelques se­condes.

Pas de bal­lons dé­gon­flés, pas de si­gnaux vo­lés, pas d’ar­bitres ache­tés.

Juste des passes dans les nu­mé­ros et des gars qui pro­fitent des op­por­tu­ni­tés et aus­si du fait que l’autre équipe, les Fal­cons dans ce cas-ci, n’ont su les fi­nir quand ils en avaient l’oc­ca­sion. J’ap­pelle ça de la convic­tion, du cou­rage, de la force de ca­rac­tère. Ce que vous faites, les ha­ters, j’ap­pelle ça de l’achar­ne­ment.

Mais en même temps, je vous aime et j’aime le sport et il ne faut pas ou­blier jus­te­ment que ce n’est que du sport et que, ni vous, ni moi, ne nous sommes en­ri­chis di­manche soir.

Nous sommes des par­ti­sans et on a as­sis­té à un beau mo­ment de football.

LES HA­TERS EN­CORE

Il y a aus­si ceux qui ont ai­mé la pres­ta­tion de l’ex­cel­lente La­dy Ga­ga, mais qui ont osé bour­lin­guer sur son mi­nus­cule be­don.

Hey! Faut tu vou­loir cher­cher des poux. D’ailleurs, je ne sais pas pour­quoi j’en parle, parce que je trouve ça tel­le­ment cave en­core une fois.

« Elle était bonne, mais t’as tu vu son bour­re­let qui dé­passe? » Quoi?

La fille cours, chante, danse et se donne à fond pen­dant une quin­zaine de mi­nutes. Une vraie dia­blesse qui offre une pres­ta­tion du ton­nerre. Est-ce qu’elle doit être en forme? Moi, per­so, je suis pas un pro de la forme phy­sique, mais je dis oui.

Ça fait que, si as­sis dans ton sa­lon, les doigts grais­seux de sauce bar­be­cue, d’ailes, la bouche jaune-orange de chi­li, le ventre plein de brow­nies, tu oses évo­quer le bo­dy de Ga­ga en des termes dis­gra­cieux. Tu me ré­pugnes.

Fais le quart de ce qu’elle fait et après, je te consi­dère.

UNE BELLE AS­CEN­SION

Par­lant de re­mon­tée, de forme phy­sique et de filles que j’aime bien, je vous parle de ma grande tor­pille.

Sa­me­di, dans une com­pé­ti­tion à la pis­cine de la Ci­té-des-Jeunes, elle a amé­lio­ré trois de ses temps per­son­nels sur au­tant de dis­tances. Le libre, au 200 m et au 50 m, de même que le 100 m dos. Le pa­pa loup était ému.

Je l’aime bien ma grande qui va avoir 11 ans ven­dre­di.

Elle ne lâche pas, mal­gré les épreuves, les pe­tits maux et les longues heures pas­sées dans le bas­sin.

Cha­peau ma grande.

Si bien que pour sa fête et pour sou­li­gner ses ex­ploits j’ai pen­sé y al­ler de ma­nière gran­diose.

J’ai loué le parc de la Mai­son-Va­lois sa­me­di soir. J’ai in­vi­té un grand chan­teur, j’ai ache­té pas mal de feux d’ar­ti­fice et j’ai dé­ci­dé d’in­vi­ter pas mal de monde. D’ailleurs vous êtes les bienvenus.

En fait, je plai­sante un peu. La der­nière par­tie, je par­lais de la fête or­ga­ni­sée par la Ville de Vau­dreuil-Do­rion, Feux et Flo­cons. Jo­na­than Roy y se­ra, les feux d’ar­ti­fice aus­si, les ci­toyens en grand nombre. Mais, au fi­nal, c’est pas moi qui paie. Mais j’y se­rai.

Si on se voit, ne dites pas à Jade que c’est pas moi qui ai or­ga­ni­sé ça. Elle va pen­ser que c’est pour elle.

Elle va être contente.

Et si ça adonne, je vais de­man­der à Jo­na­than de lui chan­ter bonne fête. Elle va être un peu gê­née mon ado de 11 ans, mais je l’aime tel­le­ment. YANICK MI­CHAUD

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