Steve Hill au sommet de son art

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Steve Hill re­vient au Qué­bec, cette se­maine, après avoir bour­lin­gué dans sept pays pour sa tour­née eu­ro­péenne. Une tour­née ma­jeure de 30 spec­tacles en 34 jours. Ce spec­tacle at­ti­rant les foules s’ar­rê­te­ra à Vaudreuil-Do­rion, le 3 mars pro­chain, au théâtre Paul-Émile-Me­loche dans la pro­gram­ma­tion de VSOUL.

Connu comme un grand —SPEC­TACLE gui­ta­riste blues, Steve Hill est un ar­tiste à part en­tière. De­puis quelques an­nées, il s’est lan­cé dans un pro­jet un peu fou : ce­lui d’homme-or­chestre. L’aven­ture a dé­bu­té il y a cinq ans, alors qu’il n’avait plus envie d’être seule­ment un mu­si­cien ac­com­pa­gna­teur et que son al­bum Wi­plash love n’avait pas fonc­tion­né. Le mu­si­cien a trou­vé que le ti­ming était bon.

« Je suis un col­lec­tion­neur de gui­tare. Un de mes amis de longue date est mon pu­sher de gui­tares. Il était ve­nu chez nous avec une vieille Gib­son des an­nées 1950, qui m’in­té­res­sait beau­coup, mais à ce mo­ment­là je n’avais pas les moyens. Il m’a pro­po­sé de faire un spec­tacle so­lo dans sa ville na­tale, Drum­mond­ville, en échange de la gui­tare », ra­conte Steve Hill, à pro­pos de la nais­sance du pro­jet en so­lo. De­vant le suc­cès de ce spec­tacle et parce que l’ar­tiste se trou­vait au plus bas de sa car­rière, il a de­man­dé à son agent de l’époque de lui boo­ker des spec­tacles en so­lo dans quelques salles.

AU SOMMET DE SON ART

Au cours des cinq der­nières an­nées, Steve Hill a sor­ti trois al­bums So­lo re­cor­ding 1, 2 et 3, a pré­sen­té de nom­breux spec­tacles en so­lo et a ob­te­nu de mul­tiples ré­com­penses dont celle de l’al­bum blues de l’année au Ju­no 2015 ain­si que celles de spec­tacle élec­trique de l’année, de gui­ta­riste de l’année et de l’ar­tiste de l’année des prix Maple Blues 2015.

Lors de sa ré­cente tour­née eu­ro­péenne, une af­fiche pour son spec­tacle à Beau­vais an­non­çait un Steve Hill « au sommet de son art ». Qu’en pense le prin­ci­pal in­té­res­sé? « En cinq ans, il y a eu entre 500 et 600 spec­tacles. Je me suis pro­me­né énor­mé­ment avec ça. Je suis ren­du un hom­meor­chestre, alors que je n’avais ja­mais pen­sé de­ve­nir un homme-or­chestre. Il y a tou­jours des choses à dé­ve­lop­per. Ça fait 25 ans que je suis mu­si­cien pro­fes­sion­nel, oui je pense que je suis à mon meilleur comme chan­teur, comme mu­si­cien, comme gui­ta­riste, comme per­for­meur », lance l’ar­tiste qui re­çoit beau­coup de de­mandes pour des spec­tacles en France, en Ita­lie, en Nor­vège et dans de nom­breux pays d’Eu­rope, cette année.

SEUL ET LIBRE

Ce spec­tacle d’homme-or­chestre, Steve Hill l’ap­pré­cie par­ti­cu­liè­re­ment. Il fera peut-être d’autres spec­tacles en band, mais ce­la se­ra en à-cô­té. Il rit de ces rôles qui se sont in­ver­sés dans sa car­rière. Ce­lui qui s’au­to­pro­duit de­puis un bon mo­ment dé­jà ap­pré­cie la li­ber­té d’être seul sur scène. Il choi­sit ce qu’il veut jouer en­vi­ron quinze mi­nutes avant de mon­ter sur scène. Et, il n’est pas rare que, dans le feu de l’ac­tion, il dé­cide de chan­ger l’ordre et même le choix de mor­ceaux en plein spec­tacle. « C’est un des avan­tages d’être so­lo, si je dé­cide de bi­fur­quer à gauche, je vais à gauche. Si je veux al­ler à droite, je vais à droite. Ce n’est ja­mais le même show. Phy­si­que­ment, c’est plus de­man­dant. Je ne sue pas au­tant dans un show de deux heures, que dans une de­mi-heure comme homme-or­chestre. C’est très phy­sique et j’aime ça », ex­plique Steve Hill. Il a com­men­cé en gui­tare-voix, avec une tasse de ca­fé ta­pée sur son pied. Puis, il a trou­vé di­verses as­tuces pour ajou­ter du bass drum, de l’har­mo­ni­ca et des cym­bales, et de­ve­nir l’im­pres­sion­nant homme-or­chestre qu’il est au­jourd’hui.

Steve Hill est très as­so­cié au blues, mais il pré­cise que dans sa dis­co­gra­phie il y a au­tant de rock que de blues. Il est un vé­ri­table pas­sion­né de mu­sique. En plus d’en jouer, il en écoute énor­mé­ment. « Faire de la mu­sique c’est une très grande par­tie de ma vie, mais en écou­ter aus­si. Je dois écou­ter de la mu­sique huit heures par jour, mais je ne peux pas ga­gner ma vie en écou­tant de la mu­sique », ri­gole-t-il.

Il aime par­ti­cu­liè­re­ment l’hon­nê­te­té et la grande gamme d’émo­tions que la mu­sique fait vivre. La mu­sique est connec­tée sur le coeur et c’est ce qu’il prou­ve­ra le 3 mars pro­chain au théâtre Paul-Émile-Me­loche, où il pré­sen­te­ra des chan­sons ex­traites de ses trois al­bums So­lo re­cor­ding.

« Quand tu joues en spec­tacle, quand tu te mets à pen­ser c’est là que tu es dans le trouble. Si tu es en train d’y pen­ser, tu passes com­plè­te­ment à cô­té. Il faut que ça parte de ton coeur et que ça aille di­rec­te­ment à l’ins­tru­ment. »

CA­RO­LINE BO­NIN

PHO­TO JAKUB BI­ZON MICHALSKI

Steve Hill pro­met un spec­tacle qui dé­mé­nage ,l e 3 ma rs.

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