Le cou­po­ning a bien évo­lué au fil des ans

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Le fait de pro­fi­ter des mul­tiples ra­bais avec des cou­pons de cir­cu­laire a bien chan­gé de­puis quelques an­nées et celle qui s’est va­lu une ré­pu­ta­tion na­tio­nale de­puis cinq ans dans le do­maine du cou­po­ning, la Vaudreuilloise Li­li Mar­chand, y a certes contri­bué.

Au mois d’avril — CONSOMMATION pro­chain, il y au­ra six ans que Li­li Mar­chand au­ra été pi­quée par la mouche trans­met­tant le vi­rus du cou­po­ning. Mais au lieu d’en faire une ob­ses­sion in­con­trô­lée, qui a été jus­qu’à me­ner cer­tains à la tri­che­rie, elle a plu­tôt choi­si de mettre tous ses ta­lents pour en faire pro­fi­ter d’autres et de fa­çon brillante, in­tel­li­gente.

Dé­jà ex­perte pour la mise sur pied de sites web, elle en a créé un consa­cré au cou­po­ning ap­pe­lé www.on­ma­ga­sine.ca. « Pour moi, le cou­po­ning c’est un jeu. Je ne pro­fite pas des au­baines pour me faire des stocks de bouffe ad­ve­nant une ca­tas­trophe na­tu­relle. Il faut sim­ple­ment pro­fi­ter des au­baines quand elles passent. Mon but, au-de­là de pro­fi­ter des au­baines, est de faire des achats de ma­nière in­tel­li­gente, et d’en faire pro­fi­ter les autres », ex­plique Li­li Mar­chand.

De­puis ce temps, Li­li Mar­chand a sou­vent été sol­li­ci­tée par les mé­dias. Elle a même par­ti­ci­pé à une émis­sion sur Ca­nal Vie qui s’est avé­rée l’une des émis­sions la plus écou­tée de l’his­toire de cette chaîne. « Au dé­part, j’étais ré­ti­cente à par­ti­ci­per à cette émis­sion Ac­cro au cou­pons, mais il n’était pas ques­tion que je ré­vèle ce que je mets dans mon pa­nier d’épi­ce­rie, je consi­dère que c’est per­son­nel », ra­conte Li­li Mar­chand. Par­lons-en­de­son­pa­nierd’épi­ce­rie­jus­te­ment. « Si votre pa­nier d’épi­ce­rie vous coûte entre 300 $ et 325 $, ce même pa­nier d’épi­ce­rie me coû­te­ra à moi 200 $. De­puis 2 ans, j’ai sau­vé 540 $ d’épi­ce­rie chez Maxi », ré­vèle-t-elle. Peut-on payer un pa­nier d’épi­ce­rie en en­tier avec des cou­pons. « Un pa­nier d’épi­ce­rie à 1000 $ pour 50 $? C’est pos­sible, si vous man­ger du pusch pusch et de l’an­ti­su­do­ri­fique»,de­ré­pon­dreLi­liMar­chand.

COU­PONS VIRTUELS

Les gens qui veulent éco­no­mi­ser se rendent donc sur son site et peuvent dé­cou­vrir toutes les au­baines dis­po­nibles. Bien sûr, beau­coup de gens uti­lisent les cou­pons de cir­cu­laires, Li­li Mar­chand la pre­mière, mais cette pra­tique a aus­si été rat­tra­pée par la tech­no­lo­gie. « Il y a des sites de cou­pons virtuels tels Zweet, Che­ckout 51 ou en­core Coup­gon », énu­mère la reine en ma­tière de cou­po­ning qui ad­met se trou­ver dans cet uni­vers 12 heures par jour. « Je suis tou­jours en alerte. Je vais cher­cher les cir­cu­laires, les points, les cou­pons, mais il y en a qui sont bien pires que moi », re­con­naît-elle.

Quand des cou­pons sont dis­po­nibles en ligne, on peut bien sûr les im­pri­mer, mais on n’a qu’à uti­li­ser notre té­lé­phone in­tel­li­gent ou notre ta­blette et l’uti­li­ser une fois ren­du à la caisse des com­merces où l’on veut éco­no­mi­ser. Il est aus­si pos­sible de scan­ner le té­lé­phone vis-à-vis la caisse. Quant aux cou­pons des cir­cu­laires, ils sont de moins en moins uti­li­sés. « Il y en a eu beau­coup au cours des der­nières an­nées. Des gens confec­tion­naient de faux cou­pons et les uti­li­saient. Il y en a même qui les pas­saient au­près de clients. Ré­sul­tat? Cer­tains ma­ga­sins re­fusent main­te­nant des cou­pons de pa­pier », fait re­mar­quer Li­li Mar­chand. La plus belle ré­com­pense pour Li­li Mar­chand?

« Des femmes qui uti­li­saient des banques ali­men­taires au­pa­ra­vant, n’en ont plus be­soin grâce à mes conseils », nous dit Li­li Mar­chand avec fier­té.

STÉ­PHANE FORTIER

PHO­TO STÉ­PHANE FORTIER

Les cou­pons virtuels sont main­te­nant bien ins­tal­lés au grand bon­heur de Li­li Mar­chand.

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