Pa­trick Na­deau s’est fixé de hauts ob­jec­tifs

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Le nou­vel en­traî­neur-chef de l’équipe de foot­ball du Noir et Or du Col­lège de Val­ley­field, Pa­trick Na­deau a en­fin réa­li­sé un vieux rêve. « Le foot­ball c’est une pas­sion et c’est en­fin de­ve­nu mon mé­tier. »

« J’ai com­men­cé à jouer au —FOOT­BALL foot­ball en se­con­daire 2. J’ai joué pen­dant plus de dix ans, dont plu­sieurs ici au Col­lège et cinq ans à l’uni­ver­si­té Bi­shop. Le foot­ball c’est une pas­sion et c’est en­fin de­ve­nu mon mé­tier. Je suis en­traî­neur­chef à temps plein », ex­plique le jeune homme de 36 ans qui suc­cède à l’un de ses men­tors, Pat Lau­zon. « C’est cer­tain que Coach Pat a eu une in­fluence sur moi. J’ai tra­vaillé à ses cô­tés pen­dant quelques an­nées et c’est toute une tête de foot­ball », lance Pa­trick Na­deau, an­cien quart-ar­rière étoile par­tout où il a joué.

UNE BELLE ET GRANDE FA­MILLE Pour l’en­traî­neur Na­deau, le foot­ball c’est une histoire de grande fa­mille. « Tu passes beau­coup de temps avec ton équipe. Ça de­vient une fa­mille, des frères. Tu t’en­traînes 10 mois par an­née pour une di­zaine de matchs. C’est un sport in­tense, que tu dois prendre au sé­rieux », in­siste ce­lui qui a été à la tête des Ci­ta­dins de la Ci­té-des-Jeunes pen­dant neuf ans, avant de se joindre au Noir et Or. En­sei­gnantde car­rière jus­qu’en dé­cembre 2016, Na­deau n’en dé­mord pas moins de l’im­por­tance à ac­cor­der au vo­let aca­dé­mique. « Oui nous tra­vaillons fort dans le gym­nase, sur le ter­rain, mais il doit en être de même pour les études. C’est ce qu’il y a de plus im­por­tant. C’est pri­mor­dial », juge-t-il.

DE BEAUX OB­JEC­TIFS

Pa­trick Na­deau, en vue de la sai­son au­tom­nale, se met beau­coup de pres­sion. « Je viens d’en­trer en poste, mais l’an der­nier, j’étais ici et nous avons per­du en fi­nale du Bol d’Or. Je veux ter­mi­ner le tra­vail. J’ai une belle équipe d’en­traî­neurs et une équipe ma­ture. Nous al­lons tra­vailler sur le re­cru­te­ment pour être prêts quand ce se­ra le mo­ment », dit l’en­traî­neur qui voit main­te­nant ar­ri­ver des joueurs qu’il a di­ri­gés au ni­veau se­con­daire. « Ça fait drôle de voir mes boys. Mais en même temps, avec les gars qui étaient dé­jà dans l’équipe au cours des der­nières an­nées, la moi­tié des gars me connaissent bien et connaissent la ma­nière dont je di­rige. »

S’il sait com­ment di­ri­ger, c’est parce que Na­deau ne cesse d’avoir la tête au foot­ball. Il s’oc­cupe l’es­prit en re­gar­dant des vi­déos, en li­sant à pro­pose de ce sport. Il re­garde aus­si ceux qui sont la ré­fé­rence dans le mé­tier. « J’ai beau­coup d’ad­mi­ra­tion pour gars comme Marc Trest­man », dit-il à pro­pos de l’an­cien en­traî­neur des Alouettes de Mon­tréal et main­te­nant co­or­don­na­teur of­fen­sif avec les Ra­vens de Bal­ti­more après un court sé­jour à la tête des Bears de Chi­ca­go.

Il aime éga­le­ment les deux Bill. Par­cells et Be­li­chick. Il aime bien le pre­mier parce qu’il est avec les Cow­boys de Dal­las, son équipe de pré­di­lec­tion, mais il aime le deuxième parce qu’il di­rige de main de maître les Pa­triot’s de la Nou­vel­leAn­gle­terre, ré­cem­ment vain­queurs d’un autre Su­per Bowl. « C’est un gars qui se pré­pare de ma­nière in­croyable. Ce n’est pas pour rien qu’il a me­né son équipe à au­tant de conquêtes. Il est une ma­chine de foot­ball », ex­plique ce­lui qui est lui­même un ath­lète ac­com­pli.

Et mal­gré toute cette ef­fer­ves­cence à l’aube d’une nou­velle car­rière qui pour­rait l’ame­ner en­core plus loin, Na­deau garde les deux pieds sur terre. « C’est nou­veau et ça n’a pas été une dé­ci­sion fa­cile. Je vais pro­ba­ble­ment par mo­ments, m’en­nuyer de l’en­sei­gne­ment. Mais je suis content de mon choix. C’est ce que je vou­lais faire dans la vie. Du foot­ball à temps plein. Ce ne se­ra plus du foot­ball, après les heures de tra­vail. C’est mon tra­vail. Au Qué­bec nous ne sommes pas beau­coup à faire ce tra­vail à temps plein. C’est la rai­son pour la­quelle je me mets de la pres­sion pour avoir de bons ré­sul­tats », lance ce­lui qui ne se fixe pas d’ob­jec­tif de car­rière. « Je suis un gars d’étape. Je ne veux pas re­gar­der trop loin. Je veux ga­gner main­te­nant. On re­gar­de­ra plus loin, plus tard », ex­prime ce­lui qui dé­sire in­cul­quer une culture de foot­ball au sein de l’équipe. « Je viens de Bi­shop et là-bas, les an­ciens sont im­por­tants. Nous les res­pec­tions. Après une dé­faite, nous de­vions presque nous ex­cu­ser à eux. Je veux que les gars soient fiers de por­ter l’uni­forme. Qu’ils aiment le lo­go », conclut Na­deau.

YA­NICK MI­CHAUD

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Pa­trick Na­deau veut in­cul­quer la culture de l’équipe, celle du lo­go. Tu dois res­pec­ter ton lo­go, les an­ciens, l’équipe, tes amateurs. C’est le foot­ball.

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Ent ou­ré­deq uelques-uns de ses ouailles, Pa­trick Na­deau est en­thou­siast ee nv ue de la sai­son au­tom­nal e2 017 qui pro­met de beaux suc­cès.

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