À LA RES­COUSSE DES JOUR­NAUX LO­CAUX

L'Etoile - - LA UNE -

Pas­ser toute une vie d’adulte sans être ca­pable de lire ni d’écrire n’est pas fa­cile à vivre au quo­ti­dien et après avoir pas­sé toute une vie dans la gêne, vient le temps de la rem­pla­cer par le cou­rage.

C’est le cas de Chan­tal —ÉDU­CA­TION

(prénom fic­tif ) qui a, un jour, dé­ci­dé de se prendre en mains et de ne plus res­ter dans son coin avec des re­grets en guise de com­pa­gnons de vie.

UN QUO­TI­DIEN DIF­FI­CILE

Se sen­tir mal à l’aise à cause de son anal­pha­bé­tisme lui est ar­ri­vé plus sou­vent qu’à son tour. « Le jour où tes en­fants ont be­soin d’aide pour leurs de­voirs d’école, dans le che­mi­ne­ment sco­laire en gé­né­ral, comment tu fais pour leur dire que tu ne sais ni lire ni écrire. Ça a été très dif­fi­cile pour moi de tout leur ca­cher. Je ne leur ai d’ailleurs ja­mais dit », avoue-t-elle en rap­pe­lant tout le poids qu’elle a por­té du­rant toutes ces an­nées. Pour faire sa liste d’épi­ce­rie, elle n’écri­vait évi­dem­ment pas ce dont elle avait be­soin. « Je pre­nais une feuille de pa­pier et je des­si­nais ce que je de­vais ache­ter. Si j’avais be­soin de pain, je des­si­nais un pain », de ra­con­ter Chan­tal. Cette der­nière est tou­te­fois par­ve­nue à ap­prendre plein de choses et, sans qu’elle sache lire, a ap­pris beau­coup de chose sur les mé­di­ca­ments et la santé. « J’écou­tais beau­coup la té­lé­vi­sion, des do­cu­men­taires, des émis­sions d’in­for­ma­tion. Ce­la m’ai­dait à ap­prendre, à com­prendre. Si on par­lait de telle ou telle ma­la­die, ce­la pou­vait me ser­vir à en connaître les trai­te­ments », ra­conte-t-elle. Suite à la page 3

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