À la dé­cou­verte de mon­sieur Phil Roy

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Comment se passe la tour­née ?

C’est vrai­ment trip­pant! Les gens ont du plai­sir et moi aus­si. C’est le fun d’al­ler dans les salles dont j’en­ten­dais par­ler par mes amis hu­mo­ristes et où je suis dé­jà al­lé en pre­mière par­tie de Louis-Jo­sé Houde. C’est le fun de re­tour­ner dans ces lieux où j’ai ap­pris et là c’est mes af­faires à moi tout seul. Est-ce qu’on peut dire que tu es ren­du un mon­sieur ? Le show parle de c’est quoi un mon­sieur en 2017. Est-ce que c’est quel­qu’un qui a une job, une mai­son, une fa­mille, des res­pon­sa­bi­li­tés? On dé­cante tout ce­la à tra­vers mes yeux à moi. À la fin, la conclu­sion que j’en tire c’est que je pense que je suis de­ve­nu un mon­sieur.

Ton pu­blic, qu’on au­rait cru très jeune, a plu­tôt au­tour de 40-50 ans. Est-ce parce qu’il re­cherche ta folie et ta fraî­cheur ?

Je ne peux pas ex­pli­quer pour­quoi. En grande ma­jo­ri­té, il y a des couples jus­qu’à la mi-tren­taine, mais il y a beau­coup de pa­rents avec leur en­fant. Tout ce que je sais c’est que c’est ben le fun! Les jeunes après le show me disent j’ai l’im­pres­sion qu’on se connaît de­puis tel­le­ment long­temps et les pa­rents me disent j’ai l’im­pres­sion que tu es mon en­fant.

Après plu­sieurs se­maines de tour­née, es-tu tou­jours ner­veux avant le spec­tacle ?

La jour­née où je ne se­rai plus ner­veux ça vou­dra dire que ça ne compte plus pour moi. Je veux que le show soit meilleur que ce­lui de la veille. J’es­père que tous les trucs que je peux contrô­ler, je les maî­trise à 100 %. Je veux être en forme, avoir man­gé avant le spec­tacle. J’ai ma pe­tite rou­tine. Avec l’équipe de tour­née, on a nos pe­tits ri­tuels, qui font qu’on est tou­jours dans le même état d’es­prit avant le spec­tacle.

Qu’est-ce qui te plaît d’être sur scène ?

C’est le rire. S’il y a une af­faire qui est uni­ver­selle, c’est le rire. Dire je t’aime, tu peux le dire de di­verses ma­nières : je t’aime beau­coup, je t’aime vrai­ment, je ne t’aime pas, je t’aime un peu, je t’aime en ami… Tu peux le dire en fran­çais, en al­le­mand, en an­glais… Que tu viennes de n’im­porte où, que tu aies n’im­porte quel back­ground, quand tu ris tu fais ha, ha, ha! C’est une ex­pres­sion qui est claire, com­mu­ni­ca­trice et li­bé­ra­trice. Si tu as eu une jour­née de marde, rire ça fait tel­le­ment du bien. J’aime pro­vo­quer le rire et me faire rire aus­si.

Comme c’est un pre­mier show , à quoi peut-on s’at­tendre de la nou­velle bi­bitte Phil Roy ?

Je pense que le pre­mier show est très im­por­tant parce que c’est une carte de vi­site. Il faut que je me pré­sente parce que la plu­part des gens dans la salle ne m’ont ja­mais vu

Rem­plis­sant les salles par­tout où il passe de­puis le lan­ce­ment of­fi­ciel de son spec­tacle Mon­sieur, à la fin jan­vier, Phil Roy s’ar­rê­te­ra à la salle Al­bertDu­mou­chel le 29 avril. Il fau­dra faire vite pour mettre la main sur les quelques billets res­tants pour son spec­tacle so­lo où il parle de lui, de sa re­la­tion avec sa mère, d’où il vient, mais sur­tout de comment on devient un adulte. L’hu­mo­riste a gé­né­reu­se­ment trou­vé quelques mi­nutes, dans son ho­raire ul­tra char­gé, pour ja­ser de son spec­tacle et du fait qu’il est en train de tom­ber en amour avec le mé­tier.

sur scène. Le show part de moi et sert à me pré­sen­ter, mais le com­men­taire qui res­sort tout le temps c’est : j’ai­me­rais ça que tu sois mon ami et que tu viennes sou­per à la mai­son. C’est très flat­teur.

Réal Bé­land, qui signe ta mise en scène, tu le connais­sais de­puis long­temps?

Non, on s’était ren­con­trés sur un tour­nage de l’émis­sion Les pê­cheurs. Ça avait cli­qué im­mé­dia­te­ment. On avait par­lé d’hu­mour et de la vie en gé­né­ral. Je trou­vais qu’on se re­joi­gnait beau­coup. C’est lui, à un mo­ment don­né, qui m’a dit je fais de la mise en scène. Ça s’est ré­glé entre deux takes à la ra­dio. Du genre : on part en mu­sique avec Jus­tin Bie­ber et l’on re­vient après la pause. Hey Réal, est-ce que tu fe­rais la mise en scène de mon spec­tacle ? Oui, co­ol, on s’ap­pelle de­main. Alors c’était Jus­tin Bie­ber… Ce qu’il m’a ap­pris c’est qu’il faut at­ta­quer chaque soir, pour qu’au fi­nal ce­la soit le meilleur soir, jus­qu’à main­te­nant. Ça me drive!

On peut se pro­cu­rer des billets pour le spec­tacle de mon­sieur Phil Roy à la billet­te­rie de Vals­pec (450 373-5794) ou sur le site Web www.vals­pec.com.

— CA­RO­LINE BO­NIN

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