Il est de re­tour

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Après un pe­tit dé­tour, —ÉDI­TO­RIAL il est re­ve­nu.

Je parle de deux ou trois choses.

Mon édi­to­rial, après une es­ca­pade en page 26 de L’Étoile la se­maine der­nière, rentre au ber­cail. À sa place. En page 6. Nous vou­lions dé­mon­trer que ça pour­rait de­ve­nir n’im­porte quoi si des salles de ré­dac­tion dignes de ce nom n’exis­taient plus.

Si cha­cun s’im­pro­vi­sait jour­na­liste, ou chro­ni­queur, ou blo­gueur.

La quan­ti­té de fausses nou­velles qui cir­culent sur le web. C’est phé­no­mé­nal. Et la quan­ti­té de gens qui croient ce qu’ils lisent. C’est épou­van­table. Triste à la li­mite.

Il faut vé­ri­fier ses sources, s’in­for­mer de ma­nière adé­quate et va­li­der.

C’est ce à quoi servent les mé­dias, les vrais mé­dias de ce monde.

Ces­sez de rap­por­ter de fausses nou­velles. De col­por­ter les mé­di­sances, les dé­bats qui n’existent pas.

Ils créent de l’anar­chie, de l’in­com­pré­hen­sion, de la dou­leur.

DE RE­TOUR D’UN LONG PÉ­RIPLE Autre chose qui est de re­tour, l’équipe qui a per­mis de réa­li­ser le re­por­tage de notre cam­pagne #mon­jour­nal­jy­tiens. Nous étions trois sur la route, et toute une équipe ici au jour­nal, pour pré­pa­rer ce coup d’éclat. Le site In­ter­net, le vi­déo, la page Fa­ce­book. Un gros tra­vail d’équipe.

Qui a rap­por­té. Vous êtes des mil­liers à avoir ai­mé notre page et ça se pour­suit chaque jour. Les gens aiment leur jour­nal. Des sou­ve­nirs sont as­so­ciés à ce mé­dia qui fait par­tie des moeurs. Vous nous le dites et vous êtes en train de mon­trer l’im­por­tance que le jour­nal a dans votre vie. Chaque jour. Pour en re­ve­nir à ce re­tour, j’ai eu la chance de par­cou­rir le Qué­bec pour ren­con­trer des lec­teurs.

J’ai été à Lac-Mé­gan­tic. J’ai été frap­pé par Lac-Mé­gan­tic.

Je n’avais jamais vu l’en­droit. N’y avait jamais mis les pieds.

J’ai été souf­flé. Es­to­ma­qué. On sent l’émo­tion, la dou­leur, la ci­ca­trice qui tarde à se re­fer­mer.

Nous avons par­lé à des gens qui ont vé­cu toute leur vie à cet en­droit.

Qui y étaient avant la ca­tas­trophe et qui y sont tou­jours. Qui vont re­bâ­tir, qui vont res­sus­ci­ter cette ville que l’on de­vra re­bap­ti­ser le Phoe­nix du Qué­bec. Ces gens qui nous ont par­lé de l’im­por­tance des mé­dias lors de cette cou­pure, de cet ac­ci­dent sans nom. Des gens ré­si­lients, au coeur grand comme le monde. RE­VE­NIR DE LA TEM­PÊTE

Notre es­ca­pade nous a éga­le­ment me­nés vers le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord. En pleine tem­pête.

De la neige, il y en a eu un peu moins qu’ici. Beau­coup moins en fait. Mais ce sont les vents, les ra­fales qui fai­saient peur. Qui ont fait se tri­tu­rer notre vé­hi­cule sur la route, entre Ri­vière-duLoup et Ma­tane.

De­man­dez à mes col­lègues. Nous sommes heu­reux d’être de re­tour. Sans comp­ter que nous avons éga­le­ment fait une halte au Sa­gue­nay. Et qu’au Sa­gue­nay, on sou­hai­te­rait res­ter plus qu’une jour­née. C’est si beau. Mais nous sommes de re­tour, bien heu­reux de ren­trer au tra­vail et de faire en sorte que vous soyez in­for­més adé­qua­te­ment, comme vous le mé­ri­tez.

ET AUS­SI LE BUD­GET

En­fin, le bud­get pro­vin­cial est de re­tour. Je vais me gar­der une ré­serve et ne pas com­men­ter avant son dé­pôt.

J’écris cet édi­to­rial quelques heures avant que le mi­nistre Car­los Leitão ne dé­voile les grandes lignes de son énorme do­cu­ment.

Je dé­sire voir ce qui nous at­tend. La ré­gion, la pro­vince, mais aus­si l’édu­ca­tion et bien sûr, les jour­naux. Les mé­dias sont vi­sés par le dé­pôt de ce bud­get.

On sou­haite de belles choses. Des gestes tan­gibles, des an­nonces viables et saines. On se croise les doigts. Mais, on de­vra at­tendre avant de ré­agir. Pour ne pas avoir de mau­vaises nou­velles. Ça peut par­fois être le cas.

— YANICK MI­CHAUD

Le centre-ville de Lac-Mé­gan­tic a été dé­vas­té, mais on nous pro­mets qu’il se­ra de re­tour et que la vi­ta­li­té re­vien­dra. PHO­TO LAURELINE BA­RIL-BOISCLAIR

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