Don­ner de son temps pour ai­der

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

J’ai vé­cu quelque chose —ÉDITORIAL de par­ti­cu­lier la se­maine der­nière.

J’ai par­ti­ci­pé à mon pre­mier sou­per of­fi­ciel Ri­che­lieu. J’étais in­vi­té par le Club Ri­che­lieu de Sa­la­ber­ry-de-Val­ley­field, pour un ren­dez-vous ré­gio­nal.

Donc les membres des Clubs de Vau­dreuil-Do­rion, L’Île-Per­rot et d’autres des en­vi­rons étaient pré­sents. Nous n’étions pas des cen­taines, parce que le re­cru­te­ment est dif­fi­cile et que chaque membre qui quitte n’est sou­vent, pas rem­pla­cé.

Pour­tant, les Ri­che­lieu ont connu des an­nées de gloire. À une époque, ils étaient des milliers à joindre les rangs de ce groupe qui fait de bien grandes choses. Plus grandes qu’on pour­rait le pen­ser avant d’avoir par­ti­ci­pé à un pre­mier sou­per of­fi­ciel.

AIDE À LA JEU­NESSE

J’ai été sur­pris de ce qu’ap­portent ces membres Ri­che­lieu à la com­mu­nau­té. Ils aident la jeu­nesse. Ils ré­coltent an­nuel­le­ment des sommes qui sont dis­tri­buées pour les jeunes, afin que ceux­ci pra­tiquent des sports, conservent la san­té, par­ti­cipent à des ac­ti­vi­tés spé­ciales, ou sim­ple­ment, soient ca­pables de se nour­rir adé­qua­te­ment. La se­maine der­nière, les Ri­che­lieu de la ré­gion ont re­mis 2500 $ à Mois­son Sud-Ouest qui vient en aide à des fa­milles dans le be­soin. Qui aide à ce que les pa­rents puissent mettre quelque chose sur la table.

Les Ri­che­lieu étaient émus. C’est leur mis­sion et ils ont vu dans les yeux des res­pon­sables de Mois­son Sud-Ouest que chaque dol­lar est im­por­tant pour nour­rir les moins bien nan­tis de Vau­dreuil-Soulanges, de Sa­la­ber­ry-deVal­ley­field, des Châ­teau­guay, de Beau­har­nois et d’ailleurs.

Se­lon des chiffres, 42 % des gens qui souffrent de la pau­vre­té, ici, sont des en­fants. Les Ri­che­lieu ont été souf­flés. Ils ont éga­le­ment re­mis une somme iden­tique à l’or­ga­nisme En­traide Mo­no­pa­ren­tale et Fa­milles Re­com­po­sées du Su­roît. Une mère qui a li­vré un té­moi­gnage poi­gnant a réus­si elle aus­si à émou­voir ces Ri­che­lieu qui ont le coeur sur la main.

Comme quoi, ce qui peut sem­bler être un boys club* est bien plus que ce­la. On re­trouve des gens al­truistes qui se re­groupent pour ai­der la com­mu­nau­té et pro­pa­ger le bien au­tour d’eux. Si bien, qu’ils mettent constam­ment la main dans leur poche, la main à la pâte, qu’ils tendent cette main, pour ré­col­ter des sommes im­por­tantes pour ai­der la jeu­nesse.

UN GROUPE DE FRAN­CI­SA­TION

À une époque où les clubs so­ciaux comme les Kiwanis, les Op­ti­mistes, les Che­va­liers de Co­lomb, les Rotary, les Moose et plu­sieurs autres re­cru­taient, les Ri­che­lieu ont for­mé ce Club ou les ca­tho­liques fran­co­phones se re­grou­paient. Au­jourd’hui les temps ont chan­gé et les per­sonnes de toutes re­li­gions, fran­co­phones ou fran­co­philes, sont les bien­ve­nus. Hommes et femmes. Mais, une chose de­meure, on pro­tège la langue fran­çaise. Si bien que les in­car­tades sont sou­le­vées. Si on uti­lise un an­gli­cisme, si on ba­foue la langue, si on ne sur­veille par son lan­gage, on paie une contra­ven­tion. Si mi­nime soit-elle, la contri­bu­tion est ac­cu­mu­lée et ver­sée aux causes dé­fen­dues par les Ri­che­lieu. Une autre ma­nière de pro­pa­ger le bien.

Et on s’amuse, on chante les bien­faits de nos gestes, on chante l’im­por­tance de la langue, de l’en­fance. On bé­nit le re­pas que l’on prend, on re­mer­cie le Sei­gneur pour ce­lui-ci et on dis­cute. Cer­tains sont membres de­puis des dé­cen­nies. D’autres sont fraî­che­ment ar­ri­vés. Mais tout le monde a son mot à dire et est res­pec­té.

Sur­tout que la troi­sième mis­sion des Ri­che­lieu est de per­mettre à ceux qui sont moins à l’aise en pu­blic de s’éman­ci­per. On dis­cute en groupe, ou­ver­te­ment, on prend la pa­role au mi­cro et la gêne dis­pa­raît tran­quille­ment.

Bra­vo les Ri­che­lieu.

Je vous sou­haite de nom­breux nou­veaux membres pour sou­te­nir votre mis­sion. Je vous sou­haite lon­gé­vi­té et beau­coup de plai­sir.

Je sou­haite à la po­pu­la­tion de pou­voir comp­ter encore long­temps sur toute la gé­né­ro­si­té dont vous faites preuve.

— YA­NICK MI­CHAUD

Il est pos­sible d’ob­te­nir plus de ren­sei­gne­ments au www.ri­che­lieu.org.

Les Ri­che­lieu est ou­vert tant aux hommes qu’aux femmes.

* L’uti­li­sa­tion de l’ex­pres­sion boys club m’au­rait va­lu une amende d’en­vi­ron 3 $ qui au­rait été ver­sée à des or­ga­nismes ou fon­da­tions ve­nant en aide à la jeu­nesse de Vau­dreuil-Soulanges et des en­vi­rons. J’adore l’idée.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.