Études en hy­dro­lo­gie à Sainte-Marthe

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Pour ce faire, —EN­VI­RON­NE­MENT dif­fé­rents équi­pe­ments ont été ins­tal­lés au­tour du bas­sin ver­sant de la ri­vière La Ra­quette. « Je suis al­lé pros­pec­ter dans la ré­gion et Aline Guillotte, la mai­resse, était très ou­verte à notre étude. Nous nous in­té­res­sons à l’eau du bas­sin. Nous vou­lons suivre les pa­ra­mètres qui au­ront de l’in­fluence sur l’eau qui s’écoule dans le ruis­seau, le­quel est un af­fluent de La Ra­quette et Sainte-Marthe, nous ap­pa­rais­sait le meilleur en­droit pour ef­fec­tuer cette étude », in­dique Mi­chel Ba­raer, pro­fes­seur et cher­cheur au dé­par­te­ment du Gé­nie de la construc­tion à l’ETS.

OB­JEC­TIFS

« Il y a deux ob­jec­tifs pour les­quels nous ef­fec­tuons ces études, D’abord, pour l’en­sei­gne­ment. Tous les in­gé­nieurs ci­vils se doivent de dé­te­nir une for­ma­tion en hy­dro­lo­gie et c’est une for­ma­tion qui ne se donne pas dans un la­bo­ra­toire. Il faut al­ler dans la na­ture, al­ler dans un bas­sin ver­sant qui nous ser­vi­ra de la­bo­ra­toire vir­tuel », ex­plique le pro­fes­seur.

« Il nous fal­lait aus­si étu­dier les im­pacts sur le ni­veau, le dé­bit de l’eau dans le sud du Qué­bec, voir si les chan­ge­ments cli­ma­tiques ont une in­fluence sur les res­sources de l’eau. Ce qui nous man­quait, c’est un la­bo­ra­toire à pe­tite échelle pour ob­ser­ver le pro­ces­sus », énonce le re­pré­sen­tant de l’ETS.

L’École de tech­no­lo­gie su­pé­rieure (ETS), en col­la­bo­ra­tion avec la Mu­ni­ci­pa­li­té de Sain­teMarthe, a en­tre­pris une étude à long terme sur l’hy­dro­lo­gie.

ÉQUI­PE­MENTS

En plu­sieurs points, sur le ter­ri­toire de Sainte-Marthe, l’équipe de l’ETS a ins­tal­lé des ins­tru­ments de me­sures. « Nous avons ins­tal­lé une sta­tion prin­ci­pale et trois sta­tions se­con­daires », ré­vèle Mi­chel Ba­raer.

« Ce qui nous in­té­resse, c’est d’être ca­pable d’étu­dier les pa­ra­mètres des cli­mats et ce qui se passe dans la ri­vière lors dans la fonte des neiges oui, mais aus­si tout au long de l’an­née. Pour sa­voir éga­le­ment s’il y a des si­tua­tions ex­trêmes oc­ca­sion­nelles ou si c’est dû aux chan­ge­ments cli­ma­tiques, il faut faire cette étude sur 10 ans. Il faut ob­ser­ver les cycles, l’évo­lu­tion du ruis­seau, toute l’an­née. Ain­si, nous pour­rons voir s’il y a des ten­dances », men­tionne Mi­chel Ba­raer. Ce der­nier croit que ces études peuvent être très utiles aux pro­duc­teurs agri­coles. « En fait tous peuvent en bé­né­fi­cier », de conclure Mi­chel Ba­raer. Le 5 avril der­nier, les cher­cheurs de l’ETS étaient à Sainte-Marthe pour en­tre­te­nir la po­pu­la­tion sur les par­ti­cu­la­ri­tés des don­nées mé­téo dé­cou­vertes jus­qu’alors. « Nous vou­lions ren­con­trer la po­pu­la­tion et leur ex­pli­quer notre dé­marche, mais aus­si des agri­cul­teurs afin de connaître leurs be­soins spé­ci­fiques », de dire le pro­fes­seur en conclu­sion.

— STÉ­PHANE FOR­TIER

PHOTOTHÈQUE

Le site prin­ci­pal des ins­tal­la­tions de l’ETS à Sainte-Marthe.

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