Un Lazarois en rogne contre Hy­dro-Qué­bec

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Il y a en­vi­ron six ans, Mi­chel Bol­duc, un pro­prié­taire de la rue Bé­dard à Saint-La­zare, s’était en­ten­du avec Hy­dro-Qué­bec afin que la so­cié­té d’État puisse amé­na­ger des ins­tal­la­tions fa­vo­ri­sant le transport d’élec­tri­ci­té, dont un poste de trans­for­ma­tion, près de sa pro­prié­té.

Là où le bât blesse, c’est que la —LITIGE so­cié­té d’État doit aug­men­ter le vo­lume d’élec­tri­ci­té dans la ré­gion et que des tra­vaux sup­plé­men­taires sont né­ces­saires. « Mais ça ne cor­res­pond pas du tout au pro­jet ini­tial. Ils viennent com­plè­te­ment dé­truire mon en­vi­ron­ne­ment », lance Mi­chel Bol­duc.

Se­lon Mi­chel Bol­duc, la cen­trale pré­vue a été bien construite et tout a été fait pour qu’elle soit peu vi­sible, mais, tou­jours d’après le pro­prié­taire, ils ont chan­gé la ser­vi­tude de place et tout ce­la se re­trouve dans son champ. « Il y aura un py­lône qui aura 35 pieds plus haut que ceux dé­jà exis­tants. À cause de ce py­lône, ils ont été obli­gés d’abattre plu­sieurs arbres du boi­sé et pas à peu près. Il y en avait pour 800 cordes de bois. À cause de ce­la, la cen­trale est vi­sible de jour comme de soir. C’est un peu comme si j’ha­bi­tais à cô­té d’une ville, et je vais avoir un py­lône en plein de­vant mon sa­lon », dé­plore-t-il. Mi­chel Bol­duc est fu­rieux parce que ce­la vient di­mi­nuer de fa­çon si­gni­fi­ca­tive la va­leur de sa pro­prié­té. « Dé­jà, d’avoir une pro­prié­té à cô­té d’une cen­trale, c’est pas évident à vendre… », dit-il. Même si Hy­dro-Qué­bec dé­ci­dait de plan­ter des arbres pour rem­pla­cer ceux qui ont été abat­tus, ce­la pren­dra plu­sieurs an­nées avant de contrer cette pol­lu­tion vi­suelle. « On ne m’a ja­mais dit qu’il leur fal­lait cou­per au­tant d’arbres », dé­non­cet-il.

Et la so­lu­tion pour le py­lône? « Au lieu de le mettre di­rec­te­ment dans mon champ, ils peuvent le mettre 30 pieds à cô­té, sur leur ter­rain. Il se­rait ain­si plus ca­ché dans le bois », croit-il. Mi­chel Bol­duc pense éga­le­ment qu’Hy­dro-Qué­bec de­vrait éga­le­ment uti­li­ser des po­teaux de bois, pas mal moins vi­sibles que des tours d’acier de 65 pieds de haut.

STÉ­PHANE FOR­TIER

PHO­TO STÉ­PHANE FOR­TIER

Mi­chel Bol­duc en a contre Hy­dro-Qué­bec qui, se­lon lui, a cou­pé des arbres in­uti­le­ment, et fait consi­dé­ra­ble­ment bais­sé la va­leur de sa pro­prié­té.

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