Les si­nis­trés pris en charge

L'Etoile - - LA UNE -

De­puis le di­manche 7 mai, —SO­CIÉ­TÉ

Vau­dreuil-Do­rion pro­pose à ses ci­toyens inon­dés un centre d’ac­cueil. À leur en­trée au 2e étage du centre Mul­ti­sports, les si­nis­trés sont ac­cueillis par la Croix-Rouge, qui leur offre des ser­vices pen­dant les 72 pre­mières heures. Juste as­sez de temps pour per­mettre aux fa­milles éva­cuées de pla­ni­fier leur re­lo­ca­li­sa­tion. On leur re­met trousses d’hy­giène, cou­ver­tures, cou­pons pour l’épi­ce­rie et pour l’hé­ber­ge­ment. La Ville de Vau­dreuil-Do­rion conti­nue à of­frir l’hé­ber­ge­ment, un par­te­na­riat avec le Ho­li­day Inn, ain­si que les bons d’achat ali­men­taires à l’épi­ce­rie et aux res­tau­rants de la ré­gion après les ser­vices de la CroixRouge.

Jo­siane La­fon­taine, chef de sec­tion lo­gis­tique du Ser­vice des loi­sirs de Vau­dreuilDo­rion rap­pelle que même si la Croix-Rouge et l’aide psy­cho­so­ciale ne sont sur place que le jour, le centre quant à lui ac­cueille les gens 24 heures sur 24. À RI­GAUD

De­puis que la Ville de Ri­gaud a dé­cré­té les me­sures d’urgence le 20 avril, le centre de ser­vices et d’ac­cueil des si­nis­trés est ou­vert de 7 h à 23 h, à la bi­blio­thèque, au 102, rue Saint-Pierre. « Nous on a choi­si la bi­blio­thèque parce qu’on a toutes les ins­tal­la­tions pro­pices pour ça, on a un havre de paix, on a la ver­rière, on a des livres, des té­lé­vi­sions. On veut que les gens soient bien, même s’ils ont dû éva­cuer leurs ré­si­dences », ex­plique Véronique Cunche, di­rec­trice des ser­vices ré­créa­tifs et com­mu­nau­taires à Ri­gaud.

Des bé­bé­voles de la Croix-Rouge y tra­vaillent dès 8 h le ma­tin, afin d’en­ca­drer les si­nis­trés et d’ana­ly­ser leurs be­soins.

UN SOU­TIEN NÉ­CES­SAIRE

Avec la Croix-Rouge, Ri­gaud a éta­bli les par­te­naires pour le ser­vice d’hé­ber­ge­ment. « À Ri­gaud, on est chan­ceux on a le col­lège des douanes, le Col­lège Bour­get, on a de l’hé­ber­ge­ment en masse. On a 50 chambres de dis­po­nibles au col­lège des douanes, ce n’est pas rien, et en plus ils offrent trois re­pas par jour... », ajoute Véronique.

Elle pré­cise que les fa­milles qui n’ont pas be­soin d’hé­ber­ge­ment peuvent tout de même bé­né­fi­cier des ser­vices of­ferts. En ef­fet, même si cer­taines per­sonnes sont in­vi­tées à sé­jour­ner chez des amis, ils risquent d’y pas­ser des se­maines. « Ils peuvent donc ve­nir cher­cher des bons pour al­ler s’ache­ter des vê­te­ments, pour al­ler faire l’épi­ce­rie, pour ne pas se sen­tir aux dé­pens de la fa­mille chez qui ils ré­sident. » La pré­sence de la Croix-Rouge à Ri­gaud se pro­longe, vu la si­tua­tion en constante évo­lu­tion. Au dé­part, la Ville de Ri­gaud pré­voyait ac­cueillir l’or­ga­nisme que quelques jours, au­jourd’hui elle sait que ses bé­né­voles se­ront sur place toute la se­maine. « On a 35 fa­milles au­jourd’hui qui viennent re­nou­vel­ler pour une se­maine. Au moins, ça les sé­cu­rise. Ils sont très émo­tifs, ils sont an­xieux, ils ne savent pas quand ils pour­ront re­tour­ner chez eux », ra­conte Véronique Cunche.

À Ri­gaud et à Vau­dreuil-Do­rion, des lo­caux ac­cueillent les si­nis­trés pour leur of­frir ré­pit, nour­ri­ture et ré­con­fort.

SOU­TIEN PSY­CHO­LO­GIQUE

Aux deux centres d’ac­cueil, des in­ter­ve­nants du Centre in­té­gré de san­té et de ser­vices so­ciaux Mon­té­ré­gie-Ouest offrent un sou­tien psy­cho­lo­gique aux si­nis­trés. À Vau­dreuil-Do­rion, ce ser­vice est of­fert de 9 h à 22 h et à Ri­gaud,

« C’est im­por­tant que les gens soient ac­com­pa­gnés dès le dé­part par ces res­sources-là au ni­veau psy­cho­lo­gique », rap­pelle l’em­ployée de Ri­gaud. Se­lon elle, les si­nis­trés res­sentent le be­soin de se confier, sur­tout lors­qu’ils sont fâ­chés d’avoir été for­cés à éva­cuer. Cer­tains au­raient pré­fé­ré conti­nuer à pro­té­ger leur pro­prié­té, mal­gré le risque que ce­la re­pré­sente pour leur sé­cu­ri­té.

Et leurs be­soins de sou­tien se pour­sui­vront après la baisse de la crue des eaux. La tâche se­ra lourde à leur retour. Cer­taines fa­milles, épui­sées, ont dû dé­cla­rer for­fait et vivent un stress im­mense, d’où l’im­por­tance pour plu­sieurs bé­né­voles de se gar­der des forces pour la suite des choses.

— MY­RIAM DE­LISLE

PHO­TO VI­VA MÉ­DIA

La Croix-Rouge ac­cueille les si­nis­trés et leur offre des pro­duits et des bons d’achat ali­men­taires.

PHO­TO VI­VA MÉ­DIA

Le centre Mul­ti­sports ac­cueille les si­nis­trés de­puis di­manche.

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