Éra­di­quer les moi­sis­sures

L'Etoile - - ACTUALITÉ -

Bois, pa­pier des pan­neaux de gypse, pous­sière… Dans toutes les mai­sons, ces ma­tières or­ga­niques abondent. Mises en con­tact avec de l’eau ou de l’hu­mi­di­té du­rant 48 heures ou plus, elles de­viennent un lieu pro­pice au dé­ve­lop­pe­ment de moi­sis­sures. Et ces der­nières pro­li­fèrent ra­pi­de­ment. Pour en fi­nir avec elles, quelques me­sures s’im­posent.

— En conta­mi­nant

APRÈS-SI­NISTRE l’air de la mai­son, les moi­sis­sures sont né­fastes pour la san­té. Dans le scé­na­rio le plus po­si­tif, les ef­fets sont né­gli­geables. Le plus sou­vent, il s’agit d’épi­sodes ré­pé­ti­tifs de symp­tômes si­mi­laires à ceux du rhume, comme de l’ir­ri­ta­tion des yeux, au nez ou à la gorge, de l’écou­le­ment na­sal ou de la conges­tion des si­nus. Des symp­tômes qui peuvent dé­gé­né­rer jus­qu’au dé­ve­lop­pe­ment d’al­ler­gies et de ma­la­dies plus chro­niques, se­lon le type de moi­sis­sure, la du­rée et le de­gré d’ex­po­si­tion et l’état de san­té de cha­cun des oc­cu­pants. Voi­là pour­quoi il faut ré­agir ra­pi­de­ment lors­qu’on constate la pré­sence de moi­sis­sures chez soi.

RE­PÉ­RER LA MOI­SIS­SURE POUR

MIEUX L’ÉRA­DI­QUER

Plu­sieurs signes ré­vèlent la pré­sence de moi­sis­sures, no­tam­ment :

- Des taches al­lant du vert pâle au noir - Des dé­pôts d’as­pect du­ve­teux ou pou­dreux

- À l’ar­rière d’un ma­té­riau comme le pa­pier peint, un ré­seau de fi­la­ments blancs - Une odeur de terre ou de moi­si

TROU­VER LA SOURCE ET L’ÉLI­MI­NER Vous avez trou­vé de la moi­sis­sure? Re­te­nez que sa pré­sence est di­rec­te­ment liée à celle de l’eau. Pas d’eau, pas de moi­sis­sure! Le pre­mier geste à réa­li­ser consiste donc à s’at­ta­quer à la cause du pro­blème. In­fil­tra­tions par les fon­da­tions ou la toi­ture, bris de plom­be­rie, hu­mi­di­té ex­ces­sive, conden­sa­tion cau­sée par une fuite d’air chaud dans un mur ou par un chauf­fage in­suf­fi­sant… il faut cor­ri­ger le pro­blème à sa source. Par la suite, il faut en­tre­prendre sans dé­lai de net­toyer à fond les sur­faces et les ma­té­riaux tou­chés.

FAIRE ANA­LY­SER L’AIR?

Se­lon la So­cié­té ca­na­dienne d’hy­po­thèques et de lo­ge­ment, com­man­der un test de qua­li­té de l’air ou un test de pous­sière est gé­né­ra­le­ment in­utile. Pour­quoi? Sim­ple­ment parce que le type de moi­sis­sure n’a pas d’in­ci­dence sur la né­ces­si­té de net­toyer les sur­faces tou­chées. Si tou­te­fois la quan­ti­té de moi­sis­sure est im­por­tante ou si le pro­blème ré­ap­pa­raît mal­gré plu­sieurs net­toyages, ou en­core si les pro­blèmes de san­té des oc­cu­pants de la mai­son s’ag­gravent, il est conseillé de faire ap­pel à un spé­cia­liste.

NET­TOYER SOI-MÊME OU CONFIER

LE TRA­VAIL À DES EX­PERTS?

Si la sur­face compte au plus 100 pi2 et si la moi­sis­sure est cau­sée par de l’eau propre, vous pou­vez réa­li­ser le tra­vail vous-même. Dans ce cas, as­su­rez-vous de por­ter un masque an­ti­pous­sière adé­quat, je­table après usage, des verres pro­tec­teurs, des gants de ca­ou­tchouc. En tout temps, les oc­cu­pants de la mai­son doivent res­ter à l’écart de la zone à net­toyer. Si la sur­face tou­chée est de taille moyenne, soit entre 10 et 100 pi2, uti­li­sez du po­ly­éthy­lène de 0,006 po d’épais­seur pour iso­ler la zone du reste de la mai­son. —

PHOTOTHÈQUE

Les symp­tômes as­so­ciés à la moi­sis­sure s’ap­pa­rentent à ceux du rhume.

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